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En vérité, je vous le mentis

L’équinoxe de printemps nous sort de l’hiver. Oui, est alors ?

Il y a environ 2800 ans, du côté de Rome apparaissait un calendrier lunaire qui débutait au printemps justement. C’était le moment où les cohortes romaines sortaient de leur hibernation et songeaient à aller gaiement découper du barbare. L’année commençait donc au mois dédié au dieu romain de la guerre, Mars. « Le soleil a rendez-vous avec la lune, mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend », il fallait ajouter des jours à ce calendrier lunaire pour égaler l’année solaire. Bref un calendrier pas franchement au point. Pendant ce temps, les Egyptiens passaient du même type de calendrier à un nouveau, solaire, de 365 jours, 12 mois, avec comme repères les deux équinoxes et les deux solstices.

Jules César avait un penchant certain pour l’Egypte. En 46 avant l’autre JC, il alla donc se faire conseiller par un astronome, Sosigène d’Alexandrie, ce qui déboucha sur la création du calendrier julien : 365 jours, 12 mois et une année bissextile tous les 4 ans. On connait…

L’adoption du calendrier julien à la place du calendrier romain républicain vit également le début de l’année fixé au 1er janvier (date d’élection des Consuls de Rome).

En vérité, je vous le dis, on arrive tout doucement à la grande magouille…

Revenons au printemps et parlons du coucou… Le coucou gris (Cuculus canorus) est un charmant volatile dont le sport favori est le parasitisme de couvée. Il s’agit pour la femelle coucou d’aller pondre dans le nid d’un autre passereau, de gober en passant un des œufs du nid – histoire que personne ne se rende compte de la supercherie – et de se sauver à l’autre bout du monde en laissant ainsi sa progéniture se débrouiller toute seule.

On n’est pas loin de cet autre volatile venu – selon la mythologie chrétienne – annoncer à une jeune juive qu’un triangle avec un œil dedans l’avait choisie comme mère porteuse…

Une fois né, JC (notre Jeune Coucou) se dépêche de faire le ménage en virant tous les autres œufs car il est dit qu’il doit être unique pour pouvoir becter à l’aise.

Revenons aux chrétiens… En se convertissant, l’empereur romain Constantin accepte de ne plus être considéré comme un dieu (privilège des empereurs romains) et renonce aux persécutions contre ses nouveaux coreligionnaires. En 313, est promulgué l’édit de Milan qui accorde à chacun le droit « d’adorer à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel ». Est accordée également la liberté de culte à toutes les religions. Avec, bien sûr, une légère préférence pour le christianisme, religion de l’empereur…

Manque de chance, à la même époque, à Rome, un autre dieu avait le vent en poupe. Mithra – divinité indo-iranienne – avait de très nombreux adeptes, principalement auprès des soldats romains. L’empereur Aurélien, en 274 avait officialisé cette religion. Et puis comme un empereur, ça ose tout, il alla jusqu’à fixer un jour pour faire la fête en l’honneur de ce dieu, le 25 décembre qui est, selon le calendrier julien, le jour du solstice d’hiver…

Nous voilà donc avec Constantin le converti, l’édit de Milan et ce foutu Mithra qui venait marcher sur les platebandes chrétiennes.

Le Jeune Coucou n’aime pas la concurrence et expulse tout ce qui peut le gêner…

« Un clou chasse l’autre », les curetons-chefs choisissent à leur tour le 25 décembre pour instaurer une toute nouvelle fête : celle de la naissance du môme né par mère porteuse en Judée, selon la mythologie chrétienne. Avec l’appui de l’empereur chrétien Constantin, les latins chrétiens purent virer Mithra du calendrier… Fin de l’acte un.

Coucou, les revoilà ! Le choix du 25 décembre présente un autre intérêt. Celui d’être situé 7 jours avant le 1er janvier, début de l’année julienne (élection des consuls à Rome).

Pourquoi s’intéresser à ces 7 jours ? Tout simplement parce que 7 jours après leur naissance, les petits garçons juifs devaient subir leur circoncision. En Judée, le môme né d’une mère porteuse, selon la mythologie chrétienne, un 25 décembre, devait donc être circoncis le 1er janvier suivant.

Force du symbole, le 1er janvier, jour où – selon la mythologie chrétienne – il fut appelé Jésus, devint le premier jour de l’ère chrétienne. Avant, tout le temps passé depuis le big bang n’avait qu’une valeur négative. Le môme juif né d’une mère porteuse – selon la mythologie chrétienne, je sais, je me répète – est donc né 7 jours avant JC, soit 7 jours avant l’ère chrétienne…

Naturellement, L’Église met la main sur le premier janvier qui devient la fête « de la Circoncision et du Saint-Prépuce de Notre Seigneur » ceci en 352 sous l’autorité du pape Libère. Drôle de nom pour un pape… Fin de l’acte deux.

Le souci pour de nombreux chrétiens antisémites était le rappel – avec cette référence à la circoncision – de l’origine du fruit de la fécondation « in vitraux » d’une femme juive.

Arrive Paul VI et Vatican II, la déclaration Nostra Aetate sur les relations de l’Eglise Catholique avec les religions non chrétiennes. Après des siècles d’antijudaïsme présent jusque dans le bourrage de crâne des mômes condamnés au catéchisme ou dans le sermon des ensoutanés ; la déclaration récuse toute responsabilité du peuple juif en tant que tel dans la mort du Christ et condamne les persécutions antisémites.

5 ans après ce texte d’ouverture, c’est en 1970 que l’Eglise Catholique – toujours avec Paul VI – débaptise le premier janvier.  La fête « de la Circoncision et du Saint-Prépuce de Notre Seigneur » qui est une reconnaissance de l’origine juive du christianisme devient la fête de  » sainte Marie mère de Dieu ». Les cathos n’ont plus rien contre le peuple juif mais faut pas exagérer…

2000 ans de falsifications, d’escamotages, d’illusions, de manipulations mentales, de messes basses pour que la secte devienne cette multinationale du coaching sociétal. 2000 ans de complots, d’alliances avec les tyrans, de tractations, de procès, de massacres, de menaces pour asservir les individus et les consciences.

Bien sûr que la terre est plate

Et nous dans tout ça ? Eh bien, continuons inlassablement à lutter contre toutes les religions. Expliquons inlassablement que ces structures hiérarchisées n’ont qu’un but, le pouvoir terrestre par l’asservissement et la tromperie.

« Si tu me trompes une fois, la honte sur toi. Si tu me trompes une deuxième fois, la honte sur moi. »

Tirons l’anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne ! Communiqué de la Fédération anarchiste

Tirons l’anarchiste Soheil Arabi des pattes de la théocrature iranienne !

En Iran, pendant une dizaine de jours à partir du jeudi 28 décembre, la « révolte des va-nu-pieds » s’est diffusée, sans leader ni mots d’ordre, dans 142 villes de l’ensemble des 31 provinces.

Parmi les participants, beaucoup de jeunes, de femmes, de personnes pauvres, protestant contre leur misère économique, mais aussi contre l’emprise étouffante de la théocrature régnante.

Alors que le précédent mouvement de 2009 plaçait ses espoirs dans l’élection d’un président « réformateur », cette fois les slogans s’attaquaient à toutes les factions qui se partagent le pouvoir : « À bas la dictature ! ». Ainsi voitures de police, bâtiments publics, centres religieux, sièges des Bassidjis (milices islamiques) ont été attaqués et parfois incendiés.

Les réformateurs du président Hassan Rohani et les ultra-conservateurs du « Guide suprême » Ali Khamenei, ont défendu la survie de ce régime corrompu par une violente répression contre les « fauteurs de troubles en guerre contre Dieu », faisant officiellement 21 morts et un millier d’arrestations, certainement beaucoup plus.

Des groupes anarchistes étaient présents dans ces événements, notamment le « Cercle Libre de Téhéran ». Mais le journaliste anarchiste Soheil Arabi, s’il a pu envoyer un texte pour soutenir les révolté-e-s et les encourager à renverser le régime, n’y a pas participé directement puisqu’il est derrière les barreaux de la prison d’Evin depuis novembre 2013. Il a été accusé de « propagande contre l’État », « apostasie », « blasphème contre le Prophète et insulte à la sainteté », pour avoir publié des photos du soulèvement de 2009, caricaturé Khamenei, et posté des articles sur internet.

Condamné à mort par la Cour criminelle de Téhéran, sa peine à été commuée en sept ans et demi d’incarcération. Le 23 septembre 2017, il a entamé une grève de la faim : « Ici, énoncer la vérité est interdit mais je suis un anarchiste et, pour moi, il est interdit d’interdire. Ne me demandez pas de garder le silence alors que le silence est la plus grande des trahisons. Je veux être la voix de tous les libres penseurs enfermés : Mahmoud Behshti-Langeroudi, Ali Shariati, Youssof Emadi, Arasch Manouchehr, Mohamad-Ali Sadeghi, Sowada Aghasar et les autres amis enchaînés au bloc 7. »

Le 24 janvier, Soheil a entamé une seconde grève de la faim en solidarité avec deux prisonnières politiques Aténa Daémi et Golrokh Ebrahimi. Ses geôliers l’ont transporté à la prison du Grand-Téhéran. Dès son arrivée, il a reçu des coups de bottes et matraques sur le dos, le visage et les pieds : «  Ici ce n’est pas Evin. C’est le bout du monde, l’enfer. Ta grève de la faim ne sert à rien et personne ne t’entendra ».

La Fédération anarchiste l’a entendu et utilisera ses moyens, tels Le Monde Libertaire et Radio Libertaire, pour que Soheil Arabi et plus largement les prisonniers en Iran, soient soutenus et libérés.

La Fédération Anarchiste

1er février 2018

« Sortie de route » – Un texte incontournable…

Par les temps qui courent ou qui galopent, le discours est à l’amalgame : un.e maghrébin.e est forcément arabe, un.e arabe forcément musulman.e, un.e musulman.e forcément exploité.e puisque forcément issu.e de l’immigration, une femme voilée forcément à défendre puisque faisant forcément partie du groupe de celles qui ont forcément choisi de porter librement cet tissu. Résultat des courses ou des galops, pour de grands esprits « éclairés », pour des militants « pragmatiques », pour des funambules de l’opportunisme, remettre en cause cette religion, toutes les religions… c’est pas bien.

Un texte magnifique est paru, y a quelques temps dans « A Contretemps » Continuer la lecture

Le « Malatesta », mauvais choix…

Montreuil.  Nono, il a juste le temps de casse-croûter avant la reprise. Il aime bien son boulot. Enfin, il aime bien ses potes de la start-up mais c’est presque toujours le surbooking, succès oblige. Nono, son vrai nom c’est Nordine ; son père était venu en France quand elle avait eu besoin de lui. Faut dire qu’à l’époque, son père était français parce que né en territoire occupé par la France. C’était une période trouble en Kabylie mais, heureusement, la France était très accueillante pour ces hommes qui avaient choisi les bidonvilles de Paname sous le regard des flics plutôt que les camps de regroupement sous le regard des soldats français. Continuer la lecture

Il faut sauver Ashrat Fayad (janvier 2016)

Le 14 novembre 2015, Adel al-Jubeir, Le ministre saoudien des Affaires étrangères a condamné les attentats perpétrés la veille : « Je souhaite exprimer nos condoléances au gouvernement et au peuple français pour les attaques terroristes odieuses qui ont eu lieu hier, et qui sont une violation de toute éthique, morale et religion. »

Le régime de Ryad exprimait ainsi sa solidarité avec toutes ces victimes condamnées par des fous d’Allah pour leur mode de vie incompatible avec… Avec quoi au juste ? Une lecture fanatique du Coran. Continuer la lecture

les « intégrisses » version « Marius et Jeannette »

Dans son film sorti en 1997 « Marius et Jeanette », Robert Guédiguian aborde le sujet des intégristes.

Bon, y des trucs surprenants comme l’existence d’un dieu… Mais n’oublions pas que le personnage s’adresse à deux enfants qui croient peut-être au Père Noël comme ils croyaient précédemment à la petite souris…

C’était un temps déraisonnable. (Novembre 2015)

Monsieur ou Madame Lambda sort de son supermarché avec quelques poignées de minutes de retard. Sans regret, c’était pour la bonne cause… Une fouille effectuée par des militaires en tenue camouflée. Monsieur ou Madame Lambda a ri intérieurement : pour passer inaperçu dans un temple de la consommation, la tenue « tempête du désert », ce n’est pas gagné. Mais comment être plus voyant qu’en arborant une tenue camouflée. Et le but de ces gens d’armes n’était-il pas de se faire remarquer…
Pour que les gentil-le-s Messieurs et Mesdames Lambda se sentent en sécurité. Et pour effrayer les méchant(e)s de l’Anti-France. Continuer la lecture