Archives de catégorie : actualités

Non à la nouvelle loi asile-immigration

Mercredi 1 août, le parlement a définitivement adopté la nouvelle loi asile immigration qui durcit encore les modalités d’accueil des immigré-e-s et facilite les expulsions. Le gouvernement, au travers de son ministre de l’intérieur G. Collomb, avait déjà  lancé son grand plan anti-migrant-e-s et sans papiers dès le 12 décembre 2017 en publiant la nauséabonde circulaire autorisant le « recensement » des personnes étrangères dans les centres de d’hébergement d’urgence par des « équipes mobiles » de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Ces équipes seront composées d’au moins un agent de préfecture compétent en droit des étrangers et d’agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, auxquels peuvent s’ajouter «des personnels compétents en matière de veille ou d’évaluation sociale» elles ont pour but de  «s’entretenir avec les personnes étrangères» pour «procéder à l’évaluation administrative» de leur situation.

Sous couvert de pouvoir mieux les « orienter en fonction de leur situation », comme le disent très bien les associations d’aide aux migrant-e-s, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une logique «de recensement, d’étiquetage et de triage» qui va conduire à instaurer un contrôle généralisé des personnes étrangères. Cette mesure n’aboutira qu’à augmenter la précarisation, le passage à une certaine forme de clandestinité des personnes et enfants en les éloignant des centres d’accueil, les renvoyant de fait dans la rue, impliquant déscolarisation, rupture de soins, …

On peut craindre aussi des sanctions financières envers les associations qui s’opposeraient à cette circulaire, sachant que pour la plupart elles dépendent d’aides publiques.

Le  juge des référés du conseil d’État a été saisi par des associations d’aides aux migrant-e-s pour en demander la suspension, le ministre de l’Intérieur a assuré qu’elle serait maintenue qu’elle qu’en soit la décision.

La loi « asile-immigration », qui vient d’être définitivement adoptée, s’inscrit dans la continuité des lois anti immigré-e-s qui se sont succédées ces vingt dernières années. Le président la présente comme une loi « d’humanité et de fermeté », mais n’est en fait qu’une loi anti-migrant-e-s et sans papiers, compliquant les démarches administratives, facilitant les mises en rétention et les expulsions, qu’ils appellent maintenant avec sobriété « éloignement ».

Pour faire croire à son « humanité » et donc nous la « vendre », le gouvernement annonce que cette nouvelle loi va améliorer, faciliter le traitement des demandes d’asile. Ce traitement passerait de 1 an à moins de six mois, en regardant de plus près, toutes les mesures ne sont faites que pour, au contraire, compliquer la dépose de dossiers par les migrant-e-s, voir même les dissuader et augmente par contre les possibilités de fichage et facilite les ex-pulsions. On pourra noter l’absurdité qu’entre le dépôt et la réponse de demande, les personnes ne sont pas considérées comme des demandeuses d’asile et peuvent donc avoir des difficultés à obtenir un hébergement d’urgence, voir même être placées en en centre de rétention.

Plus précisément dans la loi concernant la demande d’asile :

  • Le délai pour déposer un dossier de demande d’asile passe de 120 à 90 jours

– Le budget 2018 prévoit 150 postes supplémentaires en préfectures, le gouvernement voulant réduire le traitement de la demande d’asile, en passant de onze à six mois. Problème, ces nouveaux postes ne sont pas uniquement alloués au traitement des demandes d’asile donc comment cela impactera la vitesse de traitement des dossiers ?

  • Création de 200 places en centre d’accueil et d’examen des situations (CAES) dans chaque région, soit plus de 2 600 places sur l’ensemble du territoire. 1 300 places seraient opérationnelles depuis le 31 janvier. Avec ces centres, L’État développe des structures couplant accueil et contrôle administratif afin de mieux parquer/surveiller et faciliter les expulsions
  • Restriction des conditions d’accès au titre de séjour «étranger malade» alors que dans le même temps il y a la création d’un « passeport santé » pour la patientèle solvable des hôpitaux

En ce qui concerne les sans-papiers :

  • Passage de 6 à 24 h pour la durée de retenue administrative pour vérification du droit au séjour
  • augmentation du délai maximum de rétention, il passe de 45 à 90 jours avec prolongation possible de 15 jours si la personne fait obstacle à son éloignement
  • Maintient en rétention dans le délai courant entre l’ordonnance de libération prononcée par le juge et l’appel du préfet.
  • 400 places de plus pour la rétention administrative
  • Possibilité de recourir à l’assignation à résidence pendant le délai de départ volontaire
  • Renforcement du régime de l’assignation à résidence avec obligation de demeurer au domicile pendant une plage horaire
  • Possibilité de placer en rétention un demandeur d’asile présentant une « menace grave pour l’ordre public » (arrêté d’expulsion, interdiction du territoire)
  • Limitation du droit du sol sur l’île de Mayotte. Seuls les enfants dont au moins un des deux parents en situation régulière depuis plus de trois mois sur l’île avant la naissance pourront désormais demander la nationalité française.

Le gouvernement se félicite d’avoir augmenté les expulsions de 14 % en 2017 et de 100% celles concernant les « dublinés » (personnes ayant fait des demandes d’asiles dans plusieurs pays européens), pourtant Emmanuel Macron annonçait encore le 5 septembre 2017 : « Nous reconduisons beaucoup trop peu » d’où cette nouvelle loi asile-immigration qui va plus loin dans le fichage, le parcage et les expulsions. Car ne soyons pas dupe, quand le président parle « d’humanité » dans cette loi c’est avant tout pour une immigration choisie, des mesures « en faveur de l’attractivité et de l’accueil des talents et compétences » en passant par notamment l’ex-tension du « passeport talent » à de nouvelles catégories, la directive facilitant l’installation en France des étudiants cher-cheurs, … Cela se retrouve même dans le domaine de la santé où bientôt seul-e-s les patient-e-s étrangers/ères riches auront accès au soin, le président ré-affirmant que les migrants économiques n’ont pas vocation, selon lui, à rester sur le territoire. On voit clairement la politique anti-migrant-e-s mise en place par ce gouvernement, en organisant le recensement, le fichage, le parcage, la rétention, l’expulsion des demandeurs/euses d’asile et des sans papiers qui ne seraient « pas assez bien pour la France ».

La fédération anarchiste s’est opposée et s’opposera toujours aux lois racistes, anti-immigré-e-s et contre les sans papiers des gouvernements en défendant la liberté de circulation, d’installation par l’abolition des frontières et des nations.

 4 Aout 2018

La Fédération Anarchiste

Risque de marée brune sur la Bourgogne, appel au nettoyage !

Les néofascistes de Bastion social comptent organiser leur camp d’été à Avalon. Face à cette menace de pollution de la Bourgogne, appel à convergence :

du groupe La mistoufle de la Fédération anarchiste (Dijon)

Vous ne serez jamais chez vous

Du 29 Juin au 1er Juillet , le groupe fasciste bastion social espère organiser son immonde université d’été en Bourgogne.
Ce groupe, issue de la réunification des différents déchets de l’extrême droite , se signale chaque jour par la violence brutale contre toutes celles et ceux qui ne correspondent pas à leur délire identitaire de ‘ pureté de la race ‘.

Partout en France, les ordures fascistes s’en prennent à celles et ceux qui n’appartiennent pas à la bourgeoisie dont ils seront à jamais les allié.e.s, et aux victimes du capitalisme.

Attaquant courageusement et perpétuellement en surnombre des réfugié.e.s , des camarades , des associatifs ,  les locaux d’organisations révolutionnaires et ou syndicales , ces nervis installent  une stratégie de la tension continuelle.
Main dans la main avec le patronat, et ses bras armés que sont la police, l‘état , l’armée et la justice et l’église, l’extrême droite a enfilé un masque social pour tenter d’avancer masquée comme à chaque fois que les réactionnaires réapparaissent. Après la mascarade de l’ouverture d’un ‘ centre social réservé aux français de souche ‘ , et devant l’échec cuisant  de ce dernier, les fascistes tentent de faire croire que les campagnes sont propices au développement de leur idée nationalistes.
La Bourgogne, région qui a connu de nombreux maquis durant la seconde guerre mondiale , n’est, et ne sera jamais une terre propice à l’installation des identitaires.
Partout, sur tous les terrains et en tout temps , nous, Anarchistes, Anarcho-syndicalistes , Anticapitalistes , Anti-autoritaires devons continuer notre lutte face aux fascisme  et rendre coup pour coup.

Nous ne croyons plus depuis longtemps aux solutions simplistes et électoralistes, des partis politiques fantoches, qui ont tout à gagner de la montée de la réaction dans leur quête insensée du pouvoir.
Nous devons développer, la solidarité , l’auto-organisation, l’éducation populaire et l’action directe dans nos luttes contre la bourgeoisie et leur frères fascistes, deux faces d’une même médaille, celle du capitalisme.
Notre situation en France ne nous fait pas oublier la situation de nos frères et de nos sœurs qui partout dans le monde combattent les mêmes ennemi.e.s. C’est pourquoi, nous appelons à la, solidarité concrète et internationale et appelons à converger en une multitude de luttes et de pratiques pour que le ‘bastion social’ ne soit chez lui nulle part !
Partout, donnons nous les moyens de submerger les fascistes !

Groupe La mistoufle Fédération Anarchiste 

Le groupe de la Fédération Anarchiste de Dijon  » La Mistoufle  » a lancé cet appel à tous.tes les anti-autoritaires, anarchistes du monde entier.
Le Groupe la Mistoufle sera et est déjà mobilisé contre cette démonstration de force du mouvement fasciste, car il faut nommer cette infâme bande d’ordures fascistes par ce qu’elle est vraiment.

sur le site de Dijoncter.info (

Camp d’été de « Bastion Social » : convergeons vers Avallon (89) !

Les 29, 30 juin et 1er juillet devrait se tenir près d’Avallon (89) le « camp d’été » de « Bastion Social », une organisation néofasciste proche des italiens de CasaPound. Impossible de les laisser faire ça tranquillement !

Les 29, 30 juin et 1er juillet doit se tenir, près d’Avallon (89), le camp d’été du Bastion Social.

Comme son nom ne l’indique pas, Bastion Social est une organisation d’extrême droite radicale.

Bastion Social, GUD, Génération Identitaire, Action Française… la montée en puissance de ces groupes fascistes et la façon dont ils agissent deviennent de plus en plus inquiétantes.

Ils procèdent toujours de la même manière : ils profitent d’un ras le bol légitime contre les institutions pour se présenter comme une solution honorable. Pour eux, toujours les mêmes boucs émissaires : l’étranger, la différence.

Il est toujours plus facile pour ces néofascistes de s’attaquer au migrant(e) qui quitte son pays et passe les frontières au péril de sa vie que de s’en prendre aux puissants.
Dresser des pauvres contre des pauvres n’est pas une solution acceptable.

Ces réactionnaires pensent pouvoir se faire passer pour des défenseurs des acquis sociaux, mais jamais le fascisme partout où il réussit à arriver n’a été synonyme d’avancées sociales.

Malgré leurs discours volontairement confus invoquant la « justice sociale », leurs quelques ridicules actions d’ouverture de « centres sociaux » réservés aux Blanc·hes ou cantine au porc, ils ne nous feront pas oublier leur vraie nature et leurs actions violentes : ratonnades, attaques de lieux LGTB-friendly, têtes de sangliers à l’entrée de mosquées, couteaux dans le dos…
Ils sont racistes, fascistes, antisémites, homophobes et ils ne pourront jamais être une réponse aux injustices que nous subissons.

Pour leur université d’été qu’ils comptent tenir à Avallon, Bastion Social a nommé sa promo « François Duprat », du nom d’un fasciste revendiqué, antisémite assumé membre fondateur du FN.

Pour nous c’est un affront à ce que représente le Morvan : le Morvan a été une terre du maquis avec plus d’une trentaine de groupe organisés pour combattre le nazisme et ses idées qu’aujourd’hui ils veulent nous ramener.

Il est hors de question de tolérer cet affront, il est hors de question de tolérer ces fachos, ici ou ailleurs.

Nous ferons donc tout pour empêcher la tenue de leur camp et appelons

le 30 juin à 12H sur la place du marché à Avallon


près de la mairie, à un pique-nique tiré du sac et manifestation festive qui prouvera que le Morvan est avant tout une terre d’accueil.

Que chacun·e passe un appel à la mairie, à la sous-préfecture ou à l’endroit qui va loger ces fachos, pour dire notre colère face à ce rassemblement !

Mairie d’Avallon : 03 86 34 13 50 / Sous-Préfecture : 03 86 34 92 00

P.-S.

Il va sans dire que cet événement nécessite la plus grande vigilance de la part de toutes et tous : il n’est pas rare que ces groupuscules, galvanisés par leur lâcheté, traînent les rues pour «ratonner» les personnes seules ou en infériorité. Sous leurs apparences «sociales», ils continuent à agresser, allant parfois jusqu’à poignarder.

Note d’aubanar : l’utilisation sporadique de la couleur brune est évidemment volontaire…

« Merda, ciao ! »

 

Sortons nos potes de la Bastille

Suite à la mobilisation antifasciste de ce week-end au Col de l’Échelle – Briançon (en réponse à la milice constituée sur la frontière par Génération Identitaire), 6 arrestations ont eu lieu.  3 personnes  été libérées ont  Les 3 autres personnes sont passées en comparution immédiate mardi pour aide à l’entrée irrégulière en bande organisée !

Un pas a été franchi : et dans le chef d’inculpation, et parce que 3 personnes qui avaient demandé le report de leur audience ont été placées en détention !

En taule pour une manifestation !

Depuis mardi, une copine italienne est au quartier des femmes aux Baumettes (Marseille), dans l’attente de son procès le 31 mai. Deux copains suisses ont d’abord été détenus à Gap, avant d’être transférés eux aussi aux Baumettes  ! Le Parquet a pris prétexte des rassemblements de soutien organisés (y compris par des collectifs citoyens) pour justifier ce transfert (raisons officielles de sécurité), espérant casser et diviser la solidarité qui s’organise de part et d’autre de la frontière.

Le Manba (collectif soutien migrant-e-s 13) prend part active au soutien anti-répression pour ne pas laisser ces personnes, sans casier judiciaire, sans expérience carcérale et parfois sans expérience militante tout court, isolées dans l’enfer des Baumettes (une des pires prisons d’Europe).

Pour toute demande d’information, n’hésitez pas à le contacter. Y compris si vous souhaitez leur adresser des courriers de soutien, vous pouvez les retourner sur le mail collectif du Manba : collectifsoutienmigrantes13@riseup.net

Face à cette attaque sans précédent, à un moment qui n’est certainement pas choisi par hasard dans le calendrier de Macron, Collomb, leurs fafs et leurs flics, notre réponse doit être forte Car les pièges répressifs tendus par l’État sont nombreux.

__________________________________________________________________________________

Un texte reçu :

TROIS POTES EN PRISON

Cela fait des mois que des personnes s’organisent depuis la vallée de la haute Durance jusqu’en Italie en solidarité avec les migrant-es et contre les frontières.

Dimanche, suite à une rencontre-débat sur le thème des frontières en Italie, une marche spontanée est organisée de Clavière à Briançon. Elle aura pour but de permettre le passage de la frontière a une trentaine d’exilé-es. Elle fait aussi réaction au renforcement croissant du dispositif policier et militaire, et à la présence, le même weekend, du groupe fasciste « Génération identitaire » sur le territoire.

Cette manifestation s’est déroulée sans encombre jusqu’au refuge solidaire. En fin d’après-midi, 6 personnes ont été interpelées de manière arbitraire et placées en garde à vue, un camarade s’est fait violement tabassé et des personnes gazées. Le motif de la garde à vue : « aide à l’entrée d’étranger-es en situation irrégulière », avec comme circonstance aggravante, le délit en bande organisée.

Trois d’entre eux-elles ont été relâché-es, et les 3 autres se sont vus prolongé-es leur garde à vue. Ce mardi, ils-elles comparaissaient en comparution immédiate à Gap (l’info est venue de l’avocat commis d’office, il semble que tout ait été fait pour que personne ne soit au courant). Ils-elles ont refusé la comparution immédiate et demandé le report de l’audience, fixée finalement au 31 mai. D’ici l’audience, le tribunal a décidé de les placer en détention préventive.

Nous étions une trentaine à assister à l’audience sous haute surveillance : 8 camions de crs devant le tribunal, PSIG et police dans la salle. L’entrée au tribunal était conditionnée à la présentation et la photocopie d’une pièce d’identité.

Dans la mesure où la comparution immédiate a été refusée, le tribunal devait statuer sur le devenir des 3 personnes en attendant l’audience.

Le procureur basait son réquisitoire sur le contexte politique local. Il a en effet tenté de faire porter aux prévenu-es tous les événements du week-end (citant le texte du carnaval sauvage contre les frontières, un communiqué de tous migrants, et bien sûr la marche de dimanche). Le carnaval de gap n’a rien à voir avec la marche de dimanche, et si l’objectif est de juger les participant-es à ces événements, alors pourquoi ne sommes-nous pas 600 en prison ???? Il a ensuite fait part de sa crainte d’une réitération des actes tant que les personnes ne sont pas jugées. Il serait préférable d’incarcérer les potes plutôt que de leur laisser la possibilité de commettre de nouveaux délits … de solidarité.  N’étant pas sûr de lui, le proc requiert la détention préventive mais ouvre la porte à un simple contrôle judicaire pour s’assurer que les prévenu-es ne se volatilisent pas.

Face à ce réquisitoire hasardeux, les avocat-es fournissent divers documents : promesse d’embauche pour l’un, attestations d’inscription en fac pour les autres, contrats de location et même attestations d’hébergement en France en attendant l’audience. Ce qui constitue des garanties de représentations suffisantes. Les avocat-es mentionnent ne jamais avoir eu des dossiers aussi complets pour une comparution immédiate.

Avant la délibération, une sorte de sérénité était palpable dans la salle. Mais quelques minutes plus tard le délibéré est rendu : mandat de dépôt et détention préventive. A gap pour les copains (le proc aura même l’indécence de signaler au juge que la prison est déjà pleine à craquer) et à Marseille pour la copine. Nous sommes sous le choc.

Désormais les choses sont claires, tu peux faire de la prison pour avoir participé à une manifestation ayant permis à une trentaine de personnes de traverser la frontière.

Un cap est clairement franchi en matière répressive est c’est insupportable. Encore plus insupportable lorsque l’on entend le proc parler des individus de génération identitaire comme pacifistes. Rappelons qu’ils avaient affrété un bateau l’an passé pour empêcher l’assistance des secouristes en Méditerranée, et que là ils s’improvisent police aux frontières avec de gros moyens, qu’ils ont saccagé une partie de la montagne, qu’ils incitent la mise en danger de personnes, et que l’état choisit de ne pas les poursuivre…

Nous constatons sans surprises que police, justice et état veulent prendre ces 3 personnes pour exemple et stopper la solidarité. Nous ne sommes pas dupes. Ne répondons pas aux tentatives d’intimidation et de division du pouvoir. Soyons tous délinquants solidaires ! Nous appelons à des rassemblements massifs. Plus que jamais nous avons besoin de soutiens physiques !

Face à une décision si politique, la réponse doit être massive, politique et médiatique.
Nos camarades sont en prisons. Pour certain-es, venu-es pour la première fois dans le briançonnais et sans savoir exactement dans quoi ils-elles mettaient les pieds. Ils-elles risquent des mois et des mois de prison encore, suite au jugement. D’autres arrestations, incarcérations, sont à prévoir ! Faisons pression sur le gouvernement pour qu’il comprenne qu’on ne laisse rien passer !

Nous exigeons la libération immédiate de nos camarades prisonnier-es!

Nous n’oublions pas non plus le passage à tabac dimanche dernier d’un de nos camarades par les flics.

Plus que jamais continuons la lutte collective en acte !

Ni oubli ni pardon

___________________________________________________________________________

à propos du passage à tabac :

Ci dessous le détail des faits qui se sont produits dimanche soir à briançon

2 policiers blessés ? Une farce …

Un dimanche 22 avril ,19 h30 , à Briançon

Nous étions cinq personnes attablées à la terrasse de l’Hôtel de la Gare à Briançon. Nous avions quitté le refuge solidaire ou venait de se terminer la marche de Clavière à Briançon avec des exilés coincés là haut depuis 4 jours .

Nous sirotions tranquillement un verre lorsque deux véhicules banalisés se sont garés à proximité .Entre 5 et 6 policiers , certains en civil , sont descendus et se sont dirigés vers nous d’un pas déterminé

Ils sont montés sur la terrasse par les deux escaliers y donnant accès , nous encerclant .

Nous étions assis .Le plus gradé d’entre eux nous a stipulé un contrôle d’identité.Surpris , nous avons demandé quel en était le motif .Il a répété que nous devions lui présenter nos papiers .

Nous avons obtempérer , sauf deux d’entre nous qui ne les avaient pas sur eux mais dans leur voiture garées tout près .Les policiers ont ensuite pris des photos des papiers d’identité et ont demandé à l’un d’entre nous de les suivre .Ce dernier leur a demandé pour quelle raison puisqu’il venait de contrôler son identité

Un des policiers , qui commençait à rougir lui a répondu « on va pas te le répéter deux fois »

Notre ami a donc sorti son téléphone pour prévenir son avocat qui suit les mouvements de solidarité avec les exilés et … c’est à ce moment là que les policiers lui sont tombé dessus , arrachant son téléphone, le projetant au sol , lui sautant dessus

Face contre terre , coups de matraque , clef de bras , coup de genoux , pouces enfoncés dans les yeux, étranglement …pendant plusieurs minutes une violence extrême s’est abattue sur notre compagnon

il hurlait de douleur , nous étions abasourdis

une telle violence pour un simple contrôle d’identité …

Un policier resté en retrait leur a même demandé d’y aller moins fort

Notre ami fut ensuite traîné par les pieds dans les escaliers toujours face contre terre et jeté sur le goudron deux mètres plus loin

Alerté par les cris , des gens autour sont arrivés en courant et ont récupéré notre compagnon en train de se faire lyncher

Les policiers ont gazé tout le monde , y compris notre ami gisant au sol .

Il fut finalement porté à bout de bras , le visage tuméfié , en sang, la mâchoire gonflée , respirant difficilement et aveuglé par les gaz lacrymogènes

Souffrant de multiples contusions , d’un énorme hématome à la mâchoire , d’une entorse aux cervicales, et de douleur au niveau de la trachée , il est parti aux urgences

10 jours d’ITT

Vous avez la monnaie monsieur l’agent ?

Les deux textes précédents et bien d’autres sur  https://valleesenlutte.noblogs.org/

1er mai Aubenas 10h manif intersyndicale et après « pique-nique festif » de la CNT

Pour la manif, rien à rajouter.

Pour le pique-nique festif de la CNT, place du château, on sort les plats des sacs et on partage. On sort les idées des tronches et on discute.

Y aura même de la musique avec Louis ARTI dont on vous a déjà parlé (Louis l’anARTIste, trouvable en se servant du truc de recherche), Manbouss, René Rouzet, « guitare & plume », Batucata Bamahia. Tous présents gracieusement en solidarité.

Alors, la révolution ? On se fait une bouffe et on en discute.

expulsion en cours /communiqué à chaud de la Fédération anarchiste

 

Notre-Dame-Des-Landes,

face à la vengeance étatique, solidarité, action !

 Le gouvernement l’avait promis lors de son annonce d’abandon du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes en janvier dernier, sa vengeance viendra en avril avec l’expulsion de la ZAD.

C’est donc cette nuit à 3h du matin que l’opération a été lancée avec 2500 gendarmes accompagnés de blindés, l’objectif étant d’expulser environ 100 personnes et la destruction d’une quarantaine de bâtisses dites « illégales ». Des barricades enflammées ont été érigées sur la « route des chicanes » où se concentre la résistance des Zadistes face aux forces du désordre.

Nous dénonçons cette énième tentative d’expulsion par la violence et nous nous joignons à l’appel des occupant-e-s de la ZAD :

       les rejoindre dès que possible pour mener la résistance

       participer aux rassemblements ce soir à 18h dans tout l’hexagone organisés par les comités de soutien (environ 80 villes pour l’instant)

       participer à la manifestation de samedi à Nantes

Face aux expulsions, aux violences policières et à un Etat qui veut sa vengeance, contre leur monde, la solidarité est notre arme, soutien à tous les occupant-e-s de la ZAD !!!

09/04/2018

Fédération Anarchiste

 

Agir en solidarité avec les anarchistes Russes

Ces derniers mois, les services secrets russes ont arrêté plusieurs anarchistes et antifascistes dans les villes de Penza et de Saint-Pétersbourg. Ils ont été accusés de conspiration et de participation à une « organisation terroriste ». Les détenus ont été torturés avec des câbles électriques et brutalement battus pendant de nombreuses heures sans crainte de les blesser gravement ou de laisser des traces visibles de coups. Les officiers ont humilié nos camarades arrêtés. Ils ont essayé de les forcer à témoigner contre eux-mêmes et les uns contre les autres. Ces actions, dignes de la Gestapo, menés par les services secrets russes (FSB) ne peuvent que provoquer des protestations vigoureuses de toute personne solidaire. Continuer la lecture

estado assassino ! Justice pour Marielle Franco

« Ce samedi 17 mars à Paris, environ 250 personnes – en majorité
brésiliennes et portugaises – se sont rassemblées place de l’Opéra en
hommage à Marielle Franco, activiste féministe et lesbienne, militante
contre les brutalités policières dans les favelas et contre la
corruption et pour la justice sociale. »       communiqué par la MMF* Continuer la lecture