Terrorisme dont on ne parle pas…

 

Un nouvel incendie criminel sur la ZAD de Roybon ravage Palette Palace

Une nouvelle fois, les incendiaires contre les opposants au Center Parcs ont frappé sur la ZAD de Roybon. Palette Palace une cabane construite collectivement sur deux étages – une des plus confortables de la ZAD – où s’étaient notamment tenues plusieurs réunions de coordination, a totalement disparu sous les flammes vendredi 7 octobre 2017 en pleine journée.

Avant…

Après…

Le même jour, ces incendiaires ou leurs amis ont également abattu quatre arbres dans le but de les faire tomber sur une autre cabane/ barricade, au Nord de la ZAD afin de la détruire, mais n’y sont pas parvenus.
Les occupantes et occupants sont inquiets et ont besoin de soutien : « Ces actes arrivent en pleine journée, et visent clairement à nous intimider et à détruire nos habitats.
Sabotages, pressions policières, rumeurs d’expulsion… La tension monte.
On vous invite à passer quand vous voulez, à venir aux événements et aux prochains chantiers.
Restez vigilant.es sur les infos…

France3 Alpes 10/10/2017

En lieu et place de la cabane, un tas de cendres.

Début octobre, en plein après-midi, la cabane baptisée « Palette Palace » par les zadistes a brûlé dans un incendie.

Le même jour, selon les zadistes, quatre arbres ont été en partie coupés, de manière à tomber sur « Saboté », un autre lieu de vie des opposants au projet de Center parcs. Mais la cabane a pu être préservée si l’on en croit les altermondialistes.

Il semble que la tension monte sur la ZAD (zone à défendre) de Roybon.

Car l’incendie pourrait être un incendie volontaire provoqué par des défenseurs du projet Center Parcs au cœur de la forêt des Chambarans.

C’est en tout cas ce que l’on peut lire dans communiqué expédié par un mystérieux « marine2022 ».

Ces défenseurs du projet revendiquent plusieurs actions : l’incendie d’une partie de la maison forestière de la marquise en novembre 2015, celui de 16 ha de forêt fin mars 2016 et enfin celui de la cabane « Palette Palace » dans l’après-midi du vendredi 7 octobre précisent-ils.

Dans ce communiqué, particulièrement virulent, ils n’hésitent pas à proférer des menaces :

« On n’hésitera pas à recommencer, et s’il faut faire des victimes, c’est dommage mais on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs (…) Dehors les gauchistes écolos !

Un Fake ?

Cette revendication est fausse selon Serge Perraud, le maire de Roybon, et Matthieu Chamussy, secrétaire général de la mairie, qui ont du mal à prendre le communiqué au sérieux. Selon le maire, cela pourrait être un incendie accidentel déclenché lors d’une fête en soirée.

L’une de nos équipes a tenté d’y voir plus clair. Sans succès.

Les « zadistes » ont lâché leurs chiens (dont un Rottweiler) sur les journalistes de France 3 en les menaçant de leur « casser la gueule » s’ils faisaient une image.

Un projet qui déchaîne les passions

Le projet de village de vacances, porté par Pierre & Vacances, prévoit la construction au coeur de la forêt des Chambaran de 1.000 cottages, commerces et restaurants ainsi que d’une bulle avec piscine et jacuzzi, à 29 °C. L’entreprise prévoit la création de 468 emplois équivalent temps plein.

La guerre entre les « pro » qui voient un intérêt économique et les « anti » qui crient au scandale écologique dure depuis plus de trois ans.

La justice administrative a mis un coup d’arrêt aux travaux entamés en 2014. La dernière décision de cette bataille judiciaire entre pro et anti date de décembre 2016 : la cour administrative d’appel de Lyon a alors confirmé l’illégalité d’un arrêté préfectoral, au titre de la loi sur l’eau.

Réponse de la Zad des Chambarans à l’article de France3 Alpes (ci-dessus) 11/10/2017

Comme on vous en informait dans un précédent communiqué, la cabane « Palette Palace » a été incendiée vendredi après-midi. L’alerte a été lancée à 17h, une heure plus tard les pompiers étaient sur place. Serge Perraud, maire de Roybon, ne sait donc vraiment plus quoi inventer quand il déclare à France 3 que « cela pourrait être un incendie accidentel déclenché lors d’une fête en soirée ». D’une, l’incendie s’est déclenché en plein après-midi, de deux, il n’y avait personne dans la cabane, aucun poêle ou même bougie allumé, et enfin, un autre sabotage a eu lieu le même après-midi, de l’autre côté de la zone, à « Saboté », où des arbres ont été tronçonnés pour tomber sur une autre cabane.
Il s’agit donc clairement d’un sabotage, et d’ailleurs, ce n’est pas le premier. Plusieurs incendies ont déjà été déclenchés depuis que nous occupons la forêt, par exemple celui d’une partie de la maison forestière en novembre 2015, et celui de 16 hectares de forêt en mars 2016, incendies revendiqués par un mystérieux « marine2022 » (cf article de France 3). Mais ce ne sont pas les seuls incendies que nous ayons subis. Par exemple, la cabane « Saboté » porte bien son nom, ayant été incendiée et sabotée plusieurs fois. « Tropik », une autre cabane qui borde la route, a elle aussi déjà été la cible de cocktails Molotov.
Nous ne croyons pas à l’existence de ce « marine2022 ». Et d’ailleurs peu nous importe, car les sabotages qu’ils ont revendiqués sont noyés dans la masse des actes de violence que nous avons subis.
Nous ne demandons pas pourquoi les auteurs de ces violences n’ont jamais été inquiétés, tellement cela nous semble évident. Qu’on pense aux personnes violentées par des pro Center Parcs au début de l’occupation, aux plaintes déposées, notamment contre l’incendie de la maison forestière dont l’origine a clairement été identifiée comme criminelle par les forces de l’ordre, à tous ces incendies et sabotages variés. Les élus, bien loin d’appeler au calme, ont laissé faire, voire même souvent, incité à la haine.
Il n’est donc pas étonnant que M. Perraud ne veuille pas voir la vérité en face et démente la revendication de « marine2022 », quand on sait qu’il gère les admissions dans le groupe Facebook des pro Center Parcs, groupe dont les discussions sont souvent dignes d’une cour de récré : à un tel niveau de compromission obstinée et peu maligne dans un projet toujours déclaré illégal, on lui dirait que ce sont les lutins qui incendient nos cabanes qu’il n’y verrait que du feu !
D’ailleurs, vous ne trouvez pas ça fort, que certains pro Center Parcs soient prêts à faire cramer la forêt pour nous virer, alors que si elle brûlait, Pierre & Vacances n’aurait plus grand intérêt à y construire son Center Parcs ? Il s’agit plutôt de haine contre nous, de haine identitaire, que de défense de ce projet économique…
Un dernier mot, concernant les journalistes cette fois-ci : partout où ils vont tourner des images, ils demandent avant ; pourquoi pas quand ils viennent nous voir nous ? Nous sommes pourtant joignables via le numéro de téléphone qui est indiqué sur notre site internet. Quant au fait qu’on aie « lâché [nos] chiens » sur les journalistes de France 3 mercredi, nous tenons à rappeler que nos chiens sont toujours en liberté. Et enfin, pour celles et ceux qui penseraient que nous refusons systématiquement d’accueillir les journalistes, qu’illes aillent voir les différents reportages réalisés par France 2, par exemple.
Pour finir : n’hésitez pas à aller faire un tour sur la page des besoins de la ZAD, actualisée après l’incendie. Une fois que le matos nécessaire sera rassemblé, nous lancerons un appel à chantier.

Merci à tout.es et à bientôt dans les bois !

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