Archives par étiquette : liberté d’expression

Bistanclaque ! *

Nous avons reçu le communiqué suivant :

Nouvelle attaque à Radio Canut et menaces de mort contre deux animateurs

Radio Canut a été attaqué ce samedi 16 décembre 2017 vers 23h, durant l’émission “Berbères sans frontières”, un an jour pour jour après le caillassage de notre vitrine. Des fumigènes ont été jetés à l’intérieur des locaux par 2 individus non identifiés qui ont pris la fuite et proféré des menaces de morts au téléphone par la suite. Ce n’est pas la première fois que nos locaux sont visés cette année mais un nouveau palier dans la violence et l’intimidation semble avoir été franchi.
Cette fois-ci, c’est une de nos émissions politiques, très écoutée par les militants kabyles dans le monde entier, qui promeut l’identité berbère et critique les pouvoirs en place et tous les fascismes qui a été directement visée.

Toute la radio condamne fermement cette attaque et apporte son soutien indéfectible à l’émission “Berbères sans frontières” et aux animateurs Ali Belkadi et Dalil Makhloufi. S’en prendre à une émission de Radio Canut, c’est attaquer la radio dans son ensemble, ses valeurs anti-autoritaires et ses combats politiques contre l’oppression des peuples et des minorités. Personne ne pourra nous dicter notre ligne de conduite ni restreindre notre liberté d’expression. Depuis plus de 40 ans, Radio Canut est et restera une radio libre et rebelle.

Radio Canut, pour l’écouter en direct

* Bistanclaque : bruit du métier à tisser traditionnel au temps des canuts…

Les anars brésiliens en proie à la répression.

BRÉSIL : Le VIIIe salon du livre anarchiste de Porto Alegre annulé !

Nous informons les camarades de l’IFA qu’une opération de police a eu lieu à Rio Grande du Sud contre les groupes avec lesquels l’Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil a des relations. L’opération de police visait à arrêter les anarchistes et à s’emparer de l’équipement et les matériaux

Hier matin (25/10), la « Polícia Civil Gaúcha » a réalisé à Porto Alegre et dans la région métropolitaine une douzaine de perquisition et a appréhendé dans les espaces libertaires et les habitations des individus qui avaient été identifiés comme des anarchistes. Les perquisitions font partie d’une enquête qui est en cours depuis plus d’un an. Nous pensons que ce n’est pas une coïncidence si cette action de la police est déclenchée seulement deux jours avant le 8 e Salon du livre anarchiste de Porto Alegre. En raison de ce contexte de répression et de persécution des groupes et individus anarchistes nous avons décidé d’annuler le Salon du livre anarchiste de Porto Alegre cette année.  Nous disparaissons sous les radars, seulement pour réapparaître dans un autre point sans cesser de construire des espaces et des moments de liberté. La carte n’est pas le territoire, et pour cela l’État et le capital sont myopes.

Cela ne nous surprend pas que la police lance une campagne qui frappe l’association sans preuve. C’est le rôle de la police d’incriminer et de fabriquer des preuves. La « preuve du crime » se trouve dans les titres, les livres anarchistes, les drapeaux et les affiches anarchistes. Il est évident que toute expression qui ne se soumet pas à l’État sera criminalisée et qu’il n’y a pas de liberté dans la démocratie et le système capitalistes. En fait, cette liberté n’a jamais existé sous aucun gouvernement, sauf comme une simple illusion qui se dissipe dès que cela ne convient pas aux intérêts du capital. C’est ce qui se passe maintenant dans un certain nombre de pays, avec l’augmentation de la répression, du fascisme, de la xénophobie.

À cause de tout cela, nous considérons que, pour l’instant, il vaut mieux nous réorganiser sur un autre point, loin des projecteurs. C’est une décision qui nous fait beaucoup souffrir.
Encore plus après l’effort et le soin que nous avons mis à l’organisation de cet événement, de toutes les propositions d’activités qui venaient de près et de loin, des personnes qui s’étaient déplacées ici et aussi pour ce qui aurait été pour la huitième année consécutive la fête du livre anarchiste dans la ville.

Nous savons que ces attaques partent de ce qu’il y a de pire chez nos adversaires. Cela prend des formes différentes, mais cela fait partie de la même série que nous pouvons reconnaître dans d’autres sphères. Dans d’autres cas, ils prennent prétexte d’un discours moral pour faire de la censure, comme dans l’exposition du Queer Museum ; de prétextes techniques pour maintenir les inégalités, telles que le mensonge selon lequel « l’économie se porte bien », tandis que la misère ne fait qu’augmenter.

Ils ont recours à la violence physique pour chercher à maintenir le contrôle sur les esprits et les corps des personnes qu’ils veulent dominer. Soyons solidaires envers ceux et celles qui souffrent de la criminalisation. De l’Italie à l’Argentine, des États-Unis à la Russie, notre lutte est la même.

Nous ne nous rendrons pas et nous ne perdrons pas notre ardent désir de liberté!

Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil

29/10/2017

 

Pour plus d’informations, lire:
* La police envahit les résidences anarchistes et les espaces à la veille du Salon du livre anarchiste de Porto Alegre [1]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/25/policia-invade-residencias-e-espacos-de-anarquistas-na-vespera-da-feira-do-livro-anarquista-de-porto-
alegre-rs/
* Note de solidarité du Centre de Culture Libertaire de Azenha [2]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/26/porto-alegre-rs-centro-de-cultura-libertaria-da-azenha-emite-nota-de-solidariedade-aos-perseguidos-e-
perseguidas-pelas-forcas-repressivas-do-estado-gaucho/
* Note de la Fédération Anarchiste Gaucho sur la répression [3]

[Porto Alegre-RS] Quarta investida repressiva sobre a FAG em menos de 10 anos

ça presse contre le « Midi Libre »

Lui, c’est un auteur multiplumes. En face, c’est l’artillerie lourde de la presse quotidienne régionale du sud. Lui, c’est un mec libre. En face, c’est une presse aussi « libre » que la dernière lessive est « révolutionnaire ». Alors, quand Joseph Kacem nous envoie un texte… Sûr qu’on va le mettre et le faire circuler… Continuer la lecture

Nîmes, 2e Feria du livre… Le retour !

« […] En 2015, la 2e édition devait se tenir les 21 et 22 novembre. Des mois de travail, des engagements des éditeurs et invités, des frais importants…étaient engagés par les différents partenaires et par nous mêmes. Le 17 novembre, dans le sillage des massacres perpétrés à Paris le 13 novembre, nous apprenons que, pour des préoccupations liées à la sécurité, l’établissement qui nous accueillait, suspendait la convention que nous avions signée. Nous n’avions plus d’autre choix que d’annuler notre Féria, au moins dans un premier temps. Continuer la lecture

Révoltée !

Chronique publiée le 10 mars sur monde-libertaire.net

mamie rougeQuand elle était lancée, t’avais pas intérêt à te trouver en travers de sa route sinon gare au strike. Et là, elle est lancée. Ça fulmine grave sous la mise en plis et ça vibre de partout comme si un éclair suicidaire était venu se frotter à la Marie-Louise… Préférait qu’on l’appelle la Louise parce que la Marie, définitivement interdite de séjour depuis ce maudit jour où on l’avait traînée dans un hangar à prières pour qu’un sombre garde-champêtre lui passe la bague au doigt… Après, juste le temps de lui mettre un polichinelle dans l’tiroir et zou, parti acheter des allumettes et envolé avec les économies. Continuer la lecture

État d’urgence : la police attaque une manifestation à Nantes

Le 13 novembre au soir, quelques heures après les attentats de Paris, le gouvernement décrète l’État d’Urgence sur tout le territoire. Les libertés sont « suspendues », et un pouvoir total est offert aux préfets. En France c’est une situation sans précédent depuis la guerre d’Algérie. Le gouvernement annonce immédiatement une batterie de mesures d’exception, notamment l’armement des policiers municipaux et l’interdiction de toutes les manifestations, une mesure que même Bush après le 11 septembre 2001 n’avait pas osé appliquer. Continuer la lecture

Place de la Ré(station)publique le 29/11

Pour le camp d’en face, la version est simple : Le dimanche 29 novembre 2015, de méchants individus masqués, cagoulés, gantés ont attaqué les innocentes forces de l’ordre qui n’étaient là que pour protéger les gentils manifestants écologistes

les casseurs terrorisant des écologistes terrorisés

les casseurs terrorisant des écologistes terrorisés

et les silencieuses paires de chaussures sagement rangées sur le bitume. Et accessoirement pour veiller à ce que tout ce gentil monde ne parte pas en manifestation. Vous imaginez des pompes vides de tout pied battant le pavé parisien. Et puis, Place de la République, les méchants ont souillé la mémoire des victimes des attaques meurtrières du 13 novembre en balançant des bougies « hommages » sur les robocops.

C’était la version officielle du camp d’en face, largement relayé par les médias… Continuer la lecture