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Les anars brésiliens en proie à la répression.

BRÉSIL : Le VIIIe salon du livre anarchiste de Porto Alegre annulé !

Nous informons les camarades de l’IFA qu’une opération de police a eu lieu à Rio Grande du Sud contre les groupes avec lesquels l’Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil a des relations. L’opération de police visait à arrêter les anarchistes et à s’emparer de l’équipement et les matériaux

Hier matin (25/10), la « Polícia Civil Gaúcha » a réalisé à Porto Alegre et dans la région métropolitaine une douzaine de perquisition et a appréhendé dans les espaces libertaires et les habitations des individus qui avaient été identifiés comme des anarchistes. Les perquisitions font partie d’une enquête qui est en cours depuis plus d’un an. Nous pensons que ce n’est pas une coïncidence si cette action de la police est déclenchée seulement deux jours avant le 8 e Salon du livre anarchiste de Porto Alegre. En raison de ce contexte de répression et de persécution des groupes et individus anarchistes nous avons décidé d’annuler le Salon du livre anarchiste de Porto Alegre cette année.  Nous disparaissons sous les radars, seulement pour réapparaître dans un autre point sans cesser de construire des espaces et des moments de liberté. La carte n’est pas le territoire, et pour cela l’État et le capital sont myopes.

Cela ne nous surprend pas que la police lance une campagne qui frappe l’association sans preuve. C’est le rôle de la police d’incriminer et de fabriquer des preuves. La « preuve du crime » se trouve dans les titres, les livres anarchistes, les drapeaux et les affiches anarchistes. Il est évident que toute expression qui ne se soumet pas à l’État sera criminalisée et qu’il n’y a pas de liberté dans la démocratie et le système capitalistes. En fait, cette liberté n’a jamais existé sous aucun gouvernement, sauf comme une simple illusion qui se dissipe dès que cela ne convient pas aux intérêts du capital. C’est ce qui se passe maintenant dans un certain nombre de pays, avec l’augmentation de la répression, du fascisme, de la xénophobie.

À cause de tout cela, nous considérons que, pour l’instant, il vaut mieux nous réorganiser sur un autre point, loin des projecteurs. C’est une décision qui nous fait beaucoup souffrir.
Encore plus après l’effort et le soin que nous avons mis à l’organisation de cet événement, de toutes les propositions d’activités qui venaient de près et de loin, des personnes qui s’étaient déplacées ici et aussi pour ce qui aurait été pour la huitième année consécutive la fête du livre anarchiste dans la ville.

Nous savons que ces attaques partent de ce qu’il y a de pire chez nos adversaires. Cela prend des formes différentes, mais cela fait partie de la même série que nous pouvons reconnaître dans d’autres sphères. Dans d’autres cas, ils prennent prétexte d’un discours moral pour faire de la censure, comme dans l’exposition du Queer Museum ; de prétextes techniques pour maintenir les inégalités, telles que le mensonge selon lequel « l’économie se porte bien », tandis que la misère ne fait qu’augmenter.

Ils ont recours à la violence physique pour chercher à maintenir le contrôle sur les esprits et les corps des personnes qu’ils veulent dominer. Soyons solidaires envers ceux et celles qui souffrent de la criminalisation. De l’Italie à l’Argentine, des États-Unis à la Russie, notre lutte est la même.

Nous ne nous rendrons pas et nous ne perdrons pas notre ardent désir de liberté!

Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil

29/10/2017

 

Pour plus d’informations, lire:
* La police envahit les résidences anarchistes et les espaces à la veille du Salon du livre anarchiste de Porto Alegre [1]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/25/policia-invade-residencias-e-espacos-de-anarquistas-na-vespera-da-feira-do-livro-anarquista-de-porto-
alegre-rs/
* Note de solidarité du Centre de Culture Libertaire de Azenha [2]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/26/porto-alegre-rs-centro-de-cultura-libertaria-da-azenha-emite-nota-de-solidariedade-aos-perseguidos-e-
perseguidas-pelas-forcas-repressivas-do-estado-gaucho/
* Note de la Fédération Anarchiste Gaucho sur la répression [3]

[Porto Alegre-RS] Quarta investida repressiva sobre a FAG em menos de 10 anos

Communiqué commun de la CNT, de la CGT et de Solidaridad obrera sur la situation en Catalogne

Les organisations signataires, agissant sur le territoire national, partagent une même inquiétude quant à la situation en Catalogne, la répression opérée par l’État, la perte de droits et de libertés que cela suppose et va supposer, et la montée d’un nationalisme rance qui apparaît à nouveau dans une grande partie de l’État.

Nous défendons l’émancipation, en Catalogne et dans le monde entier, de toutes les personnes qui travaillent. Dans ce contexte, peut-être est-il nécessaire de rappeler que nous ne comprenons pas le droit à l’autodétermination comme l’entendent les partis et les organisations nationalistes, mais comme le droit à l’autogestion, pour notre classe, sur un territoire déterminé.

Comprise de cette manière, l’autodétermination passe davantage par le contrôle de la production et de la consommation par les travailleurs et les travailleuses, et par une démocratie directe de bas en haut, organisée selon les principes fédéralistes, que par l’établissement d’une nouvelle frontière ou la création d’un nouvel État.

En tant qu’internationalistes, nous pensons que la solidarité entre travailleurs ne doit pas être limitée aux frontières d’un État, raison pour laquelle il nous importe peu de savoir où ces frontières se situent. Ce qui nous paraît vraiment préoccupant, c’est la réaction vécue dans le reste de l’État, avec l’exaltation d’un « espagnolisme » rance, qui rappelle des temps passés, encouragé par les médias et en phase avec la dérive autoritaire du gouvernement, patente depuis l’emprisonnement de personnes ayant appelé à des actes de désobéissance ou avec l’application de l’article 155 de la Constitution. Il ne nous échappe pas que cette poussée nationaliste pose les bases pour de prochaines limitations de droits et de libertés, contre lesquelles nous devons nous prémunir. La honteuse unité des prétendues « forces démocratiques » dans la justification de la répression annonce un sombre panorama pour toutes les futures dissidences. Il semblerait que le régime post-franquiste qui nous gouverne depuis quarante ans resserre les rangs pour assurer sa continuité.
Ce régime, qui a existé et qui existe encore, tant en Catalogne que dans le reste de l’État espagnol, sent que sa propre survie est en jeu. Grandement remis en question et soumis à une profonde crise de légitimité, il observe avec inquiétude l’accumulation des fronts de lutte ouverts. La menace sur l’intégrité territoriale de l’État s’ajoute aux scandales de corruption, au discrédit de la monarchie, à la remise en question des restrictions appliquées à la population, au mécontentement dû à l’esclavagisme au travail qu’ont entraîné les dernières réformes, l’allongement de l’âge du départ à la retraite, la baisse du montant des pensions, etc. Les appels constants à défendre la Constitution doivent être compris comme une alerte pour mettre fin à cette véritable crise existentielle qui tenaille cet Etat. Le danger est que dans ce processus les comportements répressifs comme ceux auxquels on a assisté récemment dans plusieurs villes catalanes deviennent la norme. Ou pire.

Nous ne savons évidemment pas quel sens vont prendre les événements. Nos organisations resteront attentives à ce qui se passe, prêtes à défendre les intérêts des travailleurs. Nous nous opposerons de toutes nos forces à la répression et à la normalisation des comportements ultradroitiers, qui déjà se perçoivent. Nous ne nous laisserons évidemment pas non plus manipuler par les stratégies des partis politiques dont les objectifs nous sont étrangers. Dans le même temps, nous ne cesserons d’appuyer les mobilisations de la classe ouvrière quand celle-ci décidera que le moment est enfin venu de se défaire du diktat des élites politiques et économiques qui depuis trop longtemps gèrent le contrôle du territoire pour servir exclusivement leurs propres intérêts. En tant qu’organisations syndicales de classe, libertaires et combatives, nous serons présents dans la rue, dans les mobilisations, comme nous l’avons montré en de nombreuses occasions, contre la répression, les restrictions des droits et des libertés, et contre la corruption.

Il est possible que la crise en Catalogne soit le coup de grâce pour un modèle d’État qui agonise. Que ce changement s’oriente dans un sens ou dans un autre dépendra de notre capacité, en tant que classe, à faire prendre à ce processus la direction opposée à la répression et à l’essor des nationalismes. Ayons confiance en l’obtention d’un résultat final qui aille vers plus de libertés et de droits, et non le contraire. Nous jouons gros.

Pour les droits et les libertés ! Contre la répression des classes laborieuses !

Confederación general del trabajo, Solidaridad obrera,
Confederación nacional del trabajo.
(Traduction : Floréal Melgar)

Piotr Riabov, anarchiste russe arrêté. Communiqué. 13 octobre « 1917+100 »

Piotr Riabov (Пётр Рябов), l’un des historiens de l’anarchisme les plus célèbres en Russie, professeur au département de philosophie de l’université de pédagogie de Moscou, auteur de livres, a été arrêté aujourd’hui à cause d’une conférence sur l’histoire du mouvement anarchiste.

Communiqué Piotr Riabov

Attentat terroriste d’extrême droite aux USA. Le silence des États.

Épisode 1 :

Samedi 12 août. « Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties »… par ces mots, le président étasunien Trump renvoie dos à dos le camp de la haine et celui des antiracistes…

Difficile pour ce milliardaire populiste de cracher sur le fumier qui l’a porté au pouvoir suprême. Continuer la lecture