Archives par étiquette : il était plein de fois les anars

rendez-vous avec Lecoin

« EH, P’tit Louis, t’en penses quoi de ce retour du service national ? »

P’tit Louis, c’est Louis Lecoin. « […] Le 1er juin 1962, soutenu par Le Canard enchaîné, Louis Lecoin entama une grève de la faim. Le 15 juin il fut admis de force à l’hôpital Bichat. Le soir même, 28 objecteurs étaient libérés. Louis Lecoin obtint finalement le 22 juin la promesse de l’examen du statut d’objecteur en Conseil des ministres et quitta l’hôpital le 5 juillet. Il fallut néanmoins une nouvelle mobilisation en février et mars 1963, dont une pétition de personnalités, pour que le projet soit effectivement étudié durant l’été 1963. Lecoin menaça de reprendre sa grève de la faim et le statut, amendé, fut adopté le 22 décembre 1963 à l’Assemblée nationale. Le lendemain, tous les objecteurs de conscience étaient libérés. […] » lu ici

En savoir plus sur Louis Lecoin, sur le service national  ?

RENDEZ-VOUS MARDI 21/08 à 18h30

au laboratoire anarchiste 8 place st-jean à Valence

Vous aimerez ce site

Un site à consulter sans crainte :

anarchismeavenir

Pour la petite histoire, ce site a été créé par des jeunes qui ont eu le la bonne idée de faire leur TPE (Travaux personnels encadrés, c’est une épreuve anticipée du bac, en première) sur le thème suivant :

l’anarchisme a t il un avenir dans les sociétés européennes aux regards du passé?

le résultat ? Plongez donc sur leur site.

 

l’anarchie, une amie de cinquante ans

Ce texte, daté du 26 mars, est paru dans https://monde-libertaire.net/. Allez donc vous promenez sur ce site, une bonne façon de suivre l’actualité avec un regard différent.

À celui qui sema une graine d’anarchie dans ma tête de môme.

Jef avait neuf ans. Il apprenait le BL-A-BLA dans une petite école. Le temps des foutues plumes « sergent major », des porte-plumes, du corrector avec ses deux flacons, des buvards, sans oublier les pleins et les déliés.
La télé se démocratisait, dans le sens de mise à la portée du plus grand nombre.

Jef était pote avec un petit brun assez rigolard, Luis, qui était un as du ballon rond. En revanche au niveau scolaire, il collectionnait les matchs perdus à l’extérieur. L’extérieur de Luis étant l’école tant il semblait chez lui partout ailleurs. Luis faisait tout pour passer en sixième. Juste pour voir des étoiles dans les yeux du patriarche.
Le grand-père de Luis avait la peau toute burinée de quelqu’un qui avait passé une bonne partie de sa vie à l’extérieur, et pas forcément dans de bonnes conditions. Jef le respectait par crainte de son regard d’aigle. Il ne savait rien de lui, n’était même pas sûr de l’avoir entendu prononcer une seule phrase entière. Il était généralement assis sur un fauteuil en train de lire le journal ou alors, les deux coudes sur la table, il écoutait la radio.

Quand Jef allait faire ses devoirs chez Luis, il n’osait pas lever les yeux surtout quand ils récitaient leurs leçons en bousillant complètement une des deux occupations favorites du respectable aîné. Luis avait beau lui dire qu’il avait la cote avec avi Angel (pépé Angel), c’est toujours avec une certaine appréhension que Jef s’approchait du vieil Ibérique. Il n’allait pas tarder à entendre sa voix rocailleuse.

Le printemps était là depuis un moment, les grandes vacances se rapprochaient. Avant elles, la remise des prix avec la bise du maire et son haleine à fabriquer des cancres. Plus que deux mois de classe, bientôt les compositions avec la rituelle dictée tirée d’un texte sérieux et moralisateur comme toujours.

Perdu au fin fond de la province, le petit village de Jef ronronnait tranquillement bien loin de se douter de ce qui se jouait dans la capitale et dans de nombreuses grandes villes. Et puis des nouvelles commencèrent à arriver par bribes. Il était question d’étudiants, surtout d’un rouquin. Et puis on parlait de manifestations, de pavés, de barricades, de CRS, d’occupation de la Sorbonne.
Tout ça ne dispensait pas Jef et ses collègues de devoirs bien fournis. Ce qui était synonyme de goûters chez Luis.
Un jour, en arrivant, les deux potes trouvèrent avi Angel agrippé au vieux poste de radio « grandes ondes », pas encore la bande FM.. Dès que la réception d’une station laissait à désirer, il tournait frénétiquement la molette pour vite se caler sur une nouvelle source d’informations. Il avait les yeux pétillants et sautillait sur place. La radio distillait des nouvelles de ce qui se passait essentiellement à Paname.

– A las Barricadas! A las Barricadas! por el triunfo de la Confederacion !
Et Jef assista ébahi au spectacle d’un vieil Espagnol dansant une sardane, donnant la main à des amis invisibles et chantant d’une voix tonitruante.

Et Angel commença à parler et ne s’arrêta plus. La république espagnole, son père, ses deux frères, ses copains, tous cénétistes. Et puis cette « marde » de Franco. La collectivisation chez lui en Catalogne. Les rêves fous partagés avec des villages entiers. Le départ pour le front à 23 ans, un foulard noir et rouge pour cacher la grosse boule dans la gorge de laisser sa mère et ses sœurs. Le goût de la faim, de la boue, du froid et du sang. Et la nuit qui s’installe dans les yeux du copain tombé juste à côté de lui. Et le repli, le départ pour la France « terre d’asile » avec la planque pour éviter les camps d’internement, et les fragments de nouvelles qui parviennent par bribes. Et toutes ces personnes – connues et aimées – emportées par la tempête, mortes ou disparues.
– Viva la muerte ! Carognes de franquistes de marde !
Et le maquis dans les Alpes avec quelques compañeros. Et la neige aussi froide qu’en Espagne. La nuit qui s’installe dans les yeux du copain fauché par la balle d’un enfoiré de milicien français. Encore une fois trop de morts, trop de sang. Quelques rares survivants. Et puis ce besoin de laisser couler beaucoup d’eau non pas pour oublier, mais pour faire sans. Trop de chagrins.
Voilà que maintenant ces jeunes venaient agiter la marmite à souvenirs.

– A las Barricadas! A las Barricadas! por el triunfo de la Confederacion !

Vinrent les premiers témoignages de manifestations avec son lot de charges, de lacrymos, de pavés et de barricades. Les parents de Luis n’avaient pas la télé. Les parents de Jef en avaient une, Claude Pieplu racontait les Shadoks, Nounours endormait les plus petits. Les infos étaient réservées aux adultes. Alors pour ce qui se déroulait dans les rues parisiennes, Jef devait faire appel à son imagination. La dernière barricade qu’il avait vue sur le petit écran, c’était celle de Marius, de Gavroche. Alors Jef s’imaginait des jeunes qui se faisaient tirer comme des lapins par des hommes en uniformes. Dans son imaginaire de môme, les rues de la capitale étaient à feu et à sang. Jabert et ses collègues faisaient leur sale boulot à la perfection : six cents interpellations le 3 mai, quatre cents le 6 mai. Il imaginait son petit village de huit cents habitants déserté par un coup de matraque magique.
Et puis, comme dans les westerns, les grosses organisations syndicales arrivèrent sur leurs gros chevaux pour être sur la photo. Vers la mi-mai la grève gagna les entreprises.
Le dix-sept fut une date historique pour Jef : l’ORTF était à son tour paralysé et on diffusa des films pour faire patienter les téléspectateurs. Il n’avait rien contre « Cinq colonnes à la une » mais grâce aux événements il put découvrir « Crésus » de Giono avec Fernandel, « Guerre secrète » un film à sketchs très sombre avec Bourvil son idole et d’autres films oubliés parce que moins marquants.
Il pouvait veiller tard, son institutrice était, elle aussi, en grève. Et comme il n’y avait plus d’essence, même les tracteurs faisaient la grasse matinée, le boucher ne venait plus sur la place en klaxonnant à 8h du matin. Seuls quelques coqs faisaient crânement leur job de réveille-matin. Aucune solidarité avec les grévistes… C’est peut-être le jaune de leur origine qui leur était resté dans la tronche.

Las, un peu avant la fin du joli mois de mai, Avi Angel cracha sur la route avant de jouer les oiseaux de mauvais augure :
– Bah ! les commounistes, ils vont encore touer la révolucion…
Et il raconta les milices obligées de s’intégrer aux Brigades Internationales farcies de mouchards à la solde du Komintern. Et l’épisode de la poste centrale de Barcelone en mai 37 lorsque CNT, POUM essayèrent de résister héroïquement face aux staliniens plus nombreux, mieux armés avant de devoir céder. Et la répression féroce qui suivit. Et les assassinats, les disparitions des compañeros. Et la continuation de la sale besogne sur le sol français.
– Staline pour touer la révolucion, il a embrassé Franco la marde sur la bouche. Les commounistes francés, ils vont sé faire baiser par De Gaulle…

Quelques jours plus tard, Jef fut témoin d’un évènement d’une infinie tristesse : Avi Angel, le vieux bloc de granit qui avait connu toutes les galères possibles, était en train de pleurer en silence, sans chercher à se cacher. Il avait entendu au poste qu’un accord sur le protocole de Grenelle avait été conclu entre syndicats, patronat et gouvernement.
Avi Angel sortit le mouchoir à carreaux, se moucha bruyamment, regarda les deux mômes en face de lui tout embêtés et prêt à y aller de leurs larmes.
Alors le vieux guerrier fit un petit sourire forcé et leur dit : « horosement qu’il y a les commounistes pour faire des connéries sinon on s’ennouierait… »

Exit Mai 68…

Epilogue : Des années plus tard, alors que Jef était allé voir le patriarche…
« Yé dois tou lé dire, yé pris ma carte au parti commouniste…
– ???
-Yé vais bientôt finir ma route alors si quelqu’un dois mourir, autant qué sé soit oun commouniste… »

 

Solidarité avec Fabien de l’Organisation Anarchiste / Communiqué de la Fédération anarchiste

La fédération Anarchiste apporte tout son soutien à Fabien G. militant anarchiste au groupe « Nosotros » de l’Organisation Anarchiste qui a refusé de donner son ADN et se retrouve devant le Tribunal d’Instance.
Le 16 novembre 2017, il avait été arrêté lors d’une table d’information sur le compteur Linky puis placé en garde-à-vue au commissariat de St-Gaudens durant 7 heures dans l’unique but de ficher son ADN.

Nous appelons à aller le soutenir lors de sa comparution devant le Tribunal d’Instance de Saint-Gaudens (en Haute-Garonne), le 1er mars 2018,à partir de 14h. Nous ré-affirmons notre opposition à ces méthodes de fichage liberticide quelles qu’elles soient, notamment le fichage ADN et demandons la relaxe pour Fabien G.

Pour le soutenir financièrement une caisse de solidarité afin de répondre aux dépenses afférentes à cette affaire a été mise en place :
Cercle d’Etudes Sociales au CCM Perpignan-Castillet 10278 0896200022006141 48

La fédération Anarchiste

18/02/2018

Barcelone, mai 37, l’hallali de la révolution.

Été dernier, je commettais un texte pour le Monde libertaire papier. J’y faisais le parallèle entre l’attaque à Lille du local de la CNT par la police aux ordres d’un gouvernement socialiste et l’attaque du central téléphonique de Barcelone en mai 37.

Si vous voulez lire ou relire le texte, il est ici : http://www.aubanar.lautre.net/lassaut/

Pour en savoir plus sur les journées de mai 37 :

et pour voir ou revoir cette journée d’avril 2016 à Lille : http://www.aubanar.lautre.net/lille-saccage-dun-local-syndical-par-la-police/

bernard

 

Les anars brésiliens en proie à la répression.

BRÉSIL : Le VIIIe salon du livre anarchiste de Porto Alegre annulé !

Nous informons les camarades de l’IFA qu’une opération de police a eu lieu à Rio Grande du Sud contre les groupes avec lesquels l’Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil a des relations. L’opération de police visait à arrêter les anarchistes et à s’emparer de l’équipement et les matériaux

Hier matin (25/10), la « Polícia Civil Gaúcha » a réalisé à Porto Alegre et dans la région métropolitaine une douzaine de perquisition et a appréhendé dans les espaces libertaires et les habitations des individus qui avaient été identifiés comme des anarchistes. Les perquisitions font partie d’une enquête qui est en cours depuis plus d’un an. Nous pensons que ce n’est pas une coïncidence si cette action de la police est déclenchée seulement deux jours avant le 8 e Salon du livre anarchiste de Porto Alegre. En raison de ce contexte de répression et de persécution des groupes et individus anarchistes nous avons décidé d’annuler le Salon du livre anarchiste de Porto Alegre cette année.  Nous disparaissons sous les radars, seulement pour réapparaître dans un autre point sans cesser de construire des espaces et des moments de liberté. La carte n’est pas le territoire, et pour cela l’État et le capital sont myopes.

Cela ne nous surprend pas que la police lance une campagne qui frappe l’association sans preuve. C’est le rôle de la police d’incriminer et de fabriquer des preuves. La « preuve du crime » se trouve dans les titres, les livres anarchistes, les drapeaux et les affiches anarchistes. Il est évident que toute expression qui ne se soumet pas à l’État sera criminalisée et qu’il n’y a pas de liberté dans la démocratie et le système capitalistes. En fait, cette liberté n’a jamais existé sous aucun gouvernement, sauf comme une simple illusion qui se dissipe dès que cela ne convient pas aux intérêts du capital. C’est ce qui se passe maintenant dans un certain nombre de pays, avec l’augmentation de la répression, du fascisme, de la xénophobie.

À cause de tout cela, nous considérons que, pour l’instant, il vaut mieux nous réorganiser sur un autre point, loin des projecteurs. C’est une décision qui nous fait beaucoup souffrir.
Encore plus après l’effort et le soin que nous avons mis à l’organisation de cet événement, de toutes les propositions d’activités qui venaient de près et de loin, des personnes qui s’étaient déplacées ici et aussi pour ce qui aurait été pour la huitième année consécutive la fête du livre anarchiste dans la ville.

Nous savons que ces attaques partent de ce qu’il y a de pire chez nos adversaires. Cela prend des formes différentes, mais cela fait partie de la même série que nous pouvons reconnaître dans d’autres sphères. Dans d’autres cas, ils prennent prétexte d’un discours moral pour faire de la censure, comme dans l’exposition du Queer Museum ; de prétextes techniques pour maintenir les inégalités, telles que le mensonge selon lequel « l’économie se porte bien », tandis que la misère ne fait qu’augmenter.

Ils ont recours à la violence physique pour chercher à maintenir le contrôle sur les esprits et les corps des personnes qu’ils veulent dominer. Soyons solidaires envers ceux et celles qui souffrent de la criminalisation. De l’Italie à l’Argentine, des États-Unis à la Russie, notre lutte est la même.

Nous ne nous rendrons pas et nous ne perdrons pas notre ardent désir de liberté!

Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil

29/10/2017

 

Pour plus d’informations, lire:
* La police envahit les résidences anarchistes et les espaces à la veille du Salon du livre anarchiste de Porto Alegre [1]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/25/policia-invade-residencias-e-espacos-de-anarquistas-na-vespera-da-feira-do-livro-anarquista-de-porto-
alegre-rs/
* Note de solidarité du Centre de Culture Libertaire de Azenha [2]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/26/porto-alegre-rs-centro-de-cultura-libertaria-da-azenha-emite-nota-de-solidariedade-aos-perseguidos-e-
perseguidas-pelas-forcas-repressivas-do-estado-gaucho/
* Note de la Fédération Anarchiste Gaucho sur la répression [3]

[Porto Alegre-RS] Quarta investida repressiva sobre a FAG em menos de 10 anos

le 26 octobre au Labo (Valence) : « Makhno, le paysan d’Ukraine »

Jeudi 26/10 à 19h30 au laboratoire anarchiste

8 place St jean- Valence (Drôme)

 

À l’heure où des autoritaires de tout bord organisent conférences, débats et commémorations pour célébrer le centième anniversaire du coup d’État bolchévik de 1917, tentant de redorer le blason de dictateurs, ennemis sanguinaires de l’auto-organisation révolutionnaire et de la liberté, et de ressusciter la conception autoritaire de la révolution sociale, totalement et définitivement désavouée par la longue histoire d’atrocités et d’en­terrements de véritables révolutions commis par ses adeptes et commissaires, nous aussi proposons de jeter un regard en arrière.

Mais un regard totalement autre, qui tentera de scruter le panorama des événements de 1917 et les années qui ont suivis pour découvrir les aspi­rations révolutionnaires des paysans et des ouvriers, le bouleversement total pour lesquels elles et ils ont com­battu, les terrorismes bolchévik et blanc auxquels ils se sont heurtés.

De nombreuses révoltes et insurrections, dans les villes, les forêts, les bases militaires, les usines et les campagnes, se sont opposées dans ces années révolutionnaires à la constitution de l’État bolchévik, l’étrangleur de toute tentative de se débarrasser défini­tivement de toute oppression et de toute exploitation.

Pour essayer de détricoter nous proposons un film nous projetons : Makhno, le paysan d’Ukraine un film documentaire d’Héléne Chatelain, est une légende, une légende controversée par les historiens officiels, par les autorités soviétiques qui en ont fait une perversion, et parfois même par les libertaires.

Pour mémoire, de 1917 à 1921, des anarchistes-communistes et des anarcho- syndicalistes organisent une résistance révolutionnaire principalement paysanne contre les troupes pro-tsaristes et contre les bolcheviks en Ukraine. Attaqué par les armés des blancs (soutenus par l’État Français et l’État Anglais), trahi-e-s,et traqué-e-s par les rouges, ils et elles se battront avec courage et inventivité avant de connaître et la répression ou l’exil, et la calomnie.

La projection évoquera également le combat de l’anarchiste Maria Nikiforova et de ses ami-e-s. « Au moment précis du vote et de l’adoption de ces me­sures contre le peuple, les partisans-insurgés révolution­naires on fait sauter le bâtiment du comité moscovite du parti des communistes-bolchéviks. Les débris de ce bâti­ment sont l’abri adéquat pour les représentants du plus que sanglant parti réactionnaire des bolchéviks et des commissaires.

Telle est la vengeance des partisans-insurgés révolu­tionnaires à l’encontre des « tchékistes » et des « com­missaires », pour les dizaines de milliers de paysans, travailleurs et membres de l’intelligentsia laborieuse fu­sillés,pour les makhnovistes d’Ukraine,pour les exécutions et les arrestations d’anarchistes, pour la dissolution de leurs groupes et fédérations dans toutes les villes et villages, pour la fermeture de tous leurs jour­naux et revues. »

Des textes conseillés:
- Voline, la révolution inconnue.
- Mila Cotlenko, Maria Nikiforova, la révolution sans attendre. Anonyme
- Vive la révolution, à bas la démocratie ! Anarchistes de Russie dans l’insurrection de 1905.

présentation soirée

 

Piotr Riabov, anarchiste russe arrêté. Communiqué. 13 octobre « 1917+100 »

Piotr Riabov (Пётр Рябов), l’un des historiens de l’anarchisme les plus célèbres en Russie, professeur au département de philosophie de l’université de pédagogie de Moscou, auteur de livres, a été arrêté aujourd’hui à cause d’une conférence sur l’histoire du mouvement anarchiste.

Communiqué Piotr Riabov

Vals avec un seul « l »…

Août 1917, les travailleurs espagnols se lancent dans une grève générale… Parmi eux, un jeune ouvrier mécanicien prône l’insurrection ouvrière et le sabotage. La grève générale est réprimée dans un bain de sang. Au sein de l’UGT (Union General de Trabajadores), on a pas vraiment l’esprit révolutionnaire : le jeune mécano est viré alors que les soldats le recherchent… Il vient alors se réfugier en France. Buenaventura Durruti, puisqu’il s’agit de lui, est accueilli par les anars. Il rencontre Sébastien Faure, Louis Lecoin, des membres de la CNT en exil et trouve le temps d’un air de guitare à Vals (avec un seul « l »)-les-Bains dans le sud ardéchois… Continuer la lecture