Archives de catégorie : en avant la zizique

C’est le jour alors…

Une chanson de Jules Jouy de 1895. Jules jouy, chansonnier de la butte (Montmartre). Peu de temps après avoir écrit cette chanson, bien entamé par l’absinthe, il est( interné sur la demande de ses amis et meurt deux ans plus tard. Il n’avait que 42 ans mais avait eu le temps de militer pour l’amnistie des communards, contre les cléricaux, contre Boulanger et ses boulangistes. Mais sa biographie reste entachée par un antisémitisme virulent…

une autre version de la même chanson…

Version scénarisée proposée par Agnès Bihl. Son arrière grand-père cofonda le cabaret Le Chat noir en 1881. Ambiance du clip en découlant.

Agnès Bihl, une autre chanson où l’aigle de noir devient explicite. Pas sûr de sortir indemne de l’écoute de cette chanson, à moins de se protéger dans une carapace d’insensibilité…

une autre chanson…

Chanson créée en 1975 par Anne Sylvestre. Hommage aux femmes, 1975 ayant été déclarée « année de la femme ».

Deux ans plus tôt, une autre chanson d’Anne Sylvestre.

1973, soit deux ans avant la loi Veil. Considérée à tort comme un des plus beaux textes sur l’avortement. A tort, Anne Sylvestre préférait dire que c’était une chanson sur l’enfant ou le non-enfant.

Bonne écoute. Bonne réflexion…

bernard

FA (Faut Ajouter, marre du ps…) :

A découvrir, Nigra Safo

Nigra Safo, c’est un groupe… Nigra ŝafo, en espéranto, ça veut dire « mouton noir ». Ils sont 4 : trois musicos (violon, accordéon et guitare) qui jouent et un chanteur qui chante. Le chanteur, on préfère l’entendre chanter que de le croiser un soir sombre à la Léo Malet… Je plaisante… Mais quand il chante…

Chansons à chambouler le monde. Chansons libertaires aux accents d’Ukraine, de Catalogne, de France et de partout finalement. Anar ? Surement quand on entend la réponse du chanteur donnée dans une interview… Bon, c’était dans un journal satirique dans le pur esprit de Hara-Kiri et Groland, Zarma :  » Toi qui es un chanteur révolté, un insoumis, un libertaire énervé, quels sont les sujets actuels de notre société qui pourraient t’inspirer des chansons ?
Des fois, quand je vais faire les courses chez Intermarché, je trouve qu’ils pourraient ouvrir
plus de caisses, comme ça on attendrait moins longtemps. »

Paroles d’Étienne Roda-Gil, sur l’air du chant soviétique « Les Partisans »

Le pieu

Le grand-père Siset me parlait / De bon matin au portail / Tandis que nous attendions le soleil / Et que nous voyions passer les chariots
Siset, tu ne vois pas le pieu / Où nous sommes tous attachés ? / Si nous ne pouvons pas nous en défaire, / Nous ne pourrons jamais marcher !
Si nous tirons tous, il tombera / Il ne peut pas durer longtemps, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Il doit déjà être bien pourri.
Si tu le tires fort par ici, / Et que je le tire fort par là, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Et nous pourrons nous libérer.
Mais, Siset, ça fait déjà longtemps, / Mes mains sont écorchées, / Et quand la force me quitte / Il est plus ample et plus grand.
Bien sûr je sais qu’il est pourri / Mais Siset, il pèse tant, / Que peu à peu la force me quitte / Redis-moi ton chant.
Si nous tirons tous, il tombera / Il ne peut pas durer longtemps, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Il doit déjà être bien pourri.
Si tu le tires fort par ici, / Et que je le tire fort par là, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Et nous pourrons nous libérer.
 Le grand-père Siset ne dit plus rien déjà. / Un mauvais vent l’a emporté, / – Lui seul sait où – / Et moi je suis sous le portail.
Et tandis que passent les jeunes garçons / J’étire mon cou pour chanter / Le dernier chant de Siset, / Le dernier qu’il m’a enseigné.
Si nous tirons tous, il tombera / Il ne peut pas durer longtemps, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Il doit déjà être bien pourri.
Si tu le tires fort par ici, / Et que je le tire fort par là, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Et nous pourrons nous libérer.
Appel à l’unité d’action pour la liberté, cette chanson fut composer sous la dictature de Franco par Lluis Llach.

 

Que l’omelette se retourne
Les voyageurs marchent / sur l’herbe des chemins. (bis)
Et sur la femme de l’ouvrier / marchent quatre vilains, / de ceux qui ont de l’argent. (bis)
Quelle faute a fait la tomate / qui est tranquille dans le buisson ? (bis)
Et un fils de pute arrive /  et la met dans une conserve / et l’envoie à Caracas. (bis)
Les seigneurs de la mine / ont acheté une balance (bis)
pour peser l’argent / que toutes les semaines / ils volent au pauvre ouvrier. (bis)
Quand Dieu du ciel voudra / que l’omelette se retourne ? (bis)
Que l’omelette se retourne, / que les pauvres mangent du pain / et les riches de la merde, merde. (bis)

 

Cette chanson date remonte au XIXe siècle. C’était en Andalousie, 1860, révolution du pain et du fromage… « que les pauvres mangent du pain et les riches de la merde… ». Chanson reprise durant la guerre d’Espagne.

Chanson de jean Yanne.

Une pensée du gus : « Les moutons ont cet avantage sur l’homme qu’on les conduit à l’abattoir sans leur parler patriotisme ou promesse d’un monde meilleur. »

Un chanteur à découvrir : Alessio Lega

Pour commencer un grand merci à Monica qui partage son militantisme entre le groupe Gaston Couté de la Fédération anarchiste et le gruppo Errico Malatesta de Naples. Merci à elle pour les traductions des deux textes.

Les paroles traduites

Berceuse pour Errico (paroles)

Alessio a également repris des chansons françaises dont la petite kurde de Pierre Perret

La Petite Kurde (paroles)

 

 

Essayons d’attendrir le Collomb irritable…

une chanson parue sur un disque collectif contre les prisons. D’après mes souvenirs, c’était une chanson pour Klaus Croissant, avocat de la Fraction armée rouge, Accusé de complicité avec l’organisation terroriste, arrêté, mis en liberté sous caution… Il se carapate en France en juillet 1977, demande l’asile politique. Fausse bonne idée, il est arrêté fin septembre 1977. Jean-Paul Sartre, Gilles Deleuze, Michel Foucault… Les soutiens affluent… Retour à la case départ, il est remis aux autorités allemandes. Case prison sans toucher 20 000 balles, pour deux ans…

Alors le Collomb irritable, toujours insensible ?

Tous les jours, des humains bravent la mort pour un hypothétique mieux ailleurs qu’ils pourraient trouver ici.

Pendant ce temps, le Collomb irritable prépare de quoi les parquer, les compter, les trier, les refouler. Le Collomb irritable, ancien maire de Lyon. Comme un autre Collomb…. Francisque… Francisque, vous avez dit Francisque ?

Louis l’anARTIste

Cet article devait initialement paraître dans le Monde libertaire papier de Juillet Août. Malheureusement, grosse concurrence du rappel de la Révolution russe.

Alors, comme y a toujours une solution à trouver à chaque problème… Vous pouvez retrouver cet article sur le Monde libertaire en ligne.

 

Flashback : Années 1980, échange téléphonique avec une « pointure » en chansons francophones de qualité. La pluie, le beau temps, les radios libres, la Miterrandie et puis… « Tu connais Louis Arti ? Je crois que ça va te plaire… »
La discussion qui se poursuit, et dans ma tête la question existentielle ; à savoir : où trouver ce foutu stylo pour noter le nom cité… Louis Arti, avec ou sans « t » à la fin ?…
Années 1980 plus le temps de trouver la rondelle en vinyle et me voilà à écouter en boucle ce mec qui me fait aimer la mer, Bilit… moi qui ai horreur de la flotte humide. Un autre avait réussi ce tour de force, Léo Ferré avec La mémoire et la mer. Ce Louis Arti était de cette veine-là.
Deux autres 33T suivent, même qualité, mêmes fulgurances… Silence radio… Pas tout à fait, un courrier pour annoncer la création d’une association de soutien, un CD Le maladroit de l’homme proposé par correspondance, correspondance qui me livrera un livre magnifique à faire pleurer la plus rude des roches… El Halia, le sable d’El Halia, un autre CD Rue des quatre coins sorti dans la même discrétion… Ce mec résiste… « J’vois d’la rage sur la scène quand l’poème est rapide »…

Nous voilà maintenant… Louis Arti, un nouveau disque « On n’est pas né pour perdre« …

Rencontre d’un ancien mineur, humain majeur.

Bernard : Salut Louis, tu as deviné… je viens me faire offrir le café pour te voir et aussi pour que tu me parles de ton dernier opus… Continuer la lecture