sur l’ pont de Nantes…

Sur l’ pont de Nantes, un bal y est donné. Sur l’pont de Nantes un bal y est donné…manif nantes antifn 2manif nantes antifn 1Souvenirs de la manif anti FN du samedi 25 février.

Après une semaine pleine de débats et de discussions se tenait le weekend d’action contre la venue de Marine Le Pen à Nantes. 5 ans auparavant, les militant.e.s du Front National étaient retranché.e.s dans une petite salle de la périphérie, voilà qu’aujourd’hui leur était offerte le Zénith.

Le samedi, un rassemblement était appelé à 15h à la croisée des trams, à l’initiative d’un collectif interorganisation composé de la CGT, de Solidaires, d’autres syndicats ainsi que du collectif nantais A l’abordage, visiblement encore en recherche d’aventures après avoir réussi à faire annuler l’université du PS cet été.
Pour cette manifestation très hétéroclite, le groupe des Bons-Enfants a déployé 2 banderoles grâce à l’aide indispensable des camarades des groupes anarchistes Orage et Alhambra. « Libérée, Délivrée, Je ne voterai plus jamais », « Sédition » ,… Un petit air des années 70 italiennes se ressentait alors que l’un des dessins présent sur l’une de nos banderoles rappelait le signe que faisaient ouvrier.e.s et étudiant.e.s avec leurs doigts pour symboliser un pistolet, tandis que d’autres manifestant.e.s portaient une grande banderole ornée d’un dragon rouge, clin d’oeil ostensible à une banderole italienne de Bologne en 1977. Au milieu du cortège se tenait un candidat à 5 visages (Macron, Fillon, Le Pen, Hamon et Mélenchon) sur un bateau à la dérive, qui finira brûlé.
Le symbole est fort. Nous n’étions pas là seulement contre le Front National, mais contre les élections.
Après un départ en manifestation calme mené par les syndicalistes, suivi d’un cortège déter’ comme ceux qu’a pu connaître le mouvement du printemps, et des organisations, la situation dégénère très vite par l’assaut des forces de l’ordre sur la foule. Pluie de lacrymogènes, détonations des grenades, coups de matraques et tirs de LBD viennent alors rythmer les activités artistiques des manifestant.e.s. Malgré cette présence dérangeante, bruyante et puante de flics, tentant de diviser dans les ruelles de Nantes la bande de joyeux lurons, la bonne ambiance est toujours présente, relançant de plus bel les festivités à chaque fois qu’un groupe séparé des autres arrivait à rejoindre le reste de la manifestation. La solidarité en acte.
Des prises de paroles seront faites au miroir d’eau, pendant que d’autres étaient encore affairé.e.s avec la maréchaussée. Un beau feu d’artifice sera tiré. Mais pas forcément vers le ciel. Un bout de la manifestation, toujours plus audacieuse et fougueuse, continuera la partie. Un véritable jeu du chat et de la souris, qui tournera vite court après quelques échanges de politesse avec les forces de l’ordre. Fin de partie.
8 arrestations pendant la manifestation. Soutien à ces camarades, ainsi qu’aux blessé.e.s.
Le dimanche est plus calme : le dispositif policier est très lourd. Entrer sur le lieu semble impossible. Tout de même une attaque artistique de bus du Front National, un incendie déclenché sur le périphérique et une opération escargot. Dans le centre, la BAC se balade de lieu en lieu, fortifiant soudainement la préfecture à cause d’une petite banderole. Une action a lieu au même moment au château des ducs où une banderole est déployée sur le haut des remparts.
Ces élections promettent.
Nous resterons ingouvernables. »
Benjamin, groupe anarchiste des Bons-Enfants.
Un grand merci à lui. Aubanar

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