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Non à l’état d’urgence permanent. Communiqué

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   Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires, organisons-nous et luttons !

Après seulement deux mois entre l’écriture, la présentation et les « négociations » entre député-e-s et sénateurs/trices, la loi « anti-terroriste » a été adoptée définitivement ce mercredi 18 octobre par le Sénat suite à son adoption par l’Assemblée nationale le 11, pour une entrée en vigueur le 1er novembre et la fin du régime d’exception de l’état d’urgence. Concrètement, les mesures liberticides et autoritaires contenues dans ce dernier passent dans le droit commun. On n’aura jamais vu un gouvernement aller aussi vite pour faire voter une loi attentant autant aux libertés individuelles : perquisitions administratives, assignations à domicile, agrandissement des zones frontalières pour augmenter les contrôles sans l’approbation d’un juge, instauration d’un périmètre de protection, écoutes des communications hertziennes (en plus des numériques), mises sous surveillance facilitée, mise en place du fichier des passagers aériens. On notera que la plupart de ces mesures seront prises sous l’autorité des préfets ou du ministre de l’intérieur, tous nommés par l’État, et non plus sous la tutelle des juges.
Après 2 ans sous le régime d’exception de l’état d’urgence et un bilan plus que mitigé, le gouvernement utilise encore et toujours la peur pour entraver les libertés des personnes. Ainsi, alors que ces mesures n’ont nullement empêché de nouveaux actes terroristes, elles ont, à l’inverse, permis à l’ État d’accentuer sa répression, et de fait, son autoritarisme, contre les mouvements contestataires (anti-cop21, contre la loi El Kohmri, contre la loi travail 2…).
L’État, ayant, par ailleurs, bien retenu la leçon des précédentes tentatives de lois répressives, a
instauré une « clause d’autodestruction » de sa nouvelle loi « anti-terroriste » (date de fin prévue le 3 décembre 2020, si le gouvernement ne trouve plus les mesures « nécessaires »). En vertu de cette même clause, ces mesures prennent un caractère expérimental et n’ont donc plus besoin d’être présentées devant le Conseil constitutionnel. Ce dernier, rappelons-le, avait interdit certaines des mesures de la loi instituant en 2015 l’état d’urgence jugées contraire aux libertés publiques.
Ce sont donc ces mesures interdites, qui sont réintroduites dans la nouvelle loi et se retrouvent, de fait, dans le droit commun sans recours possible. On ne peut malheureusement pas douter que l’État trouvera toujours une bonne « raison » pour renouveler tout son petit arsenal autoritaire et liberticide dès l’approche de la date butoir d’autodestruction.
Dans le même temps, le gouvernement multiplie les attaques sociales (déconstruction / destruction du Code du travail facilitant les licenciements, la précarité et la suppression des CHSCT -Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail- dans le secteur privé, plafonnement des indemnités de licenciements, baisse des aides aux logements, gel des salaires des fonctionnaires, augmentation de la CSG – Contribution Sociale Généralisée – pour les retraité-e-s et les fonctionnaires …), engendrant une grogne grandissante de la population et nombre de mouvements sociaux, et se protège par la mise en oeuvre de mesures particulièrement autoritaires et liberticides pour mater et museler toute opposition à un État exerçant sa toute puissance au service des plus riches.

Contre les lois répressives, liberticides et autoritaires, organisons-nous et luttons !

20 octobre 2017

Terrorisme dont on ne parle pas…

 

Un nouvel incendie criminel sur la ZAD de Roybon ravage Palette Palace

Une nouvelle fois, les incendiaires contre les opposants au Center Parcs ont frappé sur la ZAD de Roybon. Palette Palace une cabane construite collectivement sur deux étages – une des plus confortables de la ZAD – où s’étaient notamment tenues plusieurs réunions de coordination, a totalement disparu sous les flammes vendredi 7 octobre 2017 en pleine journée.

Avant…

Après…

Le même jour, ces incendiaires ou leurs amis ont également abattu quatre arbres dans le but de les faire tomber sur une autre cabane/ barricade, au Nord de la ZAD afin de la détruire, mais n’y sont pas parvenus.
Les occupantes et occupants sont inquiets et ont besoin de soutien : « Ces actes arrivent en pleine journée, et visent clairement à nous intimider et à détruire nos habitats.
Sabotages, pressions policières, rumeurs d’expulsion… La tension monte.
On vous invite à passer quand vous voulez, à venir aux événements et aux prochains chantiers.
Restez vigilant.es sur les infos…

France3 Alpes 10/10/2017

En lieu et place de la cabane, un tas de cendres.

Début octobre, en plein après-midi, la cabane baptisée « Palette Palace » par les zadistes a brûlé dans un incendie.

Le même jour, selon les zadistes, quatre arbres ont été en partie coupés, de manière à tomber sur « Saboté », un autre lieu de vie des opposants au projet de Center parcs. Mais la cabane a pu être préservée si l’on en croit les altermondialistes.

Il semble que la tension monte sur la ZAD (zone à défendre) de Roybon.

Car l’incendie pourrait être un incendie volontaire provoqué par des défenseurs du projet Center Parcs au cœur de la forêt des Chambarans.

C’est en tout cas ce que l’on peut lire dans communiqué expédié par un mystérieux « marine2022 ».

Ces défenseurs du projet revendiquent plusieurs actions : l’incendie d’une partie de la maison forestière de la marquise en novembre 2015, celui de 16 ha de forêt fin mars 2016 et enfin celui de la cabane « Palette Palace » dans l’après-midi du vendredi 7 octobre précisent-ils.

Dans ce communiqué, particulièrement virulent, ils n’hésitent pas à proférer des menaces :

« On n’hésitera pas à recommencer, et s’il faut faire des victimes, c’est dommage mais on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs (…) Dehors les gauchistes écolos !

Un Fake ?

Cette revendication est fausse selon Serge Perraud, le maire de Roybon, et Matthieu Chamussy, secrétaire général de la mairie, qui ont du mal à prendre le communiqué au sérieux. Selon le maire, cela pourrait être un incendie accidentel déclenché lors d’une fête en soirée.

L’une de nos équipes a tenté d’y voir plus clair. Sans succès.

Les « zadistes » ont lâché leurs chiens (dont un Rottweiler) sur les journalistes de France 3 en les menaçant de leur « casser la gueule » s’ils faisaient une image.

Un projet qui déchaîne les passions

Le projet de village de vacances, porté par Pierre & Vacances, prévoit la construction au coeur de la forêt des Chambaran de 1.000 cottages, commerces et restaurants ainsi que d’une bulle avec piscine et jacuzzi, à 29 °C. L’entreprise prévoit la création de 468 emplois équivalent temps plein.

La guerre entre les « pro » qui voient un intérêt économique et les « anti » qui crient au scandale écologique dure depuis plus de trois ans.

La justice administrative a mis un coup d’arrêt aux travaux entamés en 2014. La dernière décision de cette bataille judiciaire entre pro et anti date de décembre 2016 : la cour administrative d’appel de Lyon a alors confirmé l’illégalité d’un arrêté préfectoral, au titre de la loi sur l’eau.

Réponse de la Zad des Chambarans à l’article de France3 Alpes (ci-dessus) 11/10/2017

Comme on vous en informait dans un précédent communiqué, la cabane « Palette Palace » a été incendiée vendredi après-midi. L’alerte a été lancée à 17h, une heure plus tard les pompiers étaient sur place. Serge Perraud, maire de Roybon, ne sait donc vraiment plus quoi inventer quand il déclare à France 3 que « cela pourrait être un incendie accidentel déclenché lors d’une fête en soirée ». D’une, l’incendie s’est déclenché en plein après-midi, de deux, il n’y avait personne dans la cabane, aucun poêle ou même bougie allumé, et enfin, un autre sabotage a eu lieu le même après-midi, de l’autre côté de la zone, à « Saboté », où des arbres ont été tronçonnés pour tomber sur une autre cabane.
Il s’agit donc clairement d’un sabotage, et d’ailleurs, ce n’est pas le premier. Plusieurs incendies ont déjà été déclenchés depuis que nous occupons la forêt, par exemple celui d’une partie de la maison forestière en novembre 2015, et celui de 16 hectares de forêt en mars 2016, incendies revendiqués par un mystérieux « marine2022 » (cf article de France 3). Mais ce ne sont pas les seuls incendies que nous ayons subis. Par exemple, la cabane « Saboté » porte bien son nom, ayant été incendiée et sabotée plusieurs fois. « Tropik », une autre cabane qui borde la route, a elle aussi déjà été la cible de cocktails Molotov.
Nous ne croyons pas à l’existence de ce « marine2022 ». Et d’ailleurs peu nous importe, car les sabotages qu’ils ont revendiqués sont noyés dans la masse des actes de violence que nous avons subis.
Nous ne demandons pas pourquoi les auteurs de ces violences n’ont jamais été inquiétés, tellement cela nous semble évident. Qu’on pense aux personnes violentées par des pro Center Parcs au début de l’occupation, aux plaintes déposées, notamment contre l’incendie de la maison forestière dont l’origine a clairement été identifiée comme criminelle par les forces de l’ordre, à tous ces incendies et sabotages variés. Les élus, bien loin d’appeler au calme, ont laissé faire, voire même souvent, incité à la haine.
Il n’est donc pas étonnant que M. Perraud ne veuille pas voir la vérité en face et démente la revendication de « marine2022 », quand on sait qu’il gère les admissions dans le groupe Facebook des pro Center Parcs, groupe dont les discussions sont souvent dignes d’une cour de récré : à un tel niveau de compromission obstinée et peu maligne dans un projet toujours déclaré illégal, on lui dirait que ce sont les lutins qui incendient nos cabanes qu’il n’y verrait que du feu !
D’ailleurs, vous ne trouvez pas ça fort, que certains pro Center Parcs soient prêts à faire cramer la forêt pour nous virer, alors que si elle brûlait, Pierre & Vacances n’aurait plus grand intérêt à y construire son Center Parcs ? Il s’agit plutôt de haine contre nous, de haine identitaire, que de défense de ce projet économique…
Un dernier mot, concernant les journalistes cette fois-ci : partout où ils vont tourner des images, ils demandent avant ; pourquoi pas quand ils viennent nous voir nous ? Nous sommes pourtant joignables via le numéro de téléphone qui est indiqué sur notre site internet. Quant au fait qu’on aie « lâché [nos] chiens » sur les journalistes de France 3 mercredi, nous tenons à rappeler que nos chiens sont toujours en liberté. Et enfin, pour celles et ceux qui penseraient que nous refusons systématiquement d’accueillir les journalistes, qu’illes aillent voir les différents reportages réalisés par France 2, par exemple.
Pour finir : n’hésitez pas à aller faire un tour sur la page des besoins de la ZAD, actualisée après l’incendie. Une fois que le matos nécessaire sera rassemblé, nous lancerons un appel à chantier.

Merci à tout.es et à bientôt dans les bois !

Communiqué de la Fédération Anarchiste suite à la nouvelle vague de répression à Bure

La Fédération Anarchiste soutient les initiatives prises depuis longtemps à Bure contre l’enfouissement, dans des conditions inopérantes pour des dizaines de milliers d’années, de déchets nucléaires en « couche profonde ». Lire la suite

Soutien

Il est des lieux où l’on tient enfermés des animaux : Zoos, parcs, enclos, fourrières, cages, clapiers, volières…

Il est des lieux où l’on tient enfermés des humains : internats, hôpitaux psy ou non, prisons…

Prisons….

Il ne s’agira pas ici de juger R.L. sur ce qui l’a conduit en prison. Il ne s’agit pas non plus de répéter une énième fois que l’enfermement n’est pas la solution.

Il s’agira juste ici de soutenir un humain souhaitant être traité comme un humain.

Lettre de Romain Leroy

De notre compagnon de Valence. Lire la suite

Retour sur la manif contre Center Parcs à Poligny : le 17 juin, des bulles ont éclaté !

De notre envoyé spécial :
Suite à l’appel que nous avions lancé début juin, nous étions près de 300 personnes à nous rassembler et à manifester samedi 17 au matin à Poligny pour réaffirmer notre opposition à Center Parcs et son monde. Si un journaliste n’ayant pas suivi la manifestation n’y a vu « qu’une petite mobilisation de 100 personnes » quand son confrère en comptait le double, on peut affirmer qu’il y avait longtemps qu’un cortège n’avait pas battu le pavé à Poligny et que ce fut une réussite : Derrière la banderole « Financières ou tropicales : non aux bulles du capital », cette toute première manif’ de la lutte contre un Center Parcs à Poligny a rempli son objectif de mobilisation. S’il a fallu quelques instants pour que le cortège composé de Jurassien.ne.s et de personnes venues d’autres horizons (un salut amical aux ami.e.s du quartier libre des Lentillères à Dijon !) se mette à serpenter dans les rues de Poligny, il a permis à la population d’exprimer son mécontentement dans la joie et la bonne humeur !

Pierres et vacances…

Après un parcours ponctué de quelques étapes où nous avons parfois crié, souvent chanté et beaucoup ri, la cohorte bariolée de nos différences et de ce qui nous unit a investi la cour de la mairie. Le temps de rappeler en musique au premier magistrat de la ville (présent dans la mairie), Dominique Bonnet, que ses décisions dictées par la multinationale Pierre & Vacances ne sont pas les nôtres, en aucun cas.
Des manifestant.e.s allant même, avec détermination, jusqu’à faire éclater… des bulles de savon !

Puis, rassemblé.e.s à notre point de départ, place des Déportés, ont eu lieu les prises de paroles, qu’elles concernent des oppositions à Center Parcs ou à d’autres projets d’infrastructures capitalistes aussi
nuisibles que dispensables. Des opposants au Center Parcs de Roybon à ceux de Bure, en lutte contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires en passant par les collectifs en lutte contre l’A45
entre Lyon et Saint-Étienne, nous avons pu échanger les dernières nouvelles et les rendez-vous à venir !

Après un picnic partagé sur le site menacé, l’après-midi s’est déroulée dans le bois des Tartaroz où différentes activités se sont tenues dans une ambiance joyeuse et sous un climat très agréable (29°) mais non
aseptisé : balade au cœur du périmètre convoité par Center Parcs et animée par des naturalistes de Jura Nature Environnement et des syndicalistes forestiers, suivie d’une table ronde consacrée aux menaces qui pèsent sur nos forêts, promenades à dos d’ânes, projection de photos animalières par Julien Arbez, tables de presse du Collectif Jurassien d’Opposant.e.s à Center Parcs et du Pic Noir, restauration végétalienne
concoctée par le Resto Trottoir de Saint-Claude avant que plusieurs groupes de musique n’accompagnent cette fin de journée  jusque tard dans la nuit : le Chœur ouvrier de La Fraternelle, qui nous a ému et qui a
souligné la qualité de l’écoute, les danses folk endiablées proposées par les Vieilles Fins, la poésie critique de C._&_O., pour finir par la Kritik Noire (anarchopunk/Jura) et les pogos énergiques et tendres des René Binamé (chansonnette anarchopunk/Belgique).

Le lendemain, la coordination inter-sites « Center Parcs : ni ici, ni ailleurs ! » (Poligny, Le Rousset, Roybon, mais aussi Lyon, Valence, etc.) se réunissait au même endroit, réaffirmant sa détermination à lutter ensemble et préparant la suite des événements…

75e Congrès de la Fédération anarchiste. Merlieux (3 au 5 juin 2017)

Au cours du dernier congrès de la Fédération anarchiste furent adoptées les deux motions suivantes :

bandeau FA« SALUT A TOI »

Réunie à son 75ème congrès, à Merlieux (Aisne), la Fédération anarchiste
salue toutes celles et tous ceux qui luttent, individuellement et
collectivement, ou qui construisent des alternatives, notamment :

– dans les ZAD,
– contre les projets inutiles imposés,
– contre le nucléaire et les énergies fossiles,
– pour les droits des travailleuses et travailleurs,
– pour les droits des chômeurs et chômeuses,
– pour une agriculture paysanne,
– contre le racisme,
– contre le sexisme, le patriarcat, la haine envers les LGBTI,
– pour l’accueil des migrant-e-s,
– contre la répression…

Pour la justice sociale, la liberté, l’égalité économique et sociale, la
Fédération anarchiste, selon ses moyens, sera toujours à vos côtés.

Laon, le 5 juin 2017

bandeau FAMotion sur la situation économique et sociale

La Fédération anarchiste s’est réunie lors de son 75e Congrès les 3, 4 et 5 juin 2017 à Laon et merlieux dans l’Aisne pour aborder l’évolution du monde et actualiser son projet anarchiste.

Le capitalisme globalisé et ses soutiens étatiques et religieux accentuent leurs pressions sur l’humanité et l’environnement, pour asseoir par des modes de régulation et de production de plus en plus brutaux le triomphe de la
logique de profit.

La thèse de la crise permanente du capitalisme qui justifie les politiques d’austérité et de régression sociale sert à camoufler la réalité : les riches sont de plus en plus riches tandis que les pauvres sont de plus en plus nombreux et
plongent dans la misère. En cela, le capitalisme remplit parfaitement le rôle qui est le sien.

L’arrogance des capitalistes encouragée par une véritable colonisation des esprits remet aujourd’hui en cause le pacte concédé à l’issue de la seconde guerre mondiale qui institua la protection sociale, le système de retraite par
répartition et une redistribution limitée des richesses pour éloigner le spectre révolutionnaire et développer une nouvelle classe dite moyenne et la société industrielle et de consommation de masse.

Le système capitaliste cherche sans cesse de nouvelles sources de profits incarnées aujourd’hui par le capitalisme vert, la numérisation et la robotisation de l’économie et même la fin du salariat en individualisant la relation entre
le travailleur et son patron par l’uberisation et l’auto entreprenariat. Le capitalisme paupérise la classe moyenne dont la première utilité était de neutraliser le danger révolutionnaire, ce qui rend la lutte des classes plus
franche et plus directe.

En contrepartie, l’appareil répressif étatique et l’emprise des religions sur les consciences se renforcent pour imposer la peur et la résignation. L’état d’urgence qui était une exception devient la norme, la présence militaire dans les rues, la surveillance généralisée et les restrictions des libertés publiques se banalisent, la police se militarise et se radicalise, devient factieuse et multiplie les violences et
les provocations.

Les élections présidentielles passées et législatives à venir démontrent une progression des tendances souverainiste et populiste en même temps qu’une volonté avérée d’effacer la conscience de classe en affirmant supprimer le clivage gauche-droite comme l’ont souligné les deux finalistes de la dernière course à l’Élysée. Le pouvoir a mis en place le candidat le plus à même de défendre les intérêts du patronat et de la Finance. Sa mission est un programme de démolition sociale dans la droite ligne des présidents et gouvernements précédents en marche vers le détricotage du Code du travail, une fiscalité antisociale, la suppression des régimes spéciaux et la mise en place d’un système de retraites par points…

Le Front national a dépassé les dix millions de voix en jouant sur la peur de l’autre et en s’érigeant en défenseur de façade des acquis sociaux. Pour autant, le Capital n’a pas aujourd’hui besoin du FN pour arriver à ses fins : le MEDEF a appelé à voter Macron.

Le projet Mélenchonniste est une impasse. Le modèle du leader charismatique, nouveau sauveur suprême, messie des temps modernes, incarnation du « peuple » a détourné la question sociale du terrain de la lutte des classes vers celui de la lutte des places. L’imposture des partis Syriza et Podemos en Europe ou des régimes de Chavez et Maduro au Venezuela témoignent de leurs soumissions
aux diktats capitalistes : le Pouvoir reste maudit.

Si les anarchistes sont volontairement absents des urnes et du spectacle médiatique, ils demeurent présents et actifs dans les luttes et les alternatives. Notre anti-électoralisme est en phase avec le rejet grandissant de la classe politique et un intérêt croissant pour le mandatement impératif, la rotation et la révocabilité des mandatés et le fédéralisme libertaire.

La tâche des révolutionnaires est de dessiner des perspectives permettant de crédibiliser et d’envisager la transformation sociale. En cela le mouvement anarchiste n’a pas capitulé et reste fidèle à son projet révolutionnaire : le socialisme libertaire sans frontières. Pour cela, la diffusion de nos idées et de nos pratiques doit rester notre tâche essentielle, tout en apprenant des luttes diverses et en menant le nécessaire travail de remise en cause et de réactualisation de nos propositions et de nos pratiques.

Les temps prochains nécessiteront la mobilisation de toutes les forces attachées à l’émancipation, la Fédération anarchiste réunit en son 75e Congrès prendra toute la place qui lui revient dans ce combat et appelle les individus et groupes qui partagent notre projet commun à la rejoindre et à la renforcer.bandeau FA


Police, menottes procès. Le retour du mangeur de frites…

Chers tou.te.s,

je viens vous donner des nouvelles du procès que me fait la police.

Le 11 mai, je suis convoqué à Nîmes pour être jugé en appel pour « violence sur agent de la force publique ». L’heure de retourner devant un tribunal a donc de nouveau sonné pour moi. Lire la suite