Archives de catégorie : en avant la zizique

Essayons d’attendrir le Collomb irritable…

une chanson parue sur un disque collectif contre les prisons. D’après mes souvenirs, c’était une chanson pour Klaus Croissant, avocat de la Fraction armée rouge, Accusé de complicité avec l’organisation terroriste, arrêté, mis en liberté sous caution… Il se carapate en France en juillet 1977, demande l’asile politique. Fausse bonne idée, il est arrêté fin septembre 1977. Jean-Paul Sartre, Gilles Deleuze, Michel Foucault… Les soutiens affluent… Retour à la case départ, il est remis aux autorités allemandes. Case prison sans toucher 20 000 balles, pour deux ans…

Alors le Collomb irritable, toujours insensible ?

Tous les jours, des humains bravent la mort pour un hypothétique mieux ailleurs qu’ils pourraient trouver ici.

Pendant ce temps, le Collomb irritable prépare de quoi les parquer, les compter, les trier, les refouler. Le Collomb irritable, ancien maire de Lyon. Comme un autre Collomb…. Francisque… Francisque, vous avez dit Francisque ?

Louis l’anARTIste

Cet article devait initialement paraître dans le Monde libertaire papier de Juillet Août. Malheureusement, grosse concurrence du rappel de la Révolution russe.

Alors, comme y a toujours une solution à trouver à chaque problème… Vous pouvez retrouver cet article sur le Monde libertaire en ligne.

 

Flashback : Années 1980, échange téléphonique avec une « pointure » en chansons francophones de qualité. La pluie, le beau temps, les radios libres, la Miterrandie et puis… « Tu connais Louis Arti ? Je crois que ça va te plaire… »
La discussion qui se poursuit, et dans ma tête la question existentielle ; à savoir : où trouver ce foutu stylo pour noter le nom cité… Louis Arti, avec ou sans « t » à la fin ?…
Années 1980 plus le temps de trouver la rondelle en vinyle et me voilà à écouter en boucle ce mec qui me fait aimer la mer, Bilit… moi qui ai horreur de la flotte humide. Un autre avait réussi ce tour de force, Léo Ferré avec La mémoire et la mer. Ce Louis Arti était de cette veine-là.
Deux autres 33T suivent, même qualité, mêmes fulgurances… Silence radio… Pas tout à fait, un courrier pour annoncer la création d’une association de soutien, un CD Le maladroit de l’homme proposé par correspondance, correspondance qui me livrera un livre magnifique à faire pleurer la plus rude des roches… El Halia, le sable d’El Halia, un autre CD Rue des quatre coins sorti dans la même discrétion… Ce mec résiste… « J’vois d’la rage sur la scène quand l’poème est rapide »…

Nous voilà maintenant… Louis Arti, un nouveau disque « On n’est pas né pour perdre« …

Rencontre d’un ancien mineur, humain majeur.

Bernard : Salut Louis, tu as deviné… je viens me faire offrir le café pour te voir et aussi pour que tu me parles de ton dernier opus… Continuer la lecture

Juste parce que (Parenthèse anartistique)

 » […] Dès qu’une idée saine voit le jour, elle est aussitôt happée et mise en compote, et son auteur est traité d’anarchiste.Divine Anarchie, adorable Anarchie, tu n’es pas un système, un parti, une référence, mais un état d’âme. Tu es la seule invention de l’homme, et sa solitude, et ce qui lui reste de liberté. Tu es l’avoine du poète. […] »  Extrait de la préface de léo pour son livre  » Poéte… vos papiers  » (1956) Continuer la lecture

Mangiamerda

Ga’s de Saint-Etienne, Alain Meilland a débuté avec Bernard Lavilliers, bossé avec Jean Dasté – un sacré théâtreux – avant de rencontrer, printemps 68, Léo Ferré. Mais plus que Léo, ce sont surtout Paul Castanier son pianiste et Maurice Frot son secrétaire qui vont avoir une place de choix dans la vie d’ Alain Meilland. On retrouve même Maurice Frot et Alain Meilland à l’origine du Printemps de Bourges

Mangiamerda, c’est un morceau à la Léo, c’est sûr. La voix  a des intonations à la Philippe Val lorsque ce dernier était encore écoutable. Le texte est de Frot et de Meilland tandis que la musique est de Paul Castanier.