Archives du mot-clé ouvriers

Autour d’une pizza

Article publié le 24 octobre sur le Monde libertaire sur la toile

« Bon, on a fini par te coincer alors va falloir que tu nous dises ce qu’on veut entendre… »
L’homme, poings fermés, regarde l’homme recroquevillé sur sa chaise.
« Bien, puisque Monsieur s’enferme dans son mutisme, nous sommes le 6 janvier, tu vois l’heure sur la pendule ? A partir de maintenant te voilà en garde-à-vue… » Lire la suite

caca pipi talisme

article publié le 15 mai sur le monde libertaire version web

On parlera du scandale des poulets en batterie une autre fois…

Les Etasuniens, globalement, adorent les poulets au point que leur consommation a augmenté de 30% en une vingtaine d’années.
Les Etasuniens, globalement, se foutent de la malbouffe au point que cette augmentation a favorisé le développement de monstrueux élevages accompagnés de monstrueuses usines de transformation des volailles.
Les Etasuniens, globalement, veulent produire leurs « nuggets » et autres « chicken’s wings » à moindre coût au point qu’aux batteries de poulets succèdent des batteries d’ouvrières et d’ouvriers… Lire la suite

Usines d’aliénés

Chronique publiée le 25 février sur monde-libertaire.net

Sbonhomme écrouur la table basse de la salle d’attente quelques revues pour faire attendre. Monsieur D. attend.
Monsieur D. n’ose pas prendre la revue qui attend au sommet de la pile.

Monsieur D. souffre de visions délirantes depuis quelques mois… En y réfléchissant bien, depuis ce dernier entretien d’évaluation des compétences… Lire la suite

P.S : Prédateur social

Chronique publiée le 22 février sur monde-libertaire.net

Dans son monstrueux 4X4 citadin, Monsieur Gaétan de la Conchy tapote fébrilement le volant cuir pleine peau. Douze minutes de retard, l’homme qui doit le rejoindre profite de l’ascendant qu’il a sur notre presque quadragénaire de choc.
Monsieur Gaétan de la Conchy, né avec une cuillère en argent dans la bouche, enfance privilégiée, études sans embuches. Lire la suite

L’ajustice souhaite une happy Goodyear aux actionnaires (17 janvier 2016)

Communiqué de la fédération anarchiste

Goodyear :L’État au secours du capital

C’est l’histoire de 1 300 salariés d’une multinationale, qui se battent depuis sept ans pour ne pas perdre leur emploi. Parce qu’un conglomérat d’actionnaires avait mandaté leurs sbires pour fermer l’usine, deux d’entre eux ont été séquestrés 30 heures. Fallait bien essayer de leur faire entendre raison ; juste séquestrés, pas violentés ; même s’ils mettaient le feu à la vie de plus de mille salariés. Que de retenue ! Lire la suite

Un excellent texte cueilli sur le blog du groupe Salvador Segui

Emmanuel Macron, l'homme qui murmurait à l'oreille du Président. aurel.blog.lemonde.fr

Emmanuel Macron, l’homme qui murmurait à l’oreille du Président.
aurel.blog.lemonde.fr

Le pouvoir socialiste détruit nos droits

Depuis son élection en 2012 à la présidence de la République, François Hollande et son gouvernement prétendu « socialiste » font preuve d’une froide cohérence politique, bien loin de l’image du « Flamby » véhiculée par certains médias qui se voudraient satiriques.
Cette politique, c’est la destruction du Code du travail, des conventions collectives et une attaque en règle contre les derniers acquis sociaux des travailleurs. Car le soutien de l’État au patronat ne se traduit pas seulement par l’octroi de cadeaux fiscaux aux montants astronomiques (plus de 40 milliards d’euros en trois ans !) ; c’est aussi une sévère « réforme » du marché du travail et du fonctionnement de l’entreprise, avec l’instauration de ce qu’ils appellent la « flexi-sécurité » (pouvoir licencier plus facilement et précariser davantage les conditions de travail pour, soi-disant, créer des emplois). Une politique qui a depuis longtemps prouvé son échec (le chômage ne diminue pas, les patrons ne tiennent pas leurs engagements), mais que le gouvernement continue d’appliquer, avançant cette fois à marche forcée.
Après les lois Macron et Rebsamen, véritables bombes antisociales, la dernière attaque en date a pris la forme d’un rapport, élaboré par un certain Jean-Denis Combrexelle, concernant une refonte du Code du travail. L’idée est vieille comme la droite : il faut assouplir ce Code-là ! Car le célèbre livre rouge, qu’on dit complexe et illisible, serait, bien sûr, le responsable du chômage, de la crise, de la misère sociale (et pourquoi pas aussi de la guerre en Syrie ?). Les patrons, pauvres malheureux, n’arriveraient pas à se dépatouiller avec ce gros livre, rechignant, de fait, à créer de nouveaux emplois. Que dit ce rapport et en quoi ne laisse-t-il rien présager de bon pour notre avenir de travailleur ?
Le rapport, qui devrait servir de base à un projet de loi en 2016, se targue de dessiner les contours d’un Code du travail 2.0, accessible à tout le monde et, donc, plus à même d’être respecté. Ainsi, travailleurs comme patrons y seraient gagnants (exit l’antagonisme de classe, bien sûr !). Mais, à lire ledit rapport, on se rend vite compte que, si cette histoire venait à devenir réalité, il n’y aurait qu’un seul grand gagnant, toujours le même : le patronat. Car Combrexelle n’y va pas de main morte contre nos acquis sociaux… Zoom sur les points les plus sombres :
– Enterrer les 35 heures en permettant aux entreprises de négocier des accords internes repoussant le seuil des heures supplémentaires au-delà de la 36e heure.
– Revoir les indemnités de licenciement à la baisse dans le cadre d’un accord de maintien de l’emploi. Autrement dit, si vous préférez le licenciement aux nouvelles cadences de travail et aux baisses de salaire imposées par la direction, vous percevrez bien moins d’indemnités de licenciement.
– Faire du numérique une zone de non-droit : les entreprises du numérique – présentées comme l’avenir de l’économie française – auraient tout loisir à élaborer et tester de « nouveaux modes de relation sociale » en matière de rémunération, de durée de travail, de travail de nuit et de représentation syndicale ! Des mesures qui, n’en doutons pas, seront ensuite répercutées au-delà du seul secteur numérique…
– Limiter les accords sociaux en leur donnant une date de péremption (quatre ans).
Le pire, dans tout cela, c’est que, malgré l’ampleur des attaques envisagées, les syndicats n’ont pas vraiment l’air de se sentir concernés. Ou alors ils le font savoir bien mollement. Excepté la CFDT, qui, bien sûr, a presque applaudi des deux mains ce rapport-là, assurant l’État de son soutien quant à sa démarche d’assouplissement (sic) du Code du travail ! On croit rêver…
L’avenir de ce rapport scélérat ne se jouera qu’à notre niveau, celui des entreprises dans lesquelles nous sommes exploités et dans les structures de classe interprofessionnelles que nous saurons investir et animer pour impulser un mouvement social conscient et radical. Les directions syndicales nous ont déjà montré leur incapacité à mobiliser sérieusement contre le gouvernement « socialiste » ; à nous de reprendre nos luttes en mains et de leur montrer que nous pouvons faire sans elles. Sans elles et sans les partis politiques qui, pour sûr, ne vont pas tarder à revenir avec leurs éventails de promesses démagogiques, future campagne présidentielle oblige.
Plus que jamais, faisons entendre notre refus de cette société capitaliste qui nous écrase au quotidien, et construisons ensemble notre autonomie.

Groupe anarchiste Salvador-Seguí
16 septembre 2015

P… de salariat ! (5 mai 2015)

Madame Lambda voudrait bien offrir un pull en cachemire à Monsieur Lambda. Des mois qu’elle remplit des pots de mayonnaise avec les pièces que la Bernadette n’aura pas… Et puis là, le pactole, sa boîte a enfin obtenu un contrat juteux. Madame Lambda a eu droit à sa petite prime. Le seul souci pour elle, c’est de trouver la boutique : Indienne ou pakistanaise ? Parce qu’il y aurait comme un conflit entre les deux pays à propos du fameux Cachemire. Pas la laine de chèvre, la province… Lire la suite

Origines anarchistes du 1er mai : une journée internationale de luttes des travailleurs

Les années 1880 sont marquées outre-Atlantique par l’essor des luttes ouvrières. Pas étonnant puisque les États-Unis sont mis en coupe réglée par les « robbers barons », les barons voleurs, ces hommes d’affaires comme Vanderbilt, Carnegie, Rockefeller ou J.P. Morgan, qui sont en train de se bâtir des fortunes colossales dans l’industrie, les affaires et les finances. Des barons voleurs qui se fichent comme d’une guigne du droit du travail… et de la vie des travailleurs tout court. Lire la suite