État d’urgence : la police attaque une manifestation à Nantes

Le 13 novembre au soir, quelques heures après les attentats de Paris, le gouvernement décrète l’État d’Urgence sur tout le territoire. Les libertés sont « suspendues », et un pouvoir total est offert aux préfets. En France c’est une situation sans précédent depuis la guerre d’Algérie. Le gouvernement annonce immédiatement une batterie de mesures d’exception, notamment l’armement des policiers municipaux et l’interdiction de toutes les manifestations, une mesure que même Bush après le 11 septembre 2001 n’avait pas osé appliquer.

Les jours qui suivent, les policiers perquisitionnent, armes à la main en défonçant les portes, plusieurs milliers de foyers, de squats, de restaurants ou de mosquées. Dans l’écrasante majorité des cas, les perquisitions sont inutiles.

Fin novembre, l’inauguration de la COP21, sommet international pour le climat, est précédée par l’assignation à résidence de dizaines de personnes impliquée dans les luttes écologistes. Le 29 novembre, la manifestation organisée à Paris est encerclée et gazée. Plusieurs centaines de personnes sont arrêtées. Le gouvernement annonce désormais vouloir reconduire et « durcir » l’État d’Urgence, et multiplier les assignations à résidence.

Leur objectif est clair : écraser toute contestation, décourager toute possibilité de résistance. L’accélération vertigineuse du climat sécuritaire ne doit pas rester sans réaction !

Rassemblements :

– Vendredi 4 décembre, 18H, Place du Bouffay

Ça, c’était le texte d’appel… Que pensez-vous qu’il arriva, la suite ici