Valence [ Drôme] cinq exilés de Calais, menacés d’expulsion

De notre envoyé spécial à Valence, un texte du Laboratoire anarchiste.

Ça craint pour les exilés de Calais… Ça s’essouffle… Ça pense surtout aux prochaines élections…

Cinq exilés de Calais, menacés d’expulsion

Ils étaient une trentaine  de soutien des réfugiés devant la préfecture  vendredi 20 janvier selon l’article du Dauphiné « libéré ».

On a dit à tous ceux qui ont été » dublinés » qu’ils seraient  » dédublinés  » en acceptant d’être « accueillis » dans les CAO (centres d’accueil et d’orientation). Dans le jargon , les  » dublinés   », sont ceux qui aux termes du règlement Dublin, peuvent être renvoyés dans les pays européen où ils ont laissé leur empreinte numérique avant leur arrivée en France. Ce n’est pas le pays par lequel ils sont entrés en unions européenne , mais celui où ils ont été contrôlés et enregistrés dans le fichier Eurodac (c’est le nom de la base de données qui répertorie les empreintes digitales de tous les demandeurs d’asile et immigrés illégaux. Elle permet de savoir si une personne a déjà demandé l’asile dans un autre pays européen, ou est entrée illégalement dans l’Union européenne.Les flics européens, Europol – office européen de police criminelle – pourront désormais comparer les empreintes digitales liées à des enquêtes en cours avec celles d’Eurodac),le plus souvent contre leur gré, matraqués , profitant de leur passage à l’hosto pour prendre leurs empreintes.

1)Mais  »dédubliner »  quelqu’un repose  sur le pouvoir discrétionnaire  des préfets, qui eux  font des calculs  et ont des quotas.

Dans la Drome  d’après le journal local du 21 janvier deux personnes qui sont  dans le CAO d’Allex et trois personnes   »hébegés » à valence  vont  se voir appliqué la directive Dublin III

2) La solution du CAO d’Allex .. Nous étions très  circonspects , le combat anti front national et celui contre les prises de position « anti accueil » de nombreux élus Les Républicains ont  masqué la réalité des CAO chez de nombreux soutien de réfugiés. Et, effet ces centres sont confiés à des associations très diverses. Dans la Drôme, c’est le Diaconat protestant dont les salarié.e.s  sont pourtant formé.e.s  sur les procédures de demandes d’asile et des problématiques  des réfugiés . Se tromper  dans ce qu’il faut indiquer  dans un récit  de vie  pour l’Ofpra ( office  français de protection  des réfugiés  et apatrides) peut faire échouer la demande. C’est vital pour un réfugié d’avoir le bon conseil pour la formulation de la demande… cinq réfugiés, épaulés par le diaconat, ont vu leur demande refusée…

On a utilisé  volontairement le terme réfugiés et non migrant Le terme migrants  est la terminologie  institutionnels qui décrit  mal  les personnes : leur objectif n’est pas se déplacer , d’errer  mais bien  de trouver refuge quelque part , de se fixer  là où  un asile  les protège….et pour ces deux  éléments, nous ne pouvons pas dénoncer la préfecture  sans le diaconat

La première fois  qu’une loi française  a institué des poursuites  pénales c’était  il y a près de 80 ans : l’article 4  du décret loi Daladier du 2 mai 1938 a inventé le délit d’aide à l’entrée,  à la circulation et au séjour irréguliers d’un étranger  en France , : »Tout individus  qui par aide directe ou indirecte  , aura facilité ou tenté de facilité l’entrée , la circulation  ou le séjour irrégulier d’un étranger  en France sera punie »A l’époque c’était passible  d’une amende  de cent  à mille francs et d’un mois  à un an » Ce décret loi  qui a eu une application immédiate avec l’ouverture  de centres d’internement.

Aucun être humain n’est illégal . il est grand temps  de faire entendre, à la préfecture et au diaconat complice, la voix de la solidarité internationale.

Le laboratoire anarchiste