Archives du mot-clé élections/abstention

En avant, marche !

Article publié le 30 mai sur le Monde libertaire sur la toile

C’est l’histoire d’un Monsieur Lambda qui a pour toutes richesses un loup, une chèvre et un chou. Y a une rivière avec de la flotte. Une barque… Et la possibilité pour Monsieur Lambda de faire traverser une seule de ses « richesses » à la fois.
Cruel casse-tête… Comment faire pour ne pas laisser seuls, en tête à tête, la chèvre et le loup, le chou et la chèvre sinon gros problème. Lire la suite

75e Congrès de la Fédération anarchiste. Merlieux (3 au 5 juin 2017)

Au cours du dernier congrès de la Fédération anarchiste furent adoptées les deux motions suivantes :

bandeau FA« SALUT A TOI »

Réunie à son 75ème congrès, à Merlieux (Aisne), la Fédération anarchiste
salue toutes celles et tous ceux qui luttent, individuellement et
collectivement, ou qui construisent des alternatives, notamment :

– dans les ZAD,
– contre les projets inutiles imposés,
– contre le nucléaire et les énergies fossiles,
– pour les droits des travailleuses et travailleurs,
– pour les droits des chômeurs et chômeuses,
– pour une agriculture paysanne,
– contre le racisme,
– contre le sexisme, le patriarcat, la haine envers les LGBTI,
– pour l’accueil des migrant-e-s,
– contre la répression…

Pour la justice sociale, la liberté, l’égalité économique et sociale, la
Fédération anarchiste, selon ses moyens, sera toujours à vos côtés.

Laon, le 5 juin 2017

bandeau FAMotion sur la situation économique et sociale

La Fédération anarchiste s’est réunie lors de son 75e Congrès les 3, 4 et 5 juin 2017 à Laon et merlieux dans l’Aisne pour aborder l’évolution du monde et actualiser son projet anarchiste.

Le capitalisme globalisé et ses soutiens étatiques et religieux accentuent leurs pressions sur l’humanité et l’environnement, pour asseoir par des modes de régulation et de production de plus en plus brutaux le triomphe de la
logique de profit.

La thèse de la crise permanente du capitalisme qui justifie les politiques d’austérité et de régression sociale sert à camoufler la réalité : les riches sont de plus en plus riches tandis que les pauvres sont de plus en plus nombreux et
plongent dans la misère. En cela, le capitalisme remplit parfaitement le rôle qui est le sien.

L’arrogance des capitalistes encouragée par une véritable colonisation des esprits remet aujourd’hui en cause le pacte concédé à l’issue de la seconde guerre mondiale qui institua la protection sociale, le système de retraite par
répartition et une redistribution limitée des richesses pour éloigner le spectre révolutionnaire et développer une nouvelle classe dite moyenne et la société industrielle et de consommation de masse.

Le système capitaliste cherche sans cesse de nouvelles sources de profits incarnées aujourd’hui par le capitalisme vert, la numérisation et la robotisation de l’économie et même la fin du salariat en individualisant la relation entre
le travailleur et son patron par l’uberisation et l’auto entreprenariat. Le capitalisme paupérise la classe moyenne dont la première utilité était de neutraliser le danger révolutionnaire, ce qui rend la lutte des classes plus
franche et plus directe.

En contrepartie, l’appareil répressif étatique et l’emprise des religions sur les consciences se renforcent pour imposer la peur et la résignation. L’état d’urgence qui était une exception devient la norme, la présence militaire dans les rues, la surveillance généralisée et les restrictions des libertés publiques se banalisent, la police se militarise et se radicalise, devient factieuse et multiplie les violences et
les provocations.

Les élections présidentielles passées et législatives à venir démontrent une progression des tendances souverainiste et populiste en même temps qu’une volonté avérée d’effacer la conscience de classe en affirmant supprimer le clivage gauche-droite comme l’ont souligné les deux finalistes de la dernière course à l’Élysée. Le pouvoir a mis en place le candidat le plus à même de défendre les intérêts du patronat et de la Finance. Sa mission est un programme de démolition sociale dans la droite ligne des présidents et gouvernements précédents en marche vers le détricotage du Code du travail, une fiscalité antisociale, la suppression des régimes spéciaux et la mise en place d’un système de retraites par points…

Le Front national a dépassé les dix millions de voix en jouant sur la peur de l’autre et en s’érigeant en défenseur de façade des acquis sociaux. Pour autant, le Capital n’a pas aujourd’hui besoin du FN pour arriver à ses fins : le MEDEF a appelé à voter Macron.

Le projet Mélenchonniste est une impasse. Le modèle du leader charismatique, nouveau sauveur suprême, messie des temps modernes, incarnation du « peuple » a détourné la question sociale du terrain de la lutte des classes vers celui de la lutte des places. L’imposture des partis Syriza et Podemos en Europe ou des régimes de Chavez et Maduro au Venezuela témoignent de leurs soumissions
aux diktats capitalistes : le Pouvoir reste maudit.

Si les anarchistes sont volontairement absents des urnes et du spectacle médiatique, ils demeurent présents et actifs dans les luttes et les alternatives. Notre anti-électoralisme est en phase avec le rejet grandissant de la classe politique et un intérêt croissant pour le mandatement impératif, la rotation et la révocabilité des mandatés et le fédéralisme libertaire.

La tâche des révolutionnaires est de dessiner des perspectives permettant de crédibiliser et d’envisager la transformation sociale. En cela le mouvement anarchiste n’a pas capitulé et reste fidèle à son projet révolutionnaire : le socialisme libertaire sans frontières. Pour cela, la diffusion de nos idées et de nos pratiques doit rester notre tâche essentielle, tout en apprenant des luttes diverses et en menant le nécessaire travail de remise en cause et de réactualisation de nos propositions et de nos pratiques.

Les temps prochains nécessiteront la mobilisation de toutes les forces attachées à l’émancipation, la Fédération anarchiste réunit en son 75e Congrès prendra toute la place qui lui revient dans ce combat et appelle les individus et groupes qui partagent notre projet commun à la rejoindre et à la renforcer.bandeau FA


Les habits neufs du châtelain

Article publié le 9 avril sur le Monde libertaire sur le net

L’est bien biau not’ seigneur du châtiau. Rien qu’à le zieuter, nous donne des frissons. C’est point tous les jours qu’on peut l’voir parader par nos ch’mins alors, quand ça s’passe, faut pas l’rater. A matines, dans la chapelle du domaine, toujours l’premier à s’faire voir le missel à la main mais par nos ch’mins, y a risque de boue et de mauvaises rencontres. Lire la suite

« Billet si’ou plait » 22 septembre 2015.

PopCornMadame ou Monsieur Lambda sort du cinéma furibardE. Parce que Monsieur ou Madame Lambda a une fois de plus fait preuve d’un optimisme inconsidéré. Madame ou Monsieur Lambda était partiE pleinE de confiance et de certitude frisant la crise mystique. Après avoir consulté les horaires des séances, fait la queue pour prendre son billet, opté pour des popcorns plutôt qu’une barre chocolatée, montré son bout de papier au préposé souriant. Après s’être glisséE jusqu’au fond de son fauteuil de la troisième rangée place centrale et s’être endormiE pendant la première partie du film vu pour la Xième fois, Monsieur ou Madame Lambda n’en avait pas cru ses yeux : Une fois de plus, le commandant Edward John Smith n’a pas été fichu d’éviter l’iceberg et le Titanic a encore une fois fait naufrage. Y en a qui ont de la constance dans les erreurs !…
Madame ou Monsieur Lambda a tout faux : c’est lui le seul responsable de ses 3 heures gâchées à réchauffer un plat. À quoi pouvait bien s’attendre Monsieur ou Madame Lambda en allant revoir pour la Xième fois le même film ? À une fin différente ?

Monsieur ou Madame Lambda, d’origine grecque comme son nom l’indique, pense alors aux élections qui viennent de se passer du côté du Péloponnèse. Alexis Tsipras a gagné… Celui qui devait faire plier l’Union Européenne mais qui a fini par manger dans la main d’Angela Merkel et consorts. Celui qui a voulu user du référendum pour mettre la Finance à genoux mais qui a fini par oublier le choix de ses concitoyens. Lui, le leader de Syriza (Synaspismós Rizospastikís Aristerás, soit « Coalition de la gauche radicale »…) va-t-il cette fois éviter l’iceberg capitaliste ?

grèce
Les électeurs et électrices grecQUEs étaient 56% à aller voter. Parmi ces 56% de bons citoyens hésitant entre les popcorns ou la barre chocolatée, il y en 35,5% qui ont opté pour la ci-devant gauche radicale remasterisée version 3D. Résultat, le même film annoncé.

Les élections se suivent, les façades des banques restent toujours aussi arrogantes. Le commandant Tsipras va continuer à naviguer dans les eaux troubles du pouvoir.

Vouloir jouer au foot avec un ballon ovale (juillet 2015)

           Tout va bien, c’est l’été, Monsieur ou Madame Lambda se laisse aller à s’abrutir devant la boîte à images : Fort Boyard, Tour de France, matchs de foot… télé cerveauxMonsieur ou Madame Lambda a préféré suivre le feuilleton de la FIFA plutôt que de suivre guerres et crises à travers le monde. La FIFA, un système gangréné par le pouvoir, le fric, les magouilles et la corruption…

Monsieur ou Madame Lambda s’est réveillé avec la gueule de bois commune à celles et ceux qui croient à la parole des politiciens. Lire la suite

Israël contre les Juifs (Pierre Stambul)

Israël contre les Juifs

C’est un refrain bien établi. Vous critiquez Israël et le sionisme ? Vous êtes antisémite ! Un Juif français veut pouvoir « vivre son judaïsme » ? On l’invite à faire son « alyah » et à apporter sa pierre à la colonisation de la Palestine.
On essaie de nous marteler que l’histoire des Juifs s’est achevée et qu’Israël en est l’aboutissement. Israël fonctionne comme un effaceur de l’histoire, de la mémoire, des langues, des traditions et des identités juives. La politique israélienne n’est pas seulement criminelle contre le peuple palestinien. Elle se prétend l’héritière de l’histoire juive alors qu’elle la travestit et la trahit. Elle met sciemment en danger les Juifs, où qu’ils se trouvent. Et elle les transforme en robots sommés de justifier l’injustifiable. Lire la suite