Archives mensuelles : mars 2018

Marcher ne suffira pas. Communiqué de la Fédération anarchiste.

 

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ifa@federation-anarchiste.org

Marcher ne suffira pas

Si nous étions présentes et présents à plusieurs rassemblements en France en hommage à Mireille Knoll, tuée à l’âge de 85 ans parce que vue comme juive, nous savons en tant que militantes et militants anarchistes qu’une marche ne suffira pas.

L’antisémitisme, jamais réellement éteint, prend aujourd’hui de nouveaux visages. Tous liés à des fantasmes et des préjugés, au complotisme et à la bêtise. Que celui-ci soit le fait d’une extrême droite nationaliste ou fascisante,des extrêmes droites religieuses ou de pseudo progressistes perdus il empoisonne nos vies.

Il n’y a aucune excuse possible à cette haine larvée qui se réveille par moments dans la violence et la mort. Il ne peut suffire de crier sa colère pour que les choses aillent mieux.

Ni le repli communautaire, ni l’indifférence des soi-disant « non-concernés » ne feront avancer les choses. C’est bien toutes et tous ensemble que nous devons combattre politiquement et pied à pied l’antisémitisme.

Aucun recul, aucun relativisme.

30/03/2018

Fédération Anarchiste

EH, mec ! ça t’interpelle ?

Un bombage cueilli sur un mur d’Aubenas. 22 mars 2018, 50 ans déjà, coucou nous revoilà !

Juste un truc… le 22 mars 68, la revendication portait sur la libre circulation des filles et des mecs dans la résidence universitaire de Nanterre… Avec quasi obligation pour les filles d’être pour la liberté sexuelle sous peine de passer pour des réacs. L’arnaque…

Agir en solidarité avec les anarchistes Russes

Ces derniers mois, les services secrets russes ont arrêté plusieurs anarchistes et antifascistes dans les villes de Penza et de Saint-Pétersbourg. Ils ont été accusés de conspiration et de participation à une « organisation terroriste ». Les détenus ont été torturés avec des câbles électriques et brutalement battus pendant de nombreuses heures sans crainte de les blesser gravement ou de laisser des traces visibles de coups. Les officiers ont humilié nos camarades arrêtés. Ils ont essayé de les forcer à témoigner contre eux-mêmes et les uns contre les autres. Ces actions, dignes de la Gestapo, menés par les services secrets russes (FSB) ne peuvent que provoquer des protestations vigoureuses de toute personne solidaire. Continuer la lecture

estado assassino ! Justice pour Marielle Franco

« Ce samedi 17 mars à Paris, environ 250 personnes – en majorité
brésiliennes et portugaises – se sont rassemblées place de l’Opéra en
hommage à Marielle Franco, activiste féministe et lesbienne, militante
contre les brutalités policières dans les favelas et contre la
corruption et pour la justice sociale. »       communiqué par la MMF* Continuer la lecture

C’est le jour alors…

Une chanson de Jules Jouy de 1895. Jules jouy, chansonnier de la butte (Montmartre). Peu de temps après avoir écrit cette chanson, bien entamé par l’absinthe, il est( interné sur la demande de ses amis et meurt deux ans plus tard. Il n’avait que 42 ans mais avait eu le temps de militer pour l’amnistie des communards, contre les cléricaux, contre Boulanger et ses boulangistes. Mais sa biographie reste entachée par un antisémitisme virulent…

une autre version de la même chanson…

Version scénarisée proposée par Agnès Bihl. Son arrière grand-père cofonda le cabaret Le Chat noir en 1881. Ambiance du clip en découlant.

Agnès Bihl, une autre chanson où l’aigle de noir devient explicite. Pas sûr de sortir indemne de l’écoute de cette chanson, à moins de se protéger dans une carapace d’insensibilité…

une autre chanson…

Chanson créée en 1975 par Anne Sylvestre. Hommage aux femmes, 1975 ayant été déclarée « année de la femme ».

Deux ans plus tôt, une autre chanson d’Anne Sylvestre.

1973, soit deux ans avant la loi Veil. Considérée à tort comme un des plus beaux textes sur l’avortement. A tort, Anne Sylvestre préférait dire que c’était une chanson sur l’enfant ou le non-enfant.

Bonne écoute. Bonne réflexion…

bernard

FA (Faut Ajouter, marre du ps…) :

A découvrir, Nigra Safo

Nigra Safo, c’est un groupe… Nigra ŝafo, en espéranto, ça veut dire « mouton noir ». Ils sont 4 : trois musicos (violon, accordéon et guitare) qui jouent et un chanteur qui chante. Le chanteur, on préfère l’entendre chanter que de le croiser un soir sombre à la Léo Malet… Je plaisante… Mais quand il chante…

Chansons à chambouler le monde. Chansons libertaires aux accents d’Ukraine, de Catalogne, de France et de partout finalement. Anar ? Surement quand on entend la réponse du chanteur donnée dans une interview… Bon, c’était dans un journal satirique dans le pur esprit de Hara-Kiri et Groland, Zarma :  » Toi qui es un chanteur révolté, un insoumis, un libertaire énervé, quels sont les sujets actuels de notre société qui pourraient t’inspirer des chansons ?
Des fois, quand je vais faire les courses chez Intermarché, je trouve qu’ils pourraient ouvrir
plus de caisses, comme ça on attendrait moins longtemps. »

Paroles d’Étienne Roda-Gil, sur l’air du chant soviétique « Les Partisans »

Le pieu

Le grand-père Siset me parlait / De bon matin au portail / Tandis que nous attendions le soleil / Et que nous voyions passer les chariots
Siset, tu ne vois pas le pieu / Où nous sommes tous attachés ? / Si nous ne pouvons pas nous en défaire, / Nous ne pourrons jamais marcher !
Si nous tirons tous, il tombera / Il ne peut pas durer longtemps, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Il doit déjà être bien pourri.
Si tu le tires fort par ici, / Et que je le tire fort par là, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Et nous pourrons nous libérer.
Mais, Siset, ça fait déjà longtemps, / Mes mains sont écorchées, / Et quand la force me quitte / Il est plus ample et plus grand.
Bien sûr je sais qu’il est pourri / Mais Siset, il pèse tant, / Que peu à peu la force me quitte / Redis-moi ton chant.
Si nous tirons tous, il tombera / Il ne peut pas durer longtemps, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Il doit déjà être bien pourri.
Si tu le tires fort par ici, / Et que je le tire fort par là, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Et nous pourrons nous libérer.
 Le grand-père Siset ne dit plus rien déjà. / Un mauvais vent l’a emporté, / – Lui seul sait où – / Et moi je suis sous le portail.
Et tandis que passent les jeunes garçons / J’étire mon cou pour chanter / Le dernier chant de Siset, / Le dernier qu’il m’a enseigné.
Si nous tirons tous, il tombera / Il ne peut pas durer longtemps, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Il doit déjà être bien pourri.
Si tu le tires fort par ici, / Et que je le tire fort par là, / Sûr qu’il tombera, tombera, tombera / Et nous pourrons nous libérer.
Appel à l’unité d’action pour la liberté, cette chanson fut composer sous la dictature de Franco par Lluis Llach.

 

Que l’omelette se retourne
Les voyageurs marchent / sur l’herbe des chemins. (bis)
Et sur la femme de l’ouvrier / marchent quatre vilains, / de ceux qui ont de l’argent. (bis)
Quelle faute a fait la tomate / qui est tranquille dans le buisson ? (bis)
Et un fils de pute arrive /  et la met dans une conserve / et l’envoie à Caracas. (bis)
Les seigneurs de la mine / ont acheté une balance (bis)
pour peser l’argent / que toutes les semaines / ils volent au pauvre ouvrier. (bis)
Quand Dieu du ciel voudra / que l’omelette se retourne ? (bis)
Que l’omelette se retourne, / que les pauvres mangent du pain / et les riches de la merde, merde. (bis)

 

Cette chanson date remonte au XIXe siècle. C’était en Andalousie, 1860, révolution du pain et du fromage… « que les pauvres mangent du pain et les riches de la merde… ». Chanson reprise durant la guerre d’Espagne.

Chanson de jean Yanne.

Une pensée du gus : « Les moutons ont cet avantage sur l’homme qu’on les conduit à l’abattoir sans leur parler patriotisme ou promesse d’un monde meilleur. »