Archives du mot-clé écologie

 » à Roybon ! à Roybon ! »

Moins médiatisée que la ZAD de la dame des Landes, pas très loin de par ici, la ZAD de Roybon, installée pour lutter contre l’implantation d’un Bidul’ Park.

On en est où ?

La réponse avec deux textes pris sur le blog du laboratoire anarchiste et livrés par notre agent de Valence : Lire la suite

Marée bleue sur la ZAD. Quand il ne reste plus que la terreur à L’État.

article publié le 1er juin sur le Monde libertaire version web

Dans la quasi-totalité des pays, législativement parlant, le mot « pollution » qualifie la contamination d’un milieu par un agent polluant au-delà d’une norme, d’un seuil tolérable.
On peut donc dire que le déversement, à l’heure du laitier, de quelques 500 gendarmes à Sainte-Colombe-en-Bruilhois a quelque chose qui s’apparente à une pollution volontaire, un dégazage dû à Madame Patricia Willaert, la parfaite préfette du Lot-et-Garonne. Lire la suite

Tranche de Vian

Elle serait là, si lourde

locomotiveElle serait là, si lourde avec son ventre de fer et ses volants de laiton, ses tubes d’eau et de fièvre. Elle courrait sur ses rails comme la mort à la guerre, comme l’ombre dans les yeux. Il y a tant de travail, tant et tant de coups de lime, tant de peine et de douleurs, tant de colère et d’ardeur et il y a tant d’années, tant de visions entassées, de volonté ramassée, de blessures et d’orgueils.
Métal arraché au sol, martyrisé par la flamme, plié, tourmenté, crevé, tordu en forme de rêve… Il y a la sueur des âges enfermée dans cette cage, dix et cent mille ans d’attente et de gaucherie vaincue.

S’il restait un oiseau et une locomotive et moi seul dans le désert avec l’oiseau et le chose. Et si l’on disait : « choisis… » Que ferais-je, que ferais-je ?

gobe-mouchesIl aurait un bec menu comme il sied aux conirostres, deux boutons brillants aux yeux, un petit ventre dodu. Je le tiendrais dans ma main et son cœur battrait si vite… Tout autour, la fin du monde en deux cent douze épisodes…
Il aurait des plumes grises, un peu de rouille au bréchet et ses fines pattes sèches, aiguilles gainées de peau…

« Allons, que garderez vous ? Car il faut que tout périsse mais pour vos loyaux services, on vous laisse conserver un unique échantillon. Comotive ou zoizillon ? »

Tout reprendre à son début, tous ces lourds secrets perdus, toute science abattue si je laisse la machine..

Mais ses plumes sont si fines et son cœur battrait si vite que je garderais l’oiseau.

Boris Vian

« Lettre aux anarchistes » un texte de Jean-Louis Phan-Van

Pouvons-nous ne pas percevoir ni craindre l’avenir qui semble se dessiner, non plus à long mais à court terme, sans pour autant céder aux sirènes du catastrophisme ?
Pourtant, c’est le pire qui s’annonce à la fois imperceptiblement et parfois avec éclat.
Le réchauffement climatique est déjà à l’œuvre et ne peut plus être contesté. D’autres désastres écologiques silencieux, visibles ou pas, s’accumulent au fil des informations qu’on obtient.
Je ne rappellerai donc pas ici tous les méfaits du capitalisme dans sa destruction presque systématique de la nature et ce, au niveau mondial qui ne lui laisse aucune terre lui échapper !
Dans ce constat édifiant et lucide qui pourrait encore nier la question écologique puisque c’est l’avenir même de l’humanité qui est posé ?
Si par le passé, le mouvement anarchiste s’est difficilement relevé des barbaries du 20e siècle exercées par le fascisme brun ou rouge, avec cette question, il s’agit d’un défi autrement plus capital quant aux conséquences qu’elle pourrait produire. Lire la suite

Au Miocène, le Sahara était une forêt humide… (avril 2015)

moaïIle de Pâques (Rapa Nui dans la langue insulaire), quelque part dans le Pacifique. Entre 500 et 800 de notre ère (pour situer, de Clovis à Charlemagne), des tribus polynésiennes s’y installent. Les colons se partagent les 166 km2 et tout naturellement les rivalités apparaissent. Les petits chefs ont la tête qui enfle au point de la vouloir gigantesque mégalithe sculptée. Sans oublier leurs ancêtres, les ancêtres amis, les ancêtres adoptés… quelques centaines de moaïs (les statues en question).Paques_carriere4

Alors on taille dans la roche sur les sommets puis on descend les beaux bébés d’une cinquantaine de tonnes chacun. Et pour cela, on utilise des troncs d’arbre comme rouleaux. Beaucoup de moaïs, beaucoup de troncs, beaucoup de rouleaux… On déboise à tout va.
Les arbres disparus, pas gagné de se faire des pirogues pour aller pêcher le poisson nécessaire à l’alimentation. Se rabattre sur les oiseaux ? Trop tard, plus d’arbres pour qu’ils y nichent alors exit les oiseaux. Les tribus sombrent dans le cannibalisme. Lire la suite