Archives de catégorie : De notre agent de Valence…

Agir en solidarité avec les anarchistes Russes

Ces derniers mois, les services secrets russes ont arrêté plusieurs anarchistes et antifascistes dans les villes de Penza et de Saint-Pétersbourg. Ils ont été accusés de conspiration et de participation à une « organisation terroriste ». Les détenus ont été torturés avec des câbles électriques et brutalement battus pendant de nombreuses heures sans crainte de les blesser gravement ou de laisser des traces visibles de coups. Les officiers ont humilié nos camarades arrêtés. Ils ont essayé de les forcer à témoigner contre eux-mêmes et les uns contre les autres. Ces actions, dignes de la Gestapo, menés par les services secrets russes (FSB) ne peuvent que provoquer des protestations vigoureuses de toute personne solidaire. Continuer la lecture

Aux côtés des occupant-e-s de Bure / un texte reçu

Transmis par notre compagnon de Valence :

Aux côtés des occupant-e-s de Bure

Le petit Bonaparte invente une « ZAD » pour tenter de justifier une intervention militaire Cette gesticulation ne masque pas l’échec avéré du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs).

Le pouvoir macronien confirme que, contrairement à ce qu’il prétend, c’est bien de la « politique à l’ancienne » qu’il met en œuvre de façon générale et, en l’occurrence, concernant le nucléaire.

En effet la lutte contre l’enfouissement des déchets date des années 1980 -90. Ici et là, la défense du territoire a commencé et elle n’a pas cessé de se renouveler, rythmée par l’actualité du projet. Depuis 2015, le campement VMC de Bure et de nombreux recours juridiques ont permis de bloquer les travaux préparatoires, en libérant et en occupant le Bois Lejuc, une zone stratégique pressentie pour y creuser les galeries de Cigéo, et les puits d’accès et de relargage d’hydrogène radioactif. Ainsi, au lieu de prendre acte de l’échec d’ores et déjà inévitable du projet « Cigéo » (enfouissement des déchets radioactifs à Bure, dans la Meuse), le gouvernement actuel se comporte comme ses prédécesseurs : il se met au service de l’industrie nucléaire en lançant une ridicule opération militaire (500 gendarmes) d’évacuation d’une ZAD… qui n’existait pas.

En effet, en lieu et place d’une prétendue ZAD, on trouve autour de Bure des jeunes et des  moins jeunes qui se mobilisent légitimement pour tenter de sauver l’avenir de cette région, saturés par le projet Cigéo et plus…..Non seulement ce dernier oblitère  l’avenir pour ceux qui voudrait inventer une autogestion. Où venir habiter près d’un site d’enfouissement des déchets radioactifs ?

Mais son échec technologique et son infaisabilité sont d’ores et déjà avérés, malgré l’entêtement mensonger de l’ANDRA (Agence nationale des déchets radioactifs).

Après d’être déshonoré avec sa circulaire sur le recensement des migrants, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb récidive avec cette ridicule opération militaire à Bure. Il ne faut toutefois pas oublier qu’il n’est que l’exécutant des décisions du président de la République Emmanuel Macron, qui n’a jamais caché son engagement aux côtés de l’industrie nucléaire.

L’infamie gagne du terrain. Pourtant, de la faillite avérée d’Areva à celle à venir d’EDF, du désastre des chantiers EPR (Finlande et Flamanville) au scandale des milliers de pièces défectueuses produites dans les usines du Creusot, la mythique indépendance énergétique n’en finit plus de se révéler au monde et de plomber la France.

Il est grand temps qu’une opération soit organisée pour évacuer l’Etat nucléaire afin de décontaminer l’hexagone et ses institutions et de laisser place à un avenir débarrassé de ces centrales nucléaires.

C’est-à-dire vers un monde où la liberté ne serait pas qu’un aménagement agréable de la survie – les deux pieds irradiés dans la merde. Une perspective qui impose naturellement de ne pas s’en prendre uniquement au nucléaire, mais de le relier à ce qui lui permet d’exister, la domination capitaliste comme la domestication étatique. La pratique du sabotage par des groupes d’affinité, infligeant de gros dégâts matériels aux entreprises qui s’enrichissent dans la transition énergétique, et enfin l’autodéfense contre les violences et les intimidations mafieuses de la police et de l’industrie nucléaire

                         Un irradié non consentant

Valence le 23//02/2018

le 10 novembre au Laboratoire anarchiste (Valence)

Le laboratoire anarchiste de Valence accueille une initiative :

Étais d’Émancipation
présente
Vendredi 10 novembre à 19 heures.
Au Laboratoire anarchiste
8 pl. S.Jean 26000 Valence

La Fontaine Encyclopédique du Maquis, Muse d’Émancipation, un centre
documentaire anti autoritaire en milieu paysan.
« Auberge espagnole » où nous partagerons ce que les unes et les autres auront
bien voulu apporter pour bouches et gosiers.

Présentation du projet, discussion et projection en 16 mm argentique d’un
documentaire sur une famille de paysans du Haut Doubs, qui en 1968 se trouve confrontée au démantèlement agro-industriel du monde.

La librairie nomade, qui accompagne le projet, proposera quelques ouvrages sur la table de presse.

Le projet en question…  Y a qu’à ouvrir

le 26 octobre au Labo (Valence) : « Makhno, le paysan d’Ukraine »

Jeudi 26/10 à 19h30 au laboratoire anarchiste

8 place St jean- Valence (Drôme)

 

À l’heure où des autoritaires de tout bord organisent conférences, débats et commémorations pour célébrer le centième anniversaire du coup d’État bolchévik de 1917, tentant de redorer le blason de dictateurs, ennemis sanguinaires de l’auto-organisation révolutionnaire et de la liberté, et de ressusciter la conception autoritaire de la révolution sociale, totalement et définitivement désavouée par la longue histoire d’atrocités et d’en­terrements de véritables révolutions commis par ses adeptes et commissaires, nous aussi proposons de jeter un regard en arrière.

Mais un regard totalement autre, qui tentera de scruter le panorama des événements de 1917 et les années qui ont suivis pour découvrir les aspi­rations révolutionnaires des paysans et des ouvriers, le bouleversement total pour lesquels elles et ils ont com­battu, les terrorismes bolchévik et blanc auxquels ils se sont heurtés.

De nombreuses révoltes et insurrections, dans les villes, les forêts, les bases militaires, les usines et les campagnes, se sont opposées dans ces années révolutionnaires à la constitution de l’État bolchévik, l’étrangleur de toute tentative de se débarrasser défini­tivement de toute oppression et de toute exploitation.

Pour essayer de détricoter nous proposons un film nous projetons : Makhno, le paysan d’Ukraine un film documentaire d’Héléne Chatelain, est une légende, une légende controversée par les historiens officiels, par les autorités soviétiques qui en ont fait une perversion, et parfois même par les libertaires.

Pour mémoire, de 1917 à 1921, des anarchistes-communistes et des anarcho- syndicalistes organisent une résistance révolutionnaire principalement paysanne contre les troupes pro-tsaristes et contre les bolcheviks en Ukraine. Attaqué par les armés des blancs (soutenus par l’État Français et l’État Anglais), trahi-e-s,et traqué-e-s par les rouges, ils et elles se battront avec courage et inventivité avant de connaître et la répression ou l’exil, et la calomnie.

La projection évoquera également le combat de l’anarchiste Maria Nikiforova et de ses ami-e-s. « Au moment précis du vote et de l’adoption de ces me­sures contre le peuple, les partisans-insurgés révolution­naires on fait sauter le bâtiment du comité moscovite du parti des communistes-bolchéviks. Les débris de ce bâti­ment sont l’abri adéquat pour les représentants du plus que sanglant parti réactionnaire des bolchéviks et des commissaires.

Telle est la vengeance des partisans-insurgés révolu­tionnaires à l’encontre des « tchékistes » et des « com­missaires », pour les dizaines de milliers de paysans, travailleurs et membres de l’intelligentsia laborieuse fu­sillés,pour les makhnovistes d’Ukraine,pour les exécutions et les arrestations d’anarchistes, pour la dissolution de leurs groupes et fédérations dans toutes les villes et villages, pour la fermeture de tous leurs jour­naux et revues. »

Des textes conseillés:
- Voline, la révolution inconnue.
- Mila Cotlenko, Maria Nikiforova, la révolution sans attendre. Anonyme
- Vive la révolution, à bas la démocratie ! Anarchistes de Russie dans l’insurrection de 1905.

présentation soirée

 

Soutien

Il est des lieux où l’on tient enfermés des animaux : Zoos, parcs, enclos, fourrières, cages, clapiers, volières…

Il est des lieux où l’on tient enfermés des humains : internats, hôpitaux psy ou non, prisons…

Prisons….

Il ne s’agira pas ici de juger R.L. sur ce qui l’a conduit en prison. Il ne s’agit pas non plus de répéter une énième fois que l’enfermement n’est pas la solution.

Il s’agira juste ici de soutenir un humain souhaitant être traité comme un humain.

Lettre de Romain Leroy

De notre compagnon de Valence. Continuer la lecture

Retour sur la manif contre Center Parcs à Poligny : le 17 juin, des bulles ont éclaté !

De notre envoyé spécial :
Suite à l’appel que nous avions lancé début juin, nous étions près de 300 personnes à nous rassembler et à manifester samedi 17 au matin à Poligny pour réaffirmer notre opposition à Center Parcs et son monde. Si un journaliste n’ayant pas suivi la manifestation n’y a vu « qu’une petite mobilisation de 100 personnes » quand son confrère en comptait le double, on peut affirmer qu’il y avait longtemps qu’un cortège n’avait pas battu le pavé à Poligny et que ce fut une réussite : Derrière la banderole « Financières ou tropicales : non aux bulles du capital », cette toute première manif’ de la lutte contre un Center Parcs à Poligny a rempli son objectif de mobilisation. S’il a fallu quelques instants pour que le cortège composé de Jurassien.ne.s et de personnes venues d’autres horizons (un salut amical aux ami.e.s du quartier libre des Lentillères à Dijon !) se mette à serpenter dans les rues de Poligny, il a permis à la population d’exprimer son mécontentement dans la joie et la bonne humeur !

Pierres et vacances…

Après un parcours ponctué de quelques étapes où nous avons parfois crié, souvent chanté et beaucoup ri, la cohorte bariolée de nos différences et de ce qui nous unit a investi la cour de la mairie. Le temps de rappeler en musique au premier magistrat de la ville (présent dans la mairie), Dominique Bonnet, que ses décisions dictées par la multinationale Pierre & Vacances ne sont pas les nôtres, en aucun cas.
Des manifestant.e.s allant même, avec détermination, jusqu’à faire éclater… des bulles de savon !

Puis, rassemblé.e.s à notre point de départ, place des Déportés, ont eu lieu les prises de paroles, qu’elles concernent des oppositions à Center Parcs ou à d’autres projets d’infrastructures capitalistes aussi
nuisibles que dispensables. Des opposants au Center Parcs de Roybon à ceux de Bure, en lutte contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires en passant par les collectifs en lutte contre l’A45
entre Lyon et Saint-Étienne, nous avons pu échanger les dernières nouvelles et les rendez-vous à venir !

Après un picnic partagé sur le site menacé, l’après-midi s’est déroulée dans le bois des Tartaroz où différentes activités se sont tenues dans une ambiance joyeuse et sous un climat très agréable (29°) mais non
aseptisé : balade au cœur du périmètre convoité par Center Parcs et animée par des naturalistes de Jura Nature Environnement et des syndicalistes forestiers, suivie d’une table ronde consacrée aux menaces qui pèsent sur nos forêts, promenades à dos d’ânes, projection de photos animalières par Julien Arbez, tables de presse du Collectif Jurassien d’Opposant.e.s à Center Parcs et du Pic Noir, restauration végétalienne
concoctée par le Resto Trottoir de Saint-Claude avant que plusieurs groupes de musique n’accompagnent cette fin de journée  jusque tard dans la nuit : le Chœur ouvrier de La Fraternelle, qui nous a ému et qui a
souligné la qualité de l’écoute, les danses folk endiablées proposées par les Vieilles Fins, la poésie critique de C._&_O., pour finir par la Kritik Noire (anarchopunk/Jura) et les pogos énergiques et tendres des René Binamé (chansonnette anarchopunk/Belgique).

Le lendemain, la coordination inter-sites « Center Parcs : ni ici, ni ailleurs ! » (Poligny, Le Rousset, Roybon, mais aussi Lyon, Valence, etc.) se réunissait au même endroit, réaffirmant sa détermination à lutter ensemble et préparant la suite des événements…