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l’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD Communiqué de la Fédération anarchiste

L’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD

Le gouvernement abandonne le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, ce qui est une grande victoire. Il n’en reste pas moins que le recours à la force publique est bel et bien toujours d’actualité, le premier ministre, Édouard Philippe, ayant donné comme ultimatum jusqu’au 30 mars aux occupants « illégaux » pour quitter les lieux. Donc ne tombons pas dans l’euphorie générale en applaudissant des deux mains cette décision et ré-affirmons notre soutien aux occupant-e-s de la ZAD et leurs revendications :

-La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la ZAD par le mouvement dans toute sa diversité – paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

La Fédération Anarchiste

17 janvier 2018

ZAD warum ! 17 janvier 2018

Les bétonneurs ne planteront pas leur aéroport au milieu des bocages. La lutte a fini par marquer un point. L’État a dû renoncer mais gare… l’État est rancunier. Car l’État ne doit sa survie qu’à la crainte qu’il inspire aux individus. Gare aux expulsé.e.s pour l’exemple.

Pourquoi il va falloir prendre son bâton pour faire barrage aux expulsions ? Tout simplement pour montrer que cette résistance au projet des bétonneurs n’est pas un simple cri « Pas chez nous ». Si ZAD il doit y avoir, elle doit être partout. Libre circulation des individus. Libre installation sur des terres qui ne demandent qu’à vivre pour un projet à multitude de visages humains,

la planète court à sa perte à cause de l ‘économie capitaliste, Faisons l’économie du capitalisme.

 

échec EHPAD…

Villeneuve de Berg, 26 février 2011, plus de 10 000 personnes sont venues manifester leur opposition à l’exploitation possible du gaz de schiste en Ardèche. A quand une manifestation contre l’exploitation réelle des ancien.ne.s ?

Imaginez : Vous avez trimé toute votre vie durant et puis vous voilà, par rare choix ou par obligation, résidant.e dans un « établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes ». Un EHPAD, c’est épatant. Ou presque…

Vieillissement de la population oblige, ces « maisons de retraite » fleurissent. Publiques ou privées, elles se proposent d’accueillir celles et ceux qui auront les moyens d’y résider.

Prix transmis à la CNSA au 31 décembre 2016. Le tarif médian des EHPAD – somme du prix d’hébergement et du tarif dépendance, le forfait soins étant versé directement à l’établissement par l’assurance maladie – s’élève à 1.949 euros par mois au niveau national mais gare au grand écart…. Si dans 10% des EHPAD, il est inférieur à 1.653 euros par mois, il est supérieur à 2.798 euros par mois dans dans 10% de ces établissements. Dans le public, le prix médian est de 1801 euros, 1.964 euros dans les EHPAD privés sans but lucratif et 2.620 euros dans les structures privées commerciales (« Dring ! », bruit du tiroir caisse). Et puis, ce prix médian varie selon le lieu : de 1.524 euros dans la Meuse à 3.154 euros à Paris et dans les Hauts-de-Seine. Le prix est « bas » dans les départements ruraux (en lien avec le coût du logement et le coût du foncier). Il est de 1663 euros pour l ‘Ardèche.

Pour celles et ceux qui auront les moyens d’y résider… 1949 euros par mois, le tarif médian des EHPAD représente 114% du revenu mensuel d’un.e retraité.e, avant aides sociales attribuées sous conditions de ressources (aides au logement et aide sociale à l’hébergement)…

Revenons à Villeneuve de Berg et son EHPAD « les terrasses de l’Ibie »… Le mois dernier la direction a envoyé aux résident.e.s et aux familles un long courrier de cinq pages pour leur demander de choisir entre garder la qualité des services et payer plus ou perdre en qualité… On parie  combien que la « perte de qualité » si elle était choisie serait accompagnée d’une « légère » augmentation ?

Bientôt le passage à 2018, à l’EHAD de Villeneuve de Berg, on prépare la veillée offerte aux résident.e.s et puis le repas de fête mais gare aux excès… les résident.e.s ont appris mardi 26 décembre que les séances de gym adaptée étaient supprimées à partir de la fin décembre,..

Article 6 de la « Charte des droits et libertés de la personne âgée en situation de handicap ou de dépendance,  valorisation de l’activité : Toute personne âgée en situation de handicap ou de dépendance doit être encouragée à conserver des activités.

c’était notre rubrique « les temps sont durs alors serre-toi la ceinture et boucle-la. »

Magouille blues à l’EPAD…

Villeneuve de Berg, sa mairie au fronton annonçant  « Obéissance à la loi »…

Un E.P.A.D pour stocker les ainé.e.s. Stocker, c’est surement le mot approprié… Pendant une quinzaine de de jours, les résident.e.s ont été consigné.e.s dans leur chambre pour cause d’épidémie de gastro entérite. 15 jours sans sortir de leur chambre, c’est long. A l’issue de ce long internement, sous leurs yeux, une étrange affichette, format A4, anonyme, annonçant le « résultat » des élections au « Comité de la vie sociale » (CVS). Au bas du tableau donnant le « résultat »… « Les délégués famille et résidents ont été élus d’office par manque de représentants. »

Oeuf corse, ils étaient enfermés !

c’était notre rubrique « les élections, c’est bidon »…

Les anars brésiliens en proie à la répression.

BRÉSIL : Le VIIIe salon du livre anarchiste de Porto Alegre annulé !

Nous informons les camarades de l’IFA qu’une opération de police a eu lieu à Rio Grande du Sud contre les groupes avec lesquels l’Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil a des relations. L’opération de police visait à arrêter les anarchistes et à s’emparer de l’équipement et les matériaux

Hier matin (25/10), la « Polícia Civil Gaúcha » a réalisé à Porto Alegre et dans la région métropolitaine une douzaine de perquisition et a appréhendé dans les espaces libertaires et les habitations des individus qui avaient été identifiés comme des anarchistes. Les perquisitions font partie d’une enquête qui est en cours depuis plus d’un an. Nous pensons que ce n’est pas une coïncidence si cette action de la police est déclenchée seulement deux jours avant le 8 e Salon du livre anarchiste de Porto Alegre. En raison de ce contexte de répression et de persécution des groupes et individus anarchistes nous avons décidé d’annuler le Salon du livre anarchiste de Porto Alegre cette année.  Nous disparaissons sous les radars, seulement pour réapparaître dans un autre point sans cesser de construire des espaces et des moments de liberté. La carte n’est pas le territoire, et pour cela l’État et le capital sont myopes.

Cela ne nous surprend pas que la police lance une campagne qui frappe l’association sans preuve. C’est le rôle de la police d’incriminer et de fabriquer des preuves. La « preuve du crime » se trouve dans les titres, les livres anarchistes, les drapeaux et les affiches anarchistes. Il est évident que toute expression qui ne se soumet pas à l’État sera criminalisée et qu’il n’y a pas de liberté dans la démocratie et le système capitalistes. En fait, cette liberté n’a jamais existé sous aucun gouvernement, sauf comme une simple illusion qui se dissipe dès que cela ne convient pas aux intérêts du capital. C’est ce qui se passe maintenant dans un certain nombre de pays, avec l’augmentation de la répression, du fascisme, de la xénophobie.

À cause de tout cela, nous considérons que, pour l’instant, il vaut mieux nous réorganiser sur un autre point, loin des projecteurs. C’est une décision qui nous fait beaucoup souffrir.
Encore plus après l’effort et le soin que nous avons mis à l’organisation de cet événement, de toutes les propositions d’activités qui venaient de près et de loin, des personnes qui s’étaient déplacées ici et aussi pour ce qui aurait été pour la huitième année consécutive la fête du livre anarchiste dans la ville.

Nous savons que ces attaques partent de ce qu’il y a de pire chez nos adversaires. Cela prend des formes différentes, mais cela fait partie de la même série que nous pouvons reconnaître dans d’autres sphères. Dans d’autres cas, ils prennent prétexte d’un discours moral pour faire de la censure, comme dans l’exposition du Queer Museum ; de prétextes techniques pour maintenir les inégalités, telles que le mensonge selon lequel « l’économie se porte bien », tandis que la misère ne fait qu’augmenter.

Ils ont recours à la violence physique pour chercher à maintenir le contrôle sur les esprits et les corps des personnes qu’ils veulent dominer. Soyons solidaires envers ceux et celles qui souffrent de la criminalisation. De l’Italie à l’Argentine, des États-Unis à la Russie, notre lutte est la même.

Nous ne nous rendrons pas et nous ne perdrons pas notre ardent désir de liberté!

Initiative anarchiste fédéraliste au Brésil

29/10/2017

 

Pour plus d’informations, lire:
* La police envahit les résidences anarchistes et les espaces à la veille du Salon du livre anarchiste de Porto Alegre [1]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/25/policia-invade-residencias-e-espacos-de-anarquistas-na-vespera-da-feira-do-livro-anarquista-de-porto-
alegre-rs/
* Note de solidarité du Centre de Culture Libertaire de Azenha [2]
https://noticiasanarquistas.noblogs.org/post/2017/10/26/porto-alegre-rs-centro-de-cultura-libertaria-da-azenha-emite-nota-de-solidariedade-aos-perseguidos-e-
perseguidas-pelas-forcas-repressivas-do-estado-gaucho/
* Note de la Fédération Anarchiste Gaucho sur la répression [3]

[Porto Alegre-RS] Quarta investida repressiva sobre a FAG em menos de 10 anos

Communiqué commun de la CNT, de la CGT et de Solidaridad obrera sur la situation en Catalogne

Les organisations signataires, agissant sur le territoire national, partagent une même inquiétude quant à la situation en Catalogne, la répression opérée par l’État, la perte de droits et de libertés que cela suppose et va supposer, et la montée d’un nationalisme rance qui apparaît à nouveau dans une grande partie de l’État.

Nous défendons l’émancipation, en Catalogne et dans le monde entier, de toutes les personnes qui travaillent. Dans ce contexte, peut-être est-il nécessaire de rappeler que nous ne comprenons pas le droit à l’autodétermination comme l’entendent les partis et les organisations nationalistes, mais comme le droit à l’autogestion, pour notre classe, sur un territoire déterminé.

Comprise de cette manière, l’autodétermination passe davantage par le contrôle de la production et de la consommation par les travailleurs et les travailleuses, et par une démocratie directe de bas en haut, organisée selon les principes fédéralistes, que par l’établissement d’une nouvelle frontière ou la création d’un nouvel État.

En tant qu’internationalistes, nous pensons que la solidarité entre travailleurs ne doit pas être limitée aux frontières d’un État, raison pour laquelle il nous importe peu de savoir où ces frontières se situent. Ce qui nous paraît vraiment préoccupant, c’est la réaction vécue dans le reste de l’État, avec l’exaltation d’un « espagnolisme » rance, qui rappelle des temps passés, encouragé par les médias et en phase avec la dérive autoritaire du gouvernement, patente depuis l’emprisonnement de personnes ayant appelé à des actes de désobéissance ou avec l’application de l’article 155 de la Constitution. Il ne nous échappe pas que cette poussée nationaliste pose les bases pour de prochaines limitations de droits et de libertés, contre lesquelles nous devons nous prémunir. La honteuse unité des prétendues « forces démocratiques » dans la justification de la répression annonce un sombre panorama pour toutes les futures dissidences. Il semblerait que le régime post-franquiste qui nous gouverne depuis quarante ans resserre les rangs pour assurer sa continuité.
Ce régime, qui a existé et qui existe encore, tant en Catalogne que dans le reste de l’État espagnol, sent que sa propre survie est en jeu. Grandement remis en question et soumis à une profonde crise de légitimité, il observe avec inquiétude l’accumulation des fronts de lutte ouverts. La menace sur l’intégrité territoriale de l’État s’ajoute aux scandales de corruption, au discrédit de la monarchie, à la remise en question des restrictions appliquées à la population, au mécontentement dû à l’esclavagisme au travail qu’ont entraîné les dernières réformes, l’allongement de l’âge du départ à la retraite, la baisse du montant des pensions, etc. Les appels constants à défendre la Constitution doivent être compris comme une alerte pour mettre fin à cette véritable crise existentielle qui tenaille cet Etat. Le danger est que dans ce processus les comportements répressifs comme ceux auxquels on a assisté récemment dans plusieurs villes catalanes deviennent la norme. Ou pire.

Nous ne savons évidemment pas quel sens vont prendre les événements. Nos organisations resteront attentives à ce qui se passe, prêtes à défendre les intérêts des travailleurs. Nous nous opposerons de toutes nos forces à la répression et à la normalisation des comportements ultradroitiers, qui déjà se perçoivent. Nous ne nous laisserons évidemment pas non plus manipuler par les stratégies des partis politiques dont les objectifs nous sont étrangers. Dans le même temps, nous ne cesserons d’appuyer les mobilisations de la classe ouvrière quand celle-ci décidera que le moment est enfin venu de se défaire du diktat des élites politiques et économiques qui depuis trop longtemps gèrent le contrôle du territoire pour servir exclusivement leurs propres intérêts. En tant qu’organisations syndicales de classe, libertaires et combatives, nous serons présents dans la rue, dans les mobilisations, comme nous l’avons montré en de nombreuses occasions, contre la répression, les restrictions des droits et des libertés, et contre la corruption.

Il est possible que la crise en Catalogne soit le coup de grâce pour un modèle d’État qui agonise. Que ce changement s’oriente dans un sens ou dans un autre dépendra de notre capacité, en tant que classe, à faire prendre à ce processus la direction opposée à la répression et à l’essor des nationalismes. Ayons confiance en l’obtention d’un résultat final qui aille vers plus de libertés et de droits, et non le contraire. Nous jouons gros.

Pour les droits et les libertés ! Contre la répression des classes laborieuses !

Confederación general del trabajo, Solidaridad obrera,
Confederación nacional del trabajo.
(Traduction : Floréal Melgar)

Attentat terroriste d’extrême droite aux USA. Le silence des États.

Épisode 1 :

Samedi 12 août. « Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties »… par ces mots, le président étasunien Trump renvoie dos à dos le camp de la haine et celui des antiracistes…

Difficile pour ce milliardaire populiste de cracher sur le fumier qui l’a porté au pouvoir suprême. Continuer la lecture