Archives par étiquette : répression

Sortons nos potes de la Bastille

Suite à la mobilisation antifasciste de ce week-end au Col de l’Échelle – Briançon (en réponse à la milice constituée sur la frontière par Génération Identitaire), 6 arrestations ont eu lieu.  3 personnes  été libérées ont  Les 3 autres personnes sont passées en comparution immédiate mardi pour aide à l’entrée irrégulière en bande organisée !

Un pas a été franchi : et dans le chef d’inculpation, et parce que 3 personnes qui avaient demandé le report de leur audience ont été placées en détention !

En taule pour une manifestation !

Depuis mardi, une copine italienne est au quartier des femmes aux Baumettes (Marseille), dans l’attente de son procès le 31 mai. Deux copains suisses ont d’abord été détenus à Gap, avant d’être transférés eux aussi aux Baumettes  ! Le Parquet a pris prétexte des rassemblements de soutien organisés (y compris par des collectifs citoyens) pour justifier ce transfert (raisons officielles de sécurité), espérant casser et diviser la solidarité qui s’organise de part et d’autre de la frontière.

Le Manba (collectif soutien migrant-e-s 13) prend part active au soutien anti-répression pour ne pas laisser ces personnes, sans casier judiciaire, sans expérience carcérale et parfois sans expérience militante tout court, isolées dans l’enfer des Baumettes (une des pires prisons d’Europe).

Pour toute demande d’information, n’hésitez pas à le contacter. Y compris si vous souhaitez leur adresser des courriers de soutien, vous pouvez les retourner sur le mail collectif du Manba : collectifsoutienmigrantes13@riseup.net

Face à cette attaque sans précédent, à un moment qui n’est certainement pas choisi par hasard dans le calendrier de Macron, Collomb, leurs fafs et leurs flics, notre réponse doit être forte Car les pièges répressifs tendus par l’État sont nombreux.

__________________________________________________________________________________

Un texte reçu :

TROIS POTES EN PRISON

Cela fait des mois que des personnes s’organisent depuis la vallée de la haute Durance jusqu’en Italie en solidarité avec les migrant-es et contre les frontières.

Dimanche, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière à Briançon. Elle aura pour but de permettre le passage de la frontière a une trentaine d’exilé-es. Elle fait aussi réaction au renforcement croissant du dispositif policier et militaire, et à la présence, le même weekend, du groupe fasciste « Génération identitaire » sur le territoire.

Cette manifestation s’est déroulée sans encombre jusqu’au refuge solidaire. En fin d’après-midi, 6 personnes ont été interpelées de manière arbitraire et placées en garde à vue, un camarade s’est fait violement tabassé et des personnes gazées. Le motif de la garde à vue : « aide à l’entrée d’étranger-es en situation irrégulière », avec comme circonstance aggravante, le délit en bande organisée.

Trois d’entre eux-elles ont été relâché-es, et les 3 autres se sont vus prolongé-es leur garde à vue. Ce mardi, ils-elles comparaissaient en comparution immédiate à Gap (l’info est venue de l’avocat commis d’office, il semble que tout ait été fait pour que personne ne soit au courant). Ils-elles ont refusé la comparution immédiate et demandé le report de l’audience, fixée finalement au 31 mai. D’ici l’audience, le tribunal a décidé de les placer en détention préventive.

Nous étions une trentaine à assister à l’audience sous haute surveillance : 8 camions de crs devant le tribunal, PSIG et police dans la salle. L’entrée au tribunal était conditionnée à la présentation et la photocopie d’une pièce d’identité.

Dans la mesure où la comparution immédiate a été refusée, le tribunal devait statuer sur le devenir des 3 personnes en attendant l’audience.

Le procureur basait son réquisitoire sur le contexte politique local. Il a en effet tenté de faire porter aux prévenu-es tous les événements du week-end (citant le texte du carnaval sauvage contre les frontières, un communiqué de tous migrants, et bien sûr la marche de dimanche). Le carnaval de gap n’a rien à voir avec la marche de dimanche, et si l’objectif est de juger les participant-es à ces événements, alors pourquoi ne sommes-nous pas 600 en prison ???? Il a ensuite fait part de sa crainte d’une réitération des actes tant que les personnes ne sont pas jugées. Il serait préférable d’incarcérer les potes plutôt que de leur laisser la possibilité de commettre de nouveaux délits … de solidarité.  N’étant pas sûr de lui, le proc requiert la détention préventive mais ouvre la porte à un simple contrôle judicaire pour s’assurer que les prévenu-es ne se volatilisent pas.

Face à ce réquisitoire hasardeux, les avocat-es fournissent divers documents : promesse d’embauche pour l’un, attestations d’inscription en fac pour les autres, contrats de location et même attestations d’hébergement en France en attendant l’audience. Ce qui constitue des garanties de représentations suffisantes. Les avocat-es mentionnent ne jamais avoir eu des dossiers aussi complets pour une comparution immédiate.

Avant la délibération, une sorte de sérénité était palpable dans la salle. Mais quelques minutes plus tard le délibéré est rendu : mandat de dépôt et détention préventive. A gap pour les copains (le proc aura même l’indécence de signaler au juge que la prison est déjà pleine à craquer) et à Marseille pour la copine. Nous sommes sous le choc.

Désormais les choses sont claires, tu peux faire de la prison pour avoir participé à une manifestation ayant permis à une trentaine de personnes de traverser la frontière.

Un cap est clairement franchi en matière répressive est c’est insupportable. Encore plus insupportable lorsque l’on entend le proc parler des individus de génération identitaire comme pacifistes. Rappelons qu’ils avaient affrété un bateau l’an passé pour empêcher l’assistance des secouristes en Méditerranée, et que là ils s’improvisent police aux frontières avec de gros moyens, qu’ils ont saccagé une partie de la montagne, qu’ils incitent la mise en danger de personnes, et que l’état choisit de ne pas les poursuivre…

Nous constatons sans surprises que police, justice et état veulent prendre ces 3 personnes pour exemple et stopper la solidarité. Nous ne sommes pas dupes. Ne répondons pas aux tentatives d’intimidation et de division du pouvoir. Soyons tous délinquants solidaires ! Nous appelons à des rassemblements massifs. Plus que jamais nous avons besoin de soutiens physiques !

Face à une décision si politique, la réponse doit être massive, politique et médiatique.
Nos camarades sont en prisons. Pour certain-es, venu-es pour la première fois dans le briançonnais et sans savoir exactement dans quoi ils-elles mettaient les pieds. Ils-elles risquent des mois et des mois de prison encore, suite au jugement. D’autres arrestations, incarcérations, sont à prévoir ! Faisons pression sur le gouvernement pour qu’il comprenne qu’on ne laisse rien passer !

Nous exigeons la libération immédiate de nos camarades prisonnier-es!

Nous n’oublions pas non plus le passage à tabac dimanche dernier d’un de nos camarades par les flics.

Plus que jamais continuons la lutte collective en acte !

Ni oubli ni pardon

___________________________________________________________________________

à propos du passage à tabac :

Ci dessous le détail des faits qui se sont produits dimanche soir à briançon

2 policiers blessés ? Une farce …

Un dimanche 22 avril ,19 h30 , à Briançon

Nous étions cinq personnes attablées à la terrasse de l’Hôtel de la Gare à Briançon. Nous avions quitté le refuge solidaire ou venait de se terminer la marche de Clavière à Briançon avec des exilés coincés là haut depuis 4 jours .

Nous sirotions tranquillement un verre lorsque deux véhicules banalisés se sont garés à proximité .Entre 5 et 6 policiers , certains en civil , sont descendus et se sont dirigés vers nous d’un pas déterminé

Ils sont montés sur la terrasse par les deux escaliers y donnant accès , nous encerclant .

Nous étions assis .Le plus gradé d’entre eux nous a stipulé un contrôle d’identité.Surpris , nous avons demandé quel en était le motif .Il a répété que nous devions lui présenter nos papiers .

Nous avons obtempérer , sauf deux d’entre nous qui ne les avaient pas sur eux mais dans leur voiture garées tout près .Les policiers ont ensuite pris des photos des papiers d’identité et ont demandé à l’un d’entre nous de les suivre .Ce dernier leur a demandé pour quelle raison puisqu’il venait de contrôler son identité

Un des policiers , qui commençait à rougir lui a répondu « on va pas te le répéter deux fois »

Notre ami a donc sorti son téléphone pour prévenir son avocat qui suit les mouvements de solidarité avec les exilés et … c’est à ce moment là que les policiers lui sont tombé dessus , arrachant son téléphone, le projetant au sol , lui sautant dessus

Face contre terre , coups de matraque , clef de bras , coup de genoux , pouces enfoncés dans les yeux, étranglement …pendant plusieurs minutes une violence extrême s’est abattue sur notre compagnon

il hurlait de douleur , nous étions abasourdis

une telle violence pour un simple contrôle d’identité …

Un policier resté en retrait leur a même demandé d’y aller moins fort

Notre ami fut ensuite traîné par les pieds dans les escaliers toujours face contre terre et jeté sur le goudron deux mètres plus loin

Alerté par les cris , des gens autour sont arrivés en courant et ont récupéré notre compagnon en train de se faire lyncher

Les policiers ont gazé tout le monde , y compris notre ami gisant au sol .

Il fut finalement porté à bout de bras , le visage tuméfié , en sang, la mâchoire gonflée , respirant difficilement et aveuglé par les gaz lacrymogènes

Souffrant de multiples contusions , d’un énorme hématome à la mâchoire , d’une entorse aux cervicales, et de douleur au niveau de la trachée , il est parti aux urgences

10 jours d’ITT

Vous avez la monnaie monsieur l’agent ?

Les deux textes précédents et bien d’autres sur  https://valleesenlutte.noblogs.org/

expulsion en cours /communiqué à chaud de la Fédération anarchiste

 

Notre-Dame-Des-Landes,

face à la vengeance étatique, solidarité, action !

 Le gouvernement l’avait promis lors de son annonce d’abandon du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en janvier dernier, sa vengeance viendra en avril avec l’expulsion de la ZAD.

C’est donc cette nuit à 3h du matin que l’opération a été lancée avec 2500 gendarmes accompagnés de blindés, l’objectif étant d’expulser environ 100 personnes et la destruction d’une quarantaine de bâtisses dites « illégales ». Des barricades enflammées ont été érigées sur la « route des chicanes » où se concentre la résistance des Zadistes face aux forces du désordre.

Nous dénonçons cette énième tentative d’expulsion par la violence et nous nous joignons à l’appel des occupant-e-s de la ZAD :

       les rejoindre dès que possible pour mener la résistance

       participer aux rassemblements ce soir à 18h dans tout l’hexagone organisés par les comités de soutien (environ 80 villes pour l’instant)

       participer à la manifestation de samedi à Nantes

Face aux expulsions, aux violences policières et à un Etat qui veut sa vengeance, contre leur monde, la solidarité est notre arme, soutien à tous les occupant-e-s de la ZAD !!!

09/04/2018

Fédération Anarchiste

 

Agir en solidarité avec les anarchistes Russes

Ces derniers mois, les services secrets russes ont arrêté plusieurs anarchistes et antifascistes dans les villes de Penza et de Saint-Pétersbourg. Ils ont été accusés de conspiration et de participation à une « organisation terroriste ». Les détenus ont été torturés avec des câbles électriques et brutalement battus pendant de nombreuses heures sans crainte de les blesser gravement ou de laisser des traces visibles de coups. Les officiers ont humilié nos camarades arrêtés. Ils ont essayé de les forcer à témoigner contre eux-mêmes et les uns contre les autres. Ces actions, dignes de la Gestapo, menés par les services secrets russes (FSB) ne peuvent que provoquer des protestations vigoureuses de toute personne solidaire. Continuer la lecture

Aux côtés des occupant-e-s de Bure / un texte reçu

Transmis par notre compagnon de Valence :

Aux côtés des occupant-e-s de Bure

Le petit Bonaparte invente une « ZAD » pour tenter de justifier une intervention militaire Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs).

Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la « politique à l’ancienne » qu’il met en œuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.

En effet la lutte contre l’enfouissement des déchets date des années 1980 -90. Ici et là, la défense du territoire a commencé et elle n’a pas cessé de se renouveler, rythmée par l’actualité du projet. Depuis 2015, le campement VMC de Bure et de nombreux recours juridiques ont permis de bloquer les travaux préparatoires, en libérant et en occupant le Bois Lejuc, une zone stratégique pressentie pour y creuser les galeries de Cigéo, et les puits d’accès et de relargage d’hydrogène radioactif. Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse), le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existait pas.

En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des jeunes et des  moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région, saturés par le projet Cigéo et plus…..Non seulement ce dernier oblitère  l’avenir pour ceux qui voudrait inventer une autogestion. Où venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?

Mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’ANDRA (Agence nationale des déchets radioactifs).

Après d’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions du président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire.

L’infamie gagne du terrain. Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot, la mythique indépendance énergétique n’en finit plus de se révéler au monde et de plomber la France.

Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer l’Etat nucléaire afin de décontaminer l’hexagone et ses institutions et de laisser place à un avenir débarrassé de ces centrales nucléaires.

C’est-à-dire vers un monde où la liberté ne serait pas qu’un aménagement agréable de la survie – les deux pieds irradiés dans la merde. Une perspective qui impose naturellement de ne pas s’en prendre uniquement au nucléaire, mais de le relier à ce qui lui permet d’exister, la domination capitaliste comme la domestication étatique. La pratique du sabotage par des groupes d’affinité, infligeant de gros dégâts matériels aux entreprises qui s’enrichissent dans la transition énergétique, et enfin l’autodéfense contre les violences et les intimidations mafieuses de la police et de l’industrie nucléaire

                         Un irradié non consentant

Valence le 23//02/2018

Solidarité avec Fabien de l’Organisation Anarchiste / Communiqué de la Fédération anarchiste

La fédération Anarchiste apporte tout son soutien à Fabien G. militant anarchiste au groupe « Nosotros » de l’Organisation Anarchiste qui a refusé de donner son ADN et se retrouve devant le Tribunal d’Instance.
Le 16 novembre 2017, il avait été arrêté lors d’une table d’information sur le compteur Linky puis placé en garde-à-vue au commissariat de St-Gaudens durant 7 heures dans l’unique but de ficher son ADN.

Nous appelons à aller le soutenir lors de sa comparution devant le Tribunal d’Instance de Saint-Gaudens (en Haute-Garonne), le 1er mars 2018,à partir de 14h. Nous ré-affirmons notre opposition à ces méthodes de fichage liberticide quelles qu’elles soient, notamment le fichage ADN et demandons la relaxe pour Fabien G.

Pour le soutenir financièrement une caisse de solidarité afin de répondre aux dépenses afférentes à cette affaire a été mise en place :
Cercle d’Etudes Sociales au CCM Perpignan-Castillet 10278 0896200022006141 48

La fédération Anarchiste

18/02/2018

Attaque à mains armées à Bure : Communiqué de la Fédération anarchiste

https://www.federation-anarchiste.org/

ifa@federation-anarchiste.org

 

Bure : État nucléarisé – État policier

Ce matin à 6h15, le gouvernement a lancé l’évacuation, à l’aide de son bras armé de 500 gendarmes mobiles, du Bois Lejus et de la Maison de la résistance près de Bure abritant les militant-e-s contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires.

Lors de l’abandon du projet Notre-Dame-Des-Landes, le gouvernement avait promis de se « venger » en évacuant toutes les soi-disantes ZAD de France (mais en fait tous les lieux de résistance qui combattent pour un autre monde), Bure en est la première victime. Cette violence d’État se situe dans une logique d’agressivité permanente : surveillance, contrôles, procès…

S’attendant à cette intervention, les opposant-e-s avaient récemment annoncé : « S’ils nous expulsent, nous reviendrons, plus nombreux. Nous n’avons jamais été aussi forts ». Les 3 et 4 mars prochains un « week-end de renforcement de l’occupation » était déjà prévu. Nous soutenons ces résistances qui ont un enjeu essentiel pour toutes et tous : stopper toute la filière nucléaire, industrie annoncée « propre, gérable et peu coûteuse », aujourd’hui au bord du gouffre.

Nous, Fédération Anarchiste, appelons toutes les bonnes volontés à converger sur Bure dès que possible, à créer/rejoindre des comités de soutien et à participer aux rassemblements prévus ce soir à 18h devant les préfectures pour dénoncer cette expulsion, la répression, mais aussi la connivence entre État et industrie nucléaire toute puissante.

La Fédération Anarchiste

22/02/2018

Tirons l’anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne ! Communiqué de la Fédération anarchiste

Tirons l’anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne !

En Iran, pendant une dizaine de jours à partir du jeudi 28 décembre, la « révolte des va-nu-pieds » s’est diffusée, sans leader ni mots d’ordre, dans 142 villes de l’ensemble des 31 provinces.

Parmi les participants, beaucoup de jeunes, de femmes, de personnes pauvres, protestant contre leur misère économique, mais aussi contre l’emprise étouffante de la théocrature régnante.

Alors que le précédent mouvement de 2009 plaçait ses espoirs dans l’élection d’un président « réformateur », cette fois les slogans s’attaquaient à toutes les factions qui se partagent le pouvoir : « À bas la dictature ! ». Ainsi voitures de police, bâtiments publics, centres religieux, sièges des Bassidjis (milices islamiques) ont été attaqués et parfois incendiés.

Les réformateurs du président Hassan Rohani et les ultra-conservateurs du « Guide suprême » Ali Khamenei, ont défendu la survie de ce régime corrompu par une violente répression contre les « fauteurs de troubles en guerre contre Dieu », faisant officiellement 21 morts et un millier d’arrestations, certainement beaucoup plus.

Des groupes anarchistes étaient présents dans ces événements, notamment le « Cercle Libre de Téhéran ». Mais le journaliste anarchiste Soheil Arabi, s’il a pu envoyer un texte pour soutenir les révolté-e-s et les encourager à renverser le régime, n’y a pas participé directement puisqu’il est derrière les barreaux de la prison d’Evin depuis novembre 2013. Il a été accusé de « propagande contre l’État », « apostasie », « blasphème contre le Prophète et insulte à la sainteté », pour avoir publié des photos du soulèvement de 2009, caricaturé Khamenei, et posté des articles sur internet.

Condamné à mort par la Cour criminelle de Téhéran, sa peine à été commuée en sept ans et demi d’incarcération. Le 23 septembre 2017, il a entamé une grève de la faim : « Ici, énoncer la vérité est interdit mais je suis un anarchiste et, pour moi, il est interdit d’interdire. Ne me demandez pas de garder le silence alors que le silence est la plus grande des trahisons. Je veux être la voix de tous les libres penseurs enfermés : Mahmoud Behshti-Langeroudi, Ali Shariati, Youssof Emadi, Arasch Manouchehr, Mohamad-Ali Sadeghi, Sowada Aghasar et les autres amis enchaînés au bloc 7. »

Le 24 janvier, Soheil a entamé une seconde grève de la faim en solidarité avec deux prisonnières politiques Aténa Daémi et Golrokh Ebrahimi. Ses geôliers l’ont transporté à la prison du Grand-Téhéran. Dès son arrivée, il a reçu des coups de bottes et matraques sur le dos, le visage et les pieds : «  Ici ce n’est pas Evin. C’est le bout du monde, l’enfer. Ta grève de la faim ne sert à rien et personne ne t’entendra ».

La Fédération anarchiste l’a entendu et utilisera ses moyens, tels Le Monde Libertaire et Radio Libertaire, pour que Soheil Arabi et plus largement les prisonniers en Iran, soient soutenus et libérés.

La Fédération Anarchiste

1er février 2018

l’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD Communiqué de la Fédération anarchiste

L’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD

Le gouvernement abandonne le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, ce qui est une grande victoire. Il n’en reste pas moins que le recours à la force publique est bel et bien toujours d’actualité, le premier ministre, Édouard Philippe, ayant donné comme ultimatum jusqu’au 30 mars aux occupants « illégaux » pour quitter les lieux. Donc ne tombons pas dans l’euphorie générale en applaudissant des deux mains cette décision et ré-affirmons notre soutien aux occupant-e-s de la ZAD et leurs revendications :

-La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la ZAD par le mouvement dans toute sa diversité – paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

La Fédération Anarchiste

17 janvier 2018

ZAD warum ! 17 janvier 2018

Les bétonneurs ne planteront pas leur aéroport au milieu des bocages. La lutte a fini par marquer un point. L’État a dû renoncer mais gare… l’État est rancunier. Car l’État ne doit sa survie qu’à la crainte qu’il inspire aux individus. Gare aux expulsé.e.s pour l’exemple.

Pourquoi il va falloir prendre son bâton pour faire barrage aux expulsions ? Tout simplement pour montrer que cette résistance au projet des bétonneurs n’est pas un simple cri « Pas chez nous ». Si ZAD il doit y avoir, elle doit être partout. Libre circulation des individus. Libre installation sur des terres qui ne demandent qu’à vivre pour un projet à multitude de visages humains,

la planète court à sa perte à cause de l ‘économie capitaliste, Faisons l’économie du capitalisme.