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Risque de marée brune sur la Bourgogne, appel au nettoyage !

Les néofascistes de Bastion social comptent organiser leur camp d’été à Avalon. Face à cette menace de pollution de la Bourgogne, appel à convergence :

du groupe La mistoufle de la Fédération anarchiste (Dijon)

Vous ne serez jamais chez vous

Du 29 Juin au 1er Juillet , le groupe fasciste bastion social espère organiser son immonde université d’été en Bourgogne.
Ce groupe, issue de la réunification des différents déchets de l’extrême droite , se signale chaque jour par la violence brutale contre toutes celles et ceux qui ne correspondent pas à leur délire identitaire de ‘ pureté de la race ‘.

Partout en France, les ordures fascistes s’en prennent à celles et ceux qui n’appartiennent pas à la bourgeoisie dont ils seront à jamais les allié.e.s, et aux victimes du capitalisme.

Attaquant courageusement et perpétuellement en surnombre des réfugié.e.s , des camarades , des associatifs ,  les locaux d’organisations révolutionnaires et ou syndicales , ces nervis installent  une stratégie de la tension continuelle.
Main dans la main avec le patronat, et ses bras armés que sont la police, l‘état , l’armée et la justice et l’église, l’extrême droite a enfilé un masque social pour tenter d’avancer masquée comme à chaque fois que les réactionnaires réapparaissent. Après la mascarade de l’ouverture d’un ‘ centre social réservé aux français de souche ‘ , et devant l’échec cuisant  de ce dernier, les fascistes tentent de faire croire que les campagnes sont propices au développement de leur idée nationalistes.
La Bourgogne, région qui a connu de nombreux maquis durant la seconde guerre mondiale , n’est, et ne sera jamais une terre propice à l’installation des identitaires.
Partout, sur tous les terrains et en tout temps , nous, Anarchistes, Anarcho-syndicalistes , Anticapitalistes , Anti-autoritaires devons continuer notre lutte face aux fascisme  et rendre coup pour coup.

Nous ne croyons plus depuis longtemps aux solutions simplistes et électoralistes, des partis politiques fantoches, qui ont tout à gagner de la montée de la réaction dans leur quête insensée du pouvoir.
Nous devons développer, la solidarité , l’auto-organisation, l’éducation populaire et l’action directe dans nos luttes contre la bourgeoisie et leur frères fascistes, deux faces d’une même médaille, celle du capitalisme.
Notre situation en France ne nous fait pas oublier la situation de nos frères et de nos sœurs qui partout dans le monde combattent les mêmes ennemi.e.s. C’est pourquoi, nous appelons à la, solidarité concrète et internationale et appelons à converger en une multitude de luttes et de pratiques pour que le ‘bastion social’ ne soit chez lui nulle part !
Partout, donnons nous les moyens de submerger les fascistes !

Groupe La mistoufle Fédération Anarchiste 

Le groupe de la Fédération Anarchiste de Dijon  » La Mistoufle  » a lancé cet appel à tous.tes les anti-autoritaires, anarchistes du monde entier.
Le Groupe la Mistoufle sera et est déjà mobilisé contre cette démonstration de force du mouvement fasciste, car il faut nommer cette infâme bande d’ordures fascistes par ce qu’elle est vraiment.

sur le site de Dijoncter.info (

Camp d’été de « Bastion Social » : convergeons vers Avallon (89) !

Les 29, 30 juin et 1er juillet devrait se tenir près d’Avallon (89) le « camp d’été » de « Bastion Social », une organisation néofasciste proche des italiens de CasaPound. Impossible de les laisser faire ça tranquillement !

Les 29, 30 juin et 1er juillet doit se tenir, près d’Avallon (89), le camp d’été du Bastion Social.

Comme son nom ne l’indique pas, Bastion Social est une organisation d’extrême droite radicale.

Bastion Social, GUD, Génération Identitaire, Action Française… la montée en puissance de ces groupes fascistes et la façon dont ils agissent deviennent de plus en plus inquiétantes.

Ils procèdent toujours de la même manière : ils profitent d’un ras le bol légitime contre les institutions pour se présenter comme une solution honorable. Pour eux, toujours les mêmes boucs émissaires : l’étranger, la différence.

Il est toujours plus facile pour ces néofascistes de s’attaquer au migrant(e) qui quitte son pays et passe les frontières au péril de sa vie que de s’en prendre aux puissants.
Dresser des pauvres contre des pauvres n’est pas une solution acceptable.

Ces réactionnaires pensent pouvoir se faire passer pour des défenseurs des acquis sociaux, mais jamais le fascisme partout où il réussit à arriver n’a été synonyme d’avancées sociales.

Malgré leurs discours volontairement confus invoquant la « justice sociale », leurs quelques ridicules actions d’ouverture de « centres sociaux » réservés aux Blanc·hes ou cantine au porc, ils ne nous feront pas oublier leur vraie nature et leurs actions violentes : ratonnades, attaques de lieux LGTB-friendly, têtes de sangliers à l’entrée de mosquées, couteaux dans le dos…
Ils sont racistes, fascistes, antisémites, homophobes et ils ne pourront jamais être une réponse aux injustices que nous subissons.

Pour leur université d’été qu’ils comptent tenir à Avallon, Bastion Social a nommé sa promo « François Duprat », du nom d’un fasciste revendiqué, antisémite assumé membre fondateur du FN.

Pour nous c’est un affront à ce que représente le Morvan : le Morvan a été une terre du maquis avec plus d’une trentaine de groupe organisés pour combattre le nazisme et ses idées qu’aujourd’hui ils veulent nous ramener.

Il est hors de question de tolérer cet affront, il est hors de question de tolérer ces fachos, ici ou ailleurs.

Nous ferons donc tout pour empêcher la tenue de leur camp et appelons

le 30 juin à 12H sur la place du marché à Avallon


près de la mairie, à un pique-nique tiré du sac et manifestation festive qui prouvera que le Morvan est avant tout une terre d’accueil.

Que chacun·e passe un appel à la mairie, à la sous-préfecture ou à l’endroit qui va loger ces fachos, pour dire notre colère face à ce rassemblement !

Mairie d’Avallon : 03 86 34 13 50 / Sous-Préfecture : 03 86 34 92 00

P.-S.

Il va sans dire que cet événement nécessite la plus grande vigilance de la part de toutes et tous : il n’est pas rare que ces groupuscules, galvanisés par leur lâcheté, traînent les rues pour «ratonner» les personnes seules ou en infériorité. Sous leurs apparences «sociales», ils continuent à agresser, allant parfois jusqu’à poignarder.

Note d’aubanar : l’utilisation sporadique de la couleur brune est évidemment volontaire…

« Merda, ciao ! »

 

l’anarchie, une amie de cinquante ans

Ce texte, daté du 26 mars, est paru dans https://monde-libertaire.net/. Allez donc vous promenez sur ce site, une bonne façon de suivre l’actualité avec un regard différent.

À celui qui sema une graine d’anarchie dans ma tête de môme.

Jef avait neuf ans. Il apprenait le BL-A-BLA dans une petite école. Le temps des foutues plumes « sergent major », des porte-plumes, du corrector avec ses deux flacons, des buvards, sans oublier les pleins et les déliés.
La télé se démocratisait, dans le sens de mise à la portée du plus grand nombre.

Jef était pote avec un petit brun assez rigolard, Luis, qui était un as du ballon rond. En revanche au niveau scolaire, il collectionnait les matchs perdus à l’extérieur. L’extérieur de Luis étant l’école tant il semblait chez lui partout ailleurs. Luis faisait tout pour passer en sixième. Juste pour voir des étoiles dans les yeux du patriarche.
Le grand-père de Luis avait la peau toute burinée de quelqu’un qui avait passé une bonne partie de sa vie à l’extérieur, et pas forcément dans de bonnes conditions. Jef le respectait par crainte de son regard d’aigle. Il ne savait rien de lui, n’était même pas sûr de l’avoir entendu prononcer une seule phrase entière. Il était généralement assis sur un fauteuil en train de lire le journal ou alors, les deux coudes sur la table, il écoutait la radio.

Quand Jef allait faire ses devoirs chez Luis, il n’osait pas lever les yeux surtout quand ils récitaient leurs leçons en bousillant complètement une des deux occupations favorites du respectable aîné. Luis avait beau lui dire qu’il avait la cote avec avi Angel (pépé Angel), c’est toujours avec une certaine appréhension que Jef s’approchait du vieil Ibérique. Il n’allait pas tarder à entendre sa voix rocailleuse.

Le printemps était là depuis un moment, les grandes vacances se rapprochaient. Avant elles, la remise des prix avec la bise du maire et son haleine à fabriquer des cancres. Plus que deux mois de classe, bientôt les compositions avec la rituelle dictée tirée d’un texte sérieux et moralisateur comme toujours.

Perdu au fin fond de la province, le petit village de Jef ronronnait tranquillement bien loin de se douter de ce qui se jouait dans la capitale et dans de nombreuses grandes villes. Et puis des nouvelles commencèrent à arriver par bribes. Il était question d’étudiants, surtout d’un rouquin. Et puis on parlait de manifestations, de pavés, de barricades, de CRS, d’occupation de la Sorbonne.
Tout ça ne dispensait pas Jef et ses collègues de devoirs bien fournis. Ce qui était synonyme de goûters chez Luis.
Un jour, en arrivant, les deux potes trouvèrent avi Angel agrippé au vieux poste de radio « grandes ondes », pas encore la bande FM.. Dès que la réception d’une station laissait à désirer, il tournait frénétiquement la molette pour vite se caler sur une nouvelle source d’informations. Il avait les yeux pétillants et sautillait sur place. La radio distillait des nouvelles de ce qui se passait essentiellement à Paname.

– A las Barricadas! A las Barricadas! por el triunfo de la Confederacion !
Et Jef assista ébahi au spectacle d’un vieil Espagnol dansant une sardane, donnant la main à des amis invisibles et chantant d’une voix tonitruante.

Et Angel commença à parler et ne s’arrêta plus. La république espagnole, son père, ses deux frères, ses copains, tous cénétistes. Et puis cette « marde » de Franco. La collectivisation chez lui en Catalogne. Les rêves fous partagés avec des villages entiers. Le départ pour le front à 23 ans, un foulard noir et rouge pour cacher la grosse boule dans la gorge de laisser sa mère et ses sœurs. Le goût de la faim, de la boue, du froid et du sang. Et la nuit qui s’installe dans les yeux du copain tombé juste à côté de lui. Et le repli, le départ pour la France « terre d’asile » avec la planque pour éviter les camps d’internement, et les fragments de nouvelles qui parviennent par bribes. Et toutes ces personnes – connues et aimées – emportées par la tempête, mortes ou disparues.
– Viva la muerte ! Carognes de franquistes de marde !
Et le maquis dans les Alpes avec quelques compañeros. Et la neige aussi froide qu’en Espagne. La nuit qui s’installe dans les yeux du copain fauché par la balle d’un enfoiré de milicien français. Encore une fois trop de morts, trop de sang. Quelques rares survivants. Et puis ce besoin de laisser couler beaucoup d’eau non pas pour oublier, mais pour faire sans. Trop de chagrins.
Voilà que maintenant ces jeunes venaient agiter la marmite à souvenirs.

– A las Barricadas! A las Barricadas! por el triunfo de la Confederacion !

Vinrent les premiers témoignages de manifestations avec son lot de charges, de lacrymos, de pavés et de barricades. Les parents de Luis n’avaient pas la télé. Les parents de Jef en avaient une, Claude Pieplu racontait les Shadoks, Nounours endormait les plus petits. Les infos étaient réservées aux adultes. Alors pour ce qui se déroulait dans les rues parisiennes, Jef devait faire appel à son imagination. La dernière barricade qu’il avait vue sur le petit écran, c’était celle de Marius, de Gavroche. Alors Jef s’imaginait des jeunes qui se faisaient tirer comme des lapins par des hommes en uniformes. Dans son imaginaire de môme, les rues de la capitale étaient à feu et à sang. Jabert et ses collègues faisaient leur sale boulot à la perfection : six cents interpellations le 3 mai, quatre cents le 6 mai. Il imaginait son petit village de huit cents habitants déserté par un coup de matraque magique.
Et puis, comme dans les westerns, les grosses organisations syndicales arrivèrent sur leurs gros chevaux pour être sur la photo. Vers la mi-mai la grève gagna les entreprises.
Le dix-sept fut une date historique pour Jef : l’ORTF était à son tour paralysé et on diffusa des films pour faire patienter les téléspectateurs. Il n’avait rien contre « Cinq colonnes à la une » mais grâce aux événements il put découvrir « Crésus » de Giono avec Fernandel, « Guerre secrète » un film à sketchs très sombre avec Bourvil son idole et d’autres films oubliés parce que moins marquants.
Il pouvait veiller tard, son institutrice était, elle aussi, en grève. Et comme il n’y avait plus d’essence, même les tracteurs faisaient la grasse matinée, le boucher ne venait plus sur la place en klaxonnant à 8h du matin. Seuls quelques coqs faisaient crânement leur job de réveille-matin. Aucune solidarité avec les grévistes… C’est peut-être le jaune de leur origine qui leur était resté dans la tronche.

Las, un peu avant la fin du joli mois de mai, Avi Angel cracha sur la route avant de jouer les oiseaux de mauvais augure :
– Bah ! les commounistes, ils vont encore touer la révolucion…
Et il raconta les milices obligées de s’intégrer aux Brigades Internationales farcies de mouchards à la solde du Komintern. Et l’épisode de la poste centrale de Barcelone en mai 37 lorsque CNT, POUM essayèrent de résister héroïquement face aux staliniens plus nombreux, mieux armés avant de devoir céder. Et la répression féroce qui suivit. Et les assassinats, les disparitions des compañeros. Et la continuation de la sale besogne sur le sol français.
– Staline pour touer la révolucion, il a embrassé Franco la marde sur la bouche. Les commounistes francés, ils vont sé faire baiser par De Gaulle…

Quelques jours plus tard, Jef fut témoin d’un évènement d’une infinie tristesse : Avi Angel, le vieux bloc de granit qui avait connu toutes les galères possibles, était en train de pleurer en silence, sans chercher à se cacher. Il avait entendu au poste qu’un accord sur le protocole de Grenelle avait été conclu entre syndicats, patronat et gouvernement.
Avi Angel sortit le mouchoir à carreaux, se moucha bruyamment, regarda les deux mômes en face de lui tout embêtés et prêt à y aller de leurs larmes.
Alors le vieux guerrier fit un petit sourire forcé et leur dit : « horosement qu’il y a les commounistes pour faire des connéries sinon on s’ennouierait… »

Exit Mai 68…

Epilogue : Des années plus tard, alors que Jef était allé voir le patriarche…
« Yé dois tou lé dire, yé pris ma carte au parti commouniste…
– ???
-Yé vais bientôt finir ma route alors si quelqu’un dois mourir, autant qué sé soit oun commouniste… »

 

Sortons nos potes de la Bastille

Suite à la mobilisation antifasciste de ce week-end au Col de l’Échelle – Briançon (en réponse à la milice constituée sur la frontière par Génération Identitaire), 6 arrestations ont eu lieu.  3 personnes  été libérées ont  Les 3 autres personnes sont passées en comparution immédiate mardi pour aide à l’entrée irrégulière en bande organisée !

Un pas a été franchi : et dans le chef d’inculpation, et parce que 3 personnes qui avaient demandé le report de leur audience ont été placées en détention !

En taule pour une manifestation !

Depuis mardi, une copine italienne est au quartier des femmes aux Baumettes (Marseille), dans l’attente de son procès le 31 mai. Deux copains suisses ont d’abord été détenus à Gap, avant d’être transférés eux aussi aux Baumettes  ! Le Parquet a pris prétexte des rassemblements de soutien organisés (y compris par des collectifs citoyens) pour justifier ce transfert (raisons officielles de sécurité), espérant casser et diviser la solidarité qui s’organise de part et d’autre de la frontière.

Le Manba (collectif soutien migrant-e-s 13) prend part active au soutien anti-répression pour ne pas laisser ces personnes, sans casier judiciaire, sans expérience carcérale et parfois sans expérience militante tout court, isolées dans l’enfer des Baumettes (une des pires prisons d’Europe).

Pour toute demande d’information, n’hésitez pas à le contacter. Y compris si vous souhaitez leur adresser des courriers de soutien, vous pouvez les retourner sur le mail collectif du Manba : collectifsoutienmigrantes13@riseup.net

Face à cette attaque sans précédent, à un moment qui n’est certainement pas choisi par hasard dans le calendrier de Macron, Collomb, leurs fafs et leurs flics, notre réponse doit être forte Car les pièges répressifs tendus par l’État sont nombreux.

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Un texte reçu :

TROIS POTES EN PRISON

Cela fait des mois que des personnes s’organisent depuis la vallée de la haute Durance jusqu’en Italie en solidarité avec les migrant-es et contre les frontières.

Dimanche, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière à Briançon. Elle aura pour but de permettre le passage de la frontière a une trentaine d’exilé-es. Elle fait aussi réaction au renforcement croissant du dispositif policier et militaire, et à la présence, le même weekend, du groupe fasciste « Génération identitaire » sur le territoire.

Cette manifestation s’est déroulée sans encombre jusqu’au refuge solidaire. En fin d’après-midi, 6 personnes ont été interpelées de manière arbitraire et placées en garde à vue, un camarade s’est fait violement tabassé et des personnes gazées. Le motif de la garde à vue : « aide à l’entrée d’étranger-es en situation irrégulière », avec comme circonstance aggravante, le délit en bande organisée.

Trois d’entre eux-elles ont été relâché-es, et les 3 autres se sont vus prolongé-es leur garde à vue. Ce mardi, ils-elles comparaissaient en comparution immédiate à Gap (l’info est venue de l’avocat commis d’office, il semble que tout ait été fait pour que personne ne soit au courant). Ils-elles ont refusé la comparution immédiate et demandé le report de l’audience, fixée finalement au 31 mai. D’ici l’audience, le tribunal a décidé de les placer en détention préventive.

Nous étions une trentaine à assister à l’audience sous haute surveillance : 8 camions de crs devant le tribunal, PSIG et police dans la salle. L’entrée au tribunal était conditionnée à la présentation et la photocopie d’une pièce d’identité.

Dans la mesure où la comparution immédiate a été refusée, le tribunal devait statuer sur le devenir des 3 personnes en attendant l’audience.

Le procureur basait son réquisitoire sur le contexte politique local. Il a en effet tenté de faire porter aux prévenu-es tous les événements du week-end (citant le texte du carnaval sauvage contre les frontières, un communiqué de tous migrants, et bien sûr la marche de dimanche). Le carnaval de gap n’a rien à voir avec la marche de dimanche, et si l’objectif est de juger les participant-es à ces événements, alors pourquoi ne sommes-nous pas 600 en prison ???? Il a ensuite fait part de sa crainte d’une réitération des actes tant que les personnes ne sont pas jugées. Il serait préférable d’incarcérer les potes plutôt que de leur laisser la possibilité de commettre de nouveaux délits … de solidarité.  N’étant pas sûr de lui, le proc requiert la détention préventive mais ouvre la porte à un simple contrôle judicaire pour s’assurer que les prévenu-es ne se volatilisent pas.

Face à ce réquisitoire hasardeux, les avocat-es fournissent divers documents : promesse d’embauche pour l’un, attestations d’inscription en fac pour les autres, contrats de location et même attestations d’hébergement en France en attendant l’audience. Ce qui constitue des garanties de représentations suffisantes. Les avocat-es mentionnent ne jamais avoir eu des dossiers aussi complets pour une comparution immédiate.

Avant la délibération, une sorte de sérénité était palpable dans la salle. Mais quelques minutes plus tard le délibéré est rendu : mandat de dépôt et détention préventive. A gap pour les copains (le proc aura même l’indécence de signaler au juge que la prison est déjà pleine à craquer) et à Marseille pour la copine. Nous sommes sous le choc.

Désormais les choses sont claires, tu peux faire de la prison pour avoir participé à une manifestation ayant permis à une trentaine de personnes de traverser la frontière.

Un cap est clairement franchi en matière répressive est c’est insupportable. Encore plus insupportable lorsque l’on entend le proc parler des individus de génération identitaire comme pacifistes. Rappelons qu’ils avaient affrété un bateau l’an passé pour empêcher l’assistance des secouristes en Méditerranée, et que là ils s’improvisent police aux frontières avec de gros moyens, qu’ils ont saccagé une partie de la montagne, qu’ils incitent la mise en danger de personnes, et que l’état choisit de ne pas les poursuivre…

Nous constatons sans surprises que police, justice et état veulent prendre ces 3 personnes pour exemple et stopper la solidarité. Nous ne sommes pas dupes. Ne répondons pas aux tentatives d’intimidation et de division du pouvoir. Soyons tous délinquants solidaires ! Nous appelons à des rassemblements massifs. Plus que jamais nous avons besoin de soutiens physiques !

Face à une décision si politique, la réponse doit être massive, politique et médiatique.
Nos camarades sont en prisons. Pour certain-es, venu-es pour la première fois dans le briançonnais et sans savoir exactement dans quoi ils-elles mettaient les pieds. Ils-elles risquent des mois et des mois de prison encore, suite au jugement. D’autres arrestations, incarcérations, sont à prévoir ! Faisons pression sur le gouvernement pour qu’il comprenne qu’on ne laisse rien passer !

Nous exigeons la libération immédiate de nos camarades prisonnier-es!

Nous n’oublions pas non plus le passage à tabac dimanche dernier d’un de nos camarades par les flics.

Plus que jamais continuons la lutte collective en acte !

Ni oubli ni pardon

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à propos du passage à tabac :

Ci dessous le détail des faits qui se sont produits dimanche soir à briançon

2 policiers blessés ? Une farce …

Un dimanche 22 avril ,19 h30 , à Briançon

Nous étions cinq personnes attablées à la terrasse de l’Hôtel de la Gare à Briançon. Nous avions quitté le refuge solidaire ou venait de se terminer la marche de Clavière à Briançon avec des exilés coincés là haut depuis 4 jours .

Nous sirotions tranquillement un verre lorsque deux véhicules banalisés se sont garés à proximité .Entre 5 et 6 policiers , certains en civil , sont descendus et se sont dirigés vers nous d’un pas déterminé

Ils sont montés sur la terrasse par les deux escaliers y donnant accès , nous encerclant .

Nous étions assis .Le plus gradé d’entre eux nous a stipulé un contrôle d’identité.Surpris , nous avons demandé quel en était le motif .Il a répété que nous devions lui présenter nos papiers .

Nous avons obtempérer , sauf deux d’entre nous qui ne les avaient pas sur eux mais dans leur voiture garées tout près .Les policiers ont ensuite pris des photos des papiers d’identité et ont demandé à l’un d’entre nous de les suivre .Ce dernier leur a demandé pour quelle raison puisqu’il venait de contrôler son identité

Un des policiers , qui commençait à rougir lui a répondu « on va pas te le répéter deux fois »

Notre ami a donc sorti son téléphone pour prévenir son avocat qui suit les mouvements de solidarité avec les exilés et … c’est à ce moment là que les policiers lui sont tombé dessus , arrachant son téléphone, le projetant au sol , lui sautant dessus

Face contre terre , coups de matraque , clef de bras , coup de genoux , pouces enfoncés dans les yeux, étranglement …pendant plusieurs minutes une violence extrême s’est abattue sur notre compagnon

il hurlait de douleur , nous étions abasourdis

une telle violence pour un simple contrôle d’identité …

Un policier resté en retrait leur a même demandé d’y aller moins fort

Notre ami fut ensuite traîné par les pieds dans les escaliers toujours face contre terre et jeté sur le goudron deux mètres plus loin

Alerté par les cris , des gens autour sont arrivés en courant et ont récupéré notre compagnon en train de se faire lyncher

Les policiers ont gazé tout le monde , y compris notre ami gisant au sol .

Il fut finalement porté à bout de bras , le visage tuméfié , en sang, la mâchoire gonflée , respirant difficilement et aveuglé par les gaz lacrymogènes

Souffrant de multiples contusions , d’un énorme hématome à la mâchoire , d’une entorse aux cervicales, et de douleur au niveau de la trachée , il est parti aux urgences

10 jours d’ITT

Vous avez la monnaie monsieur l’agent ?

Les deux textes précédents et bien d’autres sur  https://valleesenlutte.noblogs.org/

Rendez-vous, vous êtes concernés : 26 avril, 20h, Le navire, Aubenas

Attention, c’est presque tout de suite puisque jeudi 26 avril. Le syndicat CNT interco de l’Ardèche propose la projection suivie d’un débat du dernier film de Yannis et Maud Youlountas.

Après « Ne vivons plus comme des esclaves » puis « je pense donc je suis » voici « l’amour et la révolution »

Dix ans après les premières émeutes, les médias ne parlent plus d e la crise grecque. Tout laisse croire que la cure d’austéritéa réussi et que le calme est revenu. Ce film prouve le contraire.
A Thessalonique,des jeunes empêchent les ventes aux enchères de  maisons saisies.
En Crète, des paysans s’opposent à la construction d’un nouvel aéroport. Tiens ça nous rappelle quelque chose…
À Athènes, un groupe mystérieux inquiète le pouvoir en multipliant les sabotages.
Dans le quartier d’Exarcheia, menacé d’évacuation, le cœur de la résistance accueille les réfugiés dans l’autogestion.
Un voyage en musique parmi celles et ceux qui rêvent d’amour et de révolution.

alors rendez-vous jeudi 26 avril au cinéma « le Navire » d’aubenas.

Les bénéfices seront versés au profit de la Grèce en lutte.

expulsion en cours /communiqué à chaud de la Fédération anarchiste

 

Notre-Dame-Des-Landes,

face à la vengeance étatique, solidarité, action !

 Le gouvernement l’avait promis lors de son annonce d’abandon du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en janvier dernier, sa vengeance viendra en avril avec l’expulsion de la ZAD.

C’est donc cette nuit à 3h du matin que l’opération a été lancée avec 2500 gendarmes accompagnés de blindés, l’objectif étant d’expulser environ 100 personnes et la destruction d’une quarantaine de bâtisses dites « illégales ». Des barricades enflammées ont été érigées sur la « route des chicanes » où se concentre la résistance des Zadistes face aux forces du désordre.

Nous dénonçons cette énième tentative d’expulsion par la violence et nous nous joignons à l’appel des occupant-e-s de la ZAD :

       les rejoindre dès que possible pour mener la résistance

       participer aux rassemblements ce soir à 18h dans tout l’hexagone organisés par les comités de soutien (environ 80 villes pour l’instant)

       participer à la manifestation de samedi à Nantes

Face aux expulsions, aux violences policières et à un Etat qui veut sa vengeance, contre leur monde, la solidarité est notre arme, soutien à tous les occupant-e-s de la ZAD !!!

09/04/2018

Fédération Anarchiste

 

estado assassino ! Justice pour Marielle Franco

« Ce samedi 17 mars à Paris, environ 250 personnes – en majorité
brésiliennes et portugaises – se sont rassemblées place de l’Opéra en
hommage à Marielle Franco, activiste féministe et lesbienne, militante
contre les brutalités policières dans les favelas et contre la
corruption et pour la justice sociale. »       communiqué par la MMF* Continuer la lecture

Aux côtés des occupant-e-s de Bure / un texte reçu

Transmis par notre compagnon de Valence :

Aux côtés des occupant-e-s de Bure

Le petit Bonaparte invente une « ZAD » pour tenter de justifier une intervention militaire Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs).

Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la « politique à l’ancienne » qu’il met en œuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.

En effet la lutte contre l’enfouissement des déchets date des années 1980 -90. Ici et là, la défense du territoire a commencé et elle n’a pas cessé de se renouveler, rythmée par l’actualité du projet. Depuis 2015, le campement VMC de Bure et de nombreux recours juridiques ont permis de bloquer les travaux préparatoires, en libérant et en occupant le Bois Lejuc, une zone stratégique pressentie pour y creuser les galeries de Cigéo, et les puits d’accès et de relargage d’hydrogène radioactif. Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse), le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existait pas.

En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des jeunes et des  moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région, saturés par le projet Cigéo et plus…..Non seulement ce dernier oblitère  l’avenir pour ceux qui voudrait inventer une autogestion. Où venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?

Mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’ANDRA (Agence nationale des déchets radioactifs).

Après d’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions du président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire.

L’infamie gagne du terrain. Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot, la mythique indépendance énergétique n’en finit plus de se révéler au monde et de plomber la France.

Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer l’Etat nucléaire afin de décontaminer l’hexagone et ses institutions et de laisser place à un avenir débarrassé de ces centrales nucléaires.

C’est-à-dire vers un monde où la liberté ne serait pas qu’un aménagement agréable de la survie – les deux pieds irradiés dans la merde. Une perspective qui impose naturellement de ne pas s’en prendre uniquement au nucléaire, mais de le relier à ce qui lui permet d’exister, la domination capitaliste comme la domestication étatique. La pratique du sabotage par des groupes d’affinité, infligeant de gros dégâts matériels aux entreprises qui s’enrichissent dans la transition énergétique, et enfin l’autodéfense contre les violences et les intimidations mafieuses de la police et de l’industrie nucléaire

                         Un irradié non consentant

Valence le 23//02/2018