Un communiqué de la CNT

Un communiqué de la CNT tandis que les autres organisations syndicales vont serrer la louche le nouveau locataire du 55 rue du Faubourg Saint-Honoré…

drapeau cntMarche ou crève : alerte immédiate ! L’horizon Macron est très noir. La guerre sociale est rouverte dès l’été.

« Je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons » a promis Macron en campagne. Promesses qu’il veut tenir, et vite. Le voilà élu à l’aube de l’été de tous les dangers, classique période propice aux mauvais coups. Pour ses ambitions antisociales, Macron a affirmé à l’avance son appétit pour les pleins pouvoirs. Il sort le rouleau compresseur, version turbo. Il veut réinstaurer la mesure de plafonnement des indemnités aux prud’hommes (supprimée de la Loi El Khomri devant le tollé des syndicats y compris les plus ramollos type CFDT). Il veut permettre l’envolée des licenciements sans trop de frais pour ces chers patrons.

Licencier « sans cause réelle, ni sérieuse » ne doit pas leur coûter un bras. Le paquet libéral que Macron compte faire passer en force, par ordonnances dès cet été, est rempli d’autres mesures antisociales. Adepte du « puissance 10 », il veut amplifier l’inversion de la hiérarchie des normes déjà lancée par la loi travail. Primauté absolue à l’accord d’entreprise majoritaire, signé par des syndicats représentant au moins 50% des salarié·es. Et si ça ne passait pas par ce biais des pseudos syndicats complaisants partisans du « dialogue social » et du réformisme “pragmatique”, l’employeur aura un autre joker : un référendum interne à la boîte, à son initiative, et qui pourra valider un accord récusé par ces syndicats dit majoritaires. Cela se traduit et se traduira par des pressions hiérarchique sur les représentant.es syndicaux.ales pour les plus combatifs.ves et le pistolets sur la tempe des salarié-es notamment ceux et celles en CDD.

Histoire de contourner officiellement tout contrepoids syndical, en créant des règles fluctuantes d’une entreprise à l’autre. C’est donc la mise à mort de toute convention collective, du droit commun. Les « horaires effectifs » (ou la notion distincte de la durée légale du travail, dans le monde dérégularisé de Macron) seraient, comme les conditions de travail et les salaires, « négociés au plus près du terrain », soit en priorité entreprise par entreprise, ou « à défaut » au niveau de la branche. C’est-à-dire, concrètement, la porte ouverte aux pressions et magouilles individuelles, et donc aux accords pourris, tout bénef pour le patronat, par exemple sur le tarif des heures sup. Mais ce n’est pas assez, jamais assez, pour le banquier-président et le Medef. La délégation unique du personnel fusionnant DP, CE et CHSCT serait automatique dans les entreprises de toutes tailles, sauf celles qui voudraient expressément garder ces instances distinctes.

Tant qu’à faire, il prévoit aussi de cibler les précaires, en lançant la chasse aux chômeur.euses, contraint.es de trimer où on les assignera après deux propositions de boulots dits décents.

Et s’il ou elle manque d’« intensité » à chercher du travail, il ou elle sera prestement privé·e d’indemnités chômdu. La vieille veine punitive. Comme Macron ne se veut pas qu’un père fouettard, petit cadeau aux professions libérales et aux démissionnaires qui bénéficieraient de l’assurance chômage.

Outre un « allègement de charges pérenne pour toutes les entreprises » et une baisse de l’impôt sur les sociétés ramené à 25% tout en maintenant le taux réduit de 15% pour les PME, autre cadeau, aux plus riches, cette fois, la fortune mobilière (actions, obligations…), concentrée chez les plus hauts revenus, échapperait à l’impôt sur la fortune. Le message est clair. Contre la « loi El Khomri puissance 10 » de l’offensive promise par Macron, la riposte doit aussi être décuplée. Pas beaucoup de temps à perdre.

Dès maintenant, l’urgence est de préparer la riposte sociale dans l’unité. De réactiver l’énergie qui a permis une résistance de plusieurs mois contre la loi El Khomri et qui a vu se réenclencher une dynamique de convergence de lutte dans laquelle la CNT entend s’inscrire tout en conservant sa spécificité et ses revendications.

La CNT

24 mai 2017

Vals avec un seul « l »…

Août 1917, les travailleurs espagnols se lancent dans une grève générale… Parmi eux, un jeune ouvrier mécanicien prône l’insurrection ouvrière et le sabotage. La grève générale est réprimée dans un bain de sang. Au sein de l’UGT (Union General de Trabajadores), on a pas vraiment l’esprit révolutionnaire : le jeune mécano est viré alors que les soldats le recherchent… Il vient alors se réfugier en France. Buenaventura Durruti, puisqu’il s’agit de lui, est accueilli par les anars. Il rencontre Sébastien Faure, Louis Lecoin, des membres de la CNT en exil et trouve le temps d’un air de guitare à Vals (avec un sel « l »)-les-Bains dans le sud ardéchois…

Buenaventura Durruti de passage à Vals le 1er septembre 1918. Photo extraite du livre "Durruti dans la révolution espagnole" d'Abel Paz

Buenaventura Durruti de passage à Vals le 1er septembre 1918. Photo extraite du livre « Durruti dans la révolution espagnole » d’Abel Paz

Merci à Fabien pour cette info.

Justice de merde, quand même ! (Des nouvelles d’Aurélien…)

Reçu d’Aurélien la lettre suivante :

La cour d’appel de Nîmes a donc prononcé ma relaxe hier après une audience où le pitoyable dossier des flics s’est joyeusement effondré de lui-même.

Suis-je heureux de ce jugement ? Franchement non. Je suis tout juste soulagé.

Déjà, j’ai une pensée pour mon compagnon jugé en même temps que moi le 30 septembre dernier (pour jet de pétard à mèche sur une policière lors d’une manif à Alès) et qui a pris 3 mois de prison avec sursis à partir d’un dossier policier et judiciaire tout aussi vide et grossier que le mien.

Cette relaxe ne peut pas nous faire oublier la réalité de la « justice » en France.

Justice de classe et d’enfermement.

Justice qui prononce les expulsions de migrants (au Soudan par exemple en ce moment à Marseille).

Justice qui envoie au trou pour des années lors des comparutions immédiates.

Cette cour d’appel de Nîmes est réputée nationalement pour sa sévérité. Elle prononce à longueur d’années de lourdes peines de prison.

Je ne parlerais pas ici de la police qui s’est ridiculisée toute seule en public. Jouissif… L’avocate générale a elle-même demandé la relaxe !

Soulagé donc.

Restent les 24h de garde-à-vue, les 2 procès, les heures passées pour préparer ce cirque… Reste aussi qu’il restera trace de cette procédure dans le fichier STIC que les policiers consultent à tout bout de champ. Je ne sais pas s’il fait bon par les temps qui courent d’avoir été relaxé lors d’un procès pour violences sur AFP (Agent des Forces de Police. note du blog)  où la parole de deux policiers a été désavouée.

Reste aussi la camaraderie. Merci à toutes et tous, au collectif CARAPACE…

Voilà, c’est la fin de cette histoire. Mais ce n’est pas la fin de la lutte.

Aurélien

Ils ont voté… et puis, après ?

Lundi 8 mai 2017 : projection du documentaire La bataille de l’eau noire à 20h00, à la Marquise – Roybon

Vous êtes toutes et tous conviés pour fêter dignement l’arrivée du nouveau président ou nouvelle présidente de la République lundi 08 mai.

Pour ce faire le célèbre café-restaurant gastronomique de la Marquise, dit le Fouquet’s de Roybon, vous invite à une bouffe végane à 19h00.

Puis à 20h00, en guise de programme pour les 5 prochaines années, sera projeté le doc « La bataille de l’Eau Noire ».

Ce doc de Benjamin Hennot (2015-73 min) raconte la résistance victorieuse en 1978, de tout un village en Belgique contre l’implantation d’un barrage sur leur territoire. Cette lutte hyper inventive a utilisé tous les moyens à sa disposition pour mettre finalement KO l’État belge.

Pour en savoir sur le film…

Allez, on va pas se quitter comme ça…

Police, menottes procès. Le retour du mangeur de frites…

Chers tou.te.s,

je viens vous donner des nouvelles du procès que me fait la police.

Le 11 mai, je suis convoqué à Nîmes pour être jugé en appel pour « violence sur agent de la force publique ». L’heure de retourner devant un tribunal a donc de nouveau sonné pour moi. Lire la suite

Les habits neufs du châtelain

Article publié le 9 avril sur le Monde libertaire sur le net

L’est bien biau not’ seigneur du châtiau. Rien qu’à le zieuter, nous donne des frissons. C’est point tous les jours qu’on peut l’voir parader par nos ch’mins alors, quand ça s’passe, faut pas l’rater. A matines, dans la chapelle du domaine, toujours l’premier à s’faire voir le missel à la main mais par nos ch’mins, y a risque de boue et de mauvaises rencontres. Lire la suite

Pas la frite

Article publié le 22 janvier sur le Monde libertaire sur le net

L’interview intégré est précédemment paru sur ce blog le 21 janvier.

Allez vite, sur le pouce, une barquette de frites…
Il s’approche du comptoir, se faufile because la foule, écrase quelques arpions imprudents…
Dehors, ça chauffe, ça pétarade, ça sloganise, ça s’organise.
Des frites bien croustillantes… Pour les poulets, suffit de se servir dehors. Lire la suite