Archives mensuelles : janvier 2018

Un chanteur à découvrir : Alessio Lega

Pour commencer un grand merci à Monica qui partage son militantisme entre le groupe Gaston Couté de la Fédération anarchiste et le gruppo Errico Malatesta de Naples. Merci à elle pour les traductions des deux textes.

Les paroles traduites

Berceuse pour Errico (paroles)

Alessio a également repris des chansons françaises dont la petite kurde de Pierre Perret

La Petite Kurde (paroles)

 

 

Mardi 30, les EHPAD sortent de leur retraite

Retour aux EHPAD et aux aides apportées aux personnes âgées.

Mardi 30 janvier, journée d’action…

Communiqué du Syndicat CNT interpro de l’Ardèche :

Mobilisation du 30 janvier 2018

Soutien à la Grève dans les EHPAD  et auprès des associations de services à la personne

La CNT interco 07 se joint aux organisations syndicales et auprès de associations de services à la personne appelant à la grève dans les EHPAD ce 30 janvier 2018 afin de dénoncer les conditions de travail catastrophiques dans ces établissements.

Les organisations syndicales dénoncent depuis de nombreuses années le manque d’effectif et de moyens, sans succès, bien au contraire.

La mission parlementaire « IBORRA » l’a même relevé dans sa conclusion.

En 2006, le « Plan Solidarité Grand Âge » préconisait au plus tard en 2012 que les effectifs devaient être renforcés par la mise en place de ratio de « un agent pour un résident ». Cela n’a jamais été fait, la politique ultra libérale du gouvernement Macron veut au contraire supprimer des postes !

Les travailleuses et les travailleurs des EHPAD sont en souffrance :

Le taux d’absentéisme est en moyenne de 10%, les accidents du travail en EHPAD seraient aujourd’hui 2 fois supérieurs à la moyenne nationale, et supérieurs à ceux dans le secteur du BTP.

Nous sommes toutes et tous concernés. Mobilisons-nous et obtenons des conditions de travail décentes pour les salariés et des accompagnements dignes pour les personnes âgées

Tous et toutes dans la rue le 30 janvier 2018

 

Rassemblements :

10h à Privas      14h au Cheylard         14h à Villeneuve de Berg

CNT INTERPRO 07 18, avenue de Sierre 07200 AUBENAS

Permanences syndicales tous les mercredis de 17h30 à 19h

Tel 06 79 37 32 87                                 cntinterpro07@cnt-f.org

Un tract pour cette journée de mobilisation

Allez, place à la jeunesse ! Eugène BIZEAU poète et chansonnier anarchiste – membre du groupe LA MUSE ROUGE avec Gaston Couté et Bruant. Peinard du côté de Tours, il fut vigneron jusqu’à ses 90 printemps. Dans la vidéo, il se pointe à 105 ans  à la projection du film  » Aux quatre coin-coins du Canard enchaîné », à Tours. Une bonne occasion pour parler du Canard, du vin et de Cabu…

Tribune d’un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis

Il est des lieux où l’on tient enfermés des animaux : Zoos, parcs, enclos, fourrières, cages, clapiers, volières…

Il est des lieux où l’on tient enfermés des humains : internats, hôpitaux psy ou non, prisons…

Prisons….
Il ne s’agira pas ici de juger des prisonniers sur ce qui les a conduit en prison. Il ne s’agit pas non plus de répéter une énième fois que l’enfermement n’est pas la solution.

Il s’agira juste ici de soutenir des humains souhaitant être traités comme des humains.

Tribune d’un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis

Nous, prisonniers, condamnés ou prévenus, enfermés à la maison d’arrêt de Fleury Mérogis, lançons un appel contre la conquête sécuritaire qui se joue en ce moment à travers les mobilisations des surveillants de prison dans toute la France. Cet appel vise également à construire une force collective entre les détenus en lutte et à l’extérieur.
Depuis plusieurs jours, des surveillants de prison bloquent les entrées des maisons darrêt, centrales et centres de détention du territoire français. Ici, à Fleury Mérogis, l’établissement est régulièrement paralysé depuis le début de la semaine par plusieurs dizaines de surveillants, empêchant les parloirs avec nos familles, parfois venus de  loin, empêchant les extractions dans le cadre des procédures judiciaires (bloquant les anagements de peine), l’entrée des avocats,les cantines, les cuisines, le nettoyage et toutes les activités dédiées à la prétendue «réinsertion» Leurs revendications sont simples, ils réclament plus de moyens et plus de sécurité pour le personnel pénitencier, ce qui se traduit concrètement par un armement généralisé des surveillants, l’imposition de menottes aux détenus lors de leurs déplacements hors des  cellules,et des restrictions conséquentes de nos libertés et de nos droits, pour le peu qu’il en reste.
Leur mouvement fait suite à diverses manifestations supposées de violence depuis quelques temps,qui, si elles existent, ne sont que des actes isolés, bien souvent en réponse à une violence bien plus importante  de l’institution carcérale et de l’État en général. Depuis une semaine, nous assistons à une surmédiatisation d’événements sporadiques et minimes sur toutes les chaînes de télévision, sur fond d’antiterrorisme. Une insulte devient une agression, une bousculade un passage à tabac et un retard en cellule une mutinerie. Et nous voyons ainsi défiler ces mensonges sur BFM depuis le week-end dernier. Les surveillants et leur syndicat, interviewés par les médias,ont psenté la prison comme un « sanctuaire de criminels » où les détenus avaient « pris le pouvoir » dans des zones totalement abandonnées par les pouvoirs publics. Mais cette stratégie de désinformation ne s’arrête pas là et se couple à des actions bien réelles à l’encontre des détenus.
 
Ce jeudi 18 janvier au matin, alors que tous les parloirs avaient été annulés, que les activités n’avaient pas lieu et que nous étions séquestrés en cellule, sans information et sans même avoir été nourris, l’administration a finalement décidé, en réponse aux mobilisations de leur personnel,de lancer une nouvelle entreprise de terreur comme on n’en voit qu’en prison à l’encontre des détenus, et alors que rien ne s’était encore passé. Vers11h, plusieurs dizaines de surveillants et d’Eris*, armés,cagoulés et prêts à intervenir  étaient déployés dans toute la prison. Alors que les départs en promenade se faisaient sous pression, ponctués de coups de matraque et de bouclier, de fouilles à nu arbitraires et d’insultes diverses, nous avons décidé de nous organiser contre ces violences gratuites, exercées pour satisfaire des surveillants en mal de reconnaissance. Sur le bâtiment D2, nous étions plus d’une centaine à refuser de réintégrer nos cellules à l’appel de fin de promenade, qui avait été réduite à 45minutes au lieu des deux heures quotidiennes. Sur  le bâtiment D1, c’est cette fois l’administration qui nous enfermait plus de 4h en promenade, pour prévenir un risque de blocage et en profiter pour fouiller une bonne partie des cellules. Dans les autres bâtiments, nous tentions plusieurs blocages, la plupart mis en échec par l’intervention violente des Eris*.  
À travers ces blocages, nous voulons exprimer notre droit à manifester, qui nous a été arraché lors de notre incarcération et nous voulons lancer un message vers l’extérieur, contre ce qui se joue en ce moment devant les prisons françaises : l’invisibilisation des violences quotidiennes à l’encontre des détenus – insultes régulières,  coups, pressions administratives, les suicides réguliers, les piqûres forcées, les cellules en flamme comme à Fresnes il y a quelques jours, et même les viols, comme à la MAF ou à Meaux il y a quelques mois.Mais également, la stratégie des surveillants qui rappelle celle des policiers qui manifestaient illégalement, masqués et armés, en direction des lieux de pouvoir à l’automne 2016 au cri de « la racaille en prison ! », pour réclamer et finalement obtenir un nouveau permis de tuer.
 
 À travers ces actes de résistance collective, nous nous mobilisons contre cette répression grandissante et contre l’entreprise sécuritaire de l’État pénal. Mais pour ce faire, nous avons besoin de construire une force collective, et que nos luttes soient entendues et relayées à l’extérieur.La violence, la vraie, elle est du côté de la prison, de la justice et de la police, qui frappent, séquestrent et légitiment ces exactions. La violence, c’est l’État.
 
Nous ne sommes pas des bêtes, nous sommes des êtres humains, et nous refusons d’être enfermés et renvoyés à des faits qui feraient de nous des parias, sans droits et sans dignité. Nous en appelons aujourd’hui à toutes celles et tous ceux qui, à l’extérieur, luttent contre les violences d’État. Nos mobilisations sont vaines si nous ne sommes pas soutenus et si les acteurs des luttes actuelles ne se font pas écho de nos combats.En effet,nous payons le prix fort de ces blocages, la vengeance de l’administration est terrible, plusieurs personnes ont d’ores et déjà été envoyées  au  mitard, le quartier  disciplinaire, et nous savons tous que nos conditions de détention seront rendues encore plus difficile,du seul fait d’avoir refusé ces injustices. Par ailleurs, nous avons besoin que  des mobilisations fortes appuient nos mouvements, car l’administration sait qu’elle a les moyens de nous faire taire, en chargeant nos dossiers en vue de nos procès à venir ou en refusant nos aménagements de peine.
 
Ce texte ne s’adresse ni aux institutions, ni aux défenseurs des soi disant droits de l’homme et des politiques traditionnelles car à nos yeux, il n’existe pas de prisons « plus  justes ». C’est un appel à toutes celles et tous ceux qui, au printemps 2016, se sont soulevés contre la  loi travail ; car nous aussi, nous sommes les premières victimes d’une pcarisation massive qui nous a contraint à choisir entre la misère et la prison. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre le racisme, car nous aussi sommes les premières cibles d’un racisme d’État qui enferme toujours les mêmes personnes, des jeunes non blancs, parqués dans les prisons françaises. C’est un appel à celles et ceux qui luttent contre les violences policières, car nous sommes ceux qui subissent depuis toujours les violences des forces de police et nous sommes ceux qui se lèvent toujours lorsqu’un de nos frères tombe sous les coups ou sous les balles des forces de l’ordre.
 
Mobilisons-nous, à l’intérieur comme à l’extérieur des prisons. Construisons une vraie force contre la répression en bloquant et en perturbant les institutions répressives et les politiques sécuritaires. Brisons le silence de la prison,et brisons les chaînes qu’elle nous impose. Liberté pour toutes et tous.
 
Un collectif de détenus incarcérés à la maison d’arrêt des hommes de Fleury Mérogis.
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*Eris : la cavalerie qui débarque… Créées par Perben en 2003, ces « équipes régionales d’intervention et de sécurité » interviennent dans les prisons en cas de tension. Et comme les gus qui les composent sont en partie formé par le GIGN, donnent pas forcément dans la douceur… (note d’Aubanar)

Essayons d’attendrir le Collomb irritable…

une chanson parue sur un disque collectif contre les prisons. D’après mes souvenirs, c’était une chanson pour Klaus Croissant, avocat de la Fraction armée rouge, Accusé de complicité avec l’organisation terroriste, arrêté, mis en liberté sous caution… Il se carapate en France en juillet 1977, demande l’asile politique. Fausse bonne idée, il est arrêté fin septembre 1977. Jean-Paul Sartre, Gilles Deleuze, Michel Foucault… Les soutiens affluent… Retour à la case départ, il est remis aux autorités allemandes. Case prison sans toucher 20 000 balles, pour deux ans…

Alors le Collomb irritable, toujours insensible ?

Tous les jours, des humains bravent la mort pour un hypothétique mieux ailleurs qu’ils pourraient trouver ici.

Pendant ce temps, le Collomb irritable prépare de quoi les parquer, les compter, les trier, les refouler. Le Collomb irritable, ancien maire de Lyon. Comme un autre Collomb…. Francisque… Francisque, vous avez dit Francisque ?

Quand le présent ravive le passé : Mexique, USA et les pauvres bougres…

Janvier 1948, juste 70 ans, un avion se plante dans le  canyon de Los Gatos à 20 miles à l’ouest de Coalinga (Comté de Fresno).  32 passagers, 32 morts… 32 morts : les 4 membres de l’équipage du Douglas et… 28 travailleuses et travailleurs mexicain.e.s là parce qu’expulsé.e.s par les Étasuniens.

A la radio, dans la presse écrite, on trouve le nom des 3 membres de l’équipage et du garde à l’imigration. Pour les 28 autres victimes du crash il est juste mentionné qu’il ne s’agissait que d’expulsés. « Deportees »… On en rajoute une couche : les 28 victimes sans nom eurent des obsèques collectives dans le cimetière catho de Fresno, une plaque fut posée avec cette inscription : « 28 citoyens mexicains  mortes dans l’accident d’avion à côté de Coalinga, Californie, le 28 janvier 1948. R.I.P  »

Toujours aucun nom…

Le folk singer Woody Guthrie – celui qui avait inscrit sur sa guitare « cette machine tue les fascistes » – écrivit un poème pour protester contre l’anonymat donné aux victimes mexicaines. En 1957, le poème devint une protest song que Woody chanta et qui fut vite reprise par, entre autres, Pete Seeger, Bob Dylan, Dolly Parton, Johnny Cash, Joan Baez, Bruce Springsteen… En 2010, après de longues recherches, un poète californien Tim Z. Hernandez retrouve les 28 noms effacés. Associé avec le musicos Lance Canales, il donne alors une nouvelle version à la chanson de Woody Gutrhie.

2018, 70 ans après le crash, le gus  qui a posé son cul sur le trône de la Maison Blanche relance l’idée de ce mur entre le Mexique et les États-Unis. En faisant payer le Mexique…

Dans l’avion, il y avait :         Miguel Negrete Álvarez, Tomás Aviña de Gracia, Francisco Dúran Llamas, Santiago Elizondo Garcia, Rosalio Padilla Estrada, Tomás Márquez Padilla, Bernabé Garcia López, Salvador Hernández Sandoval, Severo Lára Medina, Elias Macias Trujillo, José Macias Rodriguez, Luis Medina López, Manuel Merino Calderón, Luis Miranda Cuevas, Martin Razo Navarro, Ignacio Navarro Pérez, Román Ochoa Ochoa, Ramon Paredes Gonzalez, Guadalupe Ramirez Lára, Apolonio Placencia Ramirez, Alberto Carlos Raygoza,  Guadalupe Rodriguez, Maria Rodriguez Santana, Juan Ruiz Valenzuela, Wenceslao Ruiz Flores, Jóse Valdivia Sánchez, Jésus Santos Meza, Baldomero Marcos Torres.

et quatre « déporteurs » étasuniens…

 

l’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD Communiqué de la Fédération anarchiste

L’aéroport NDDL est mort, vive la ZAD

Le gouvernement abandonne le projet d’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, ce qui est une grande victoire. Il n’en reste pas moins que le recours à la force publique est bel et bien toujours d’actualité, le premier ministre, Édouard Philippe, ayant donné comme ultimatum jusqu’au 30 mars aux occupants « illégaux » pour quitter les lieux. Donc ne tombons pas dans l’euphorie générale en applaudissant des deux mains cette décision et ré-affirmons notre soutien aux occupant-e-s de la ZAD et leurs revendications :

-La nécessité pour les paysan-ne-s et habitant-e-s expropriés de pouvoir recouvrer pleinement leurs droits au plus vite.

-Le refus de toute expulsion de celles et ceux qui sont venus habiter ces dernières années dans le bocage pour le défendre et qui souhaitent continuer à y vivre ainsi qu’à en prendre en soin.

-Une volonté de prise en charge à long terme des terres de la ZAD par le mouvement dans toute sa diversité – paysans, naturalistes, riverains, associations, anciens et nouveaux habitants.

La Fédération Anarchiste

17 janvier 2018

ZAD warum ! 17 janvier 2018

Les bétonneurs ne planteront pas leur aéroport au milieu des bocages. La lutte a fini par marquer un point. L’État a dû renoncer mais gare… l’État est rancunier. Car l’État ne doit sa survie qu’à la crainte qu’il inspire aux individus. Gare aux expulsé.e.s pour l’exemple.

Pourquoi il va falloir prendre son bâton pour faire barrage aux expulsions ? Tout simplement pour montrer que cette résistance au projet des bétonneurs n’est pas un simple cri « Pas chez nous ». Si ZAD il doit y avoir, elle doit être partout. Libre circulation des individus. Libre installation sur des terres qui ne demandent qu’à vivre pour un projet à multitude de visages humains,

la planète court à sa perte à cause de l ‘économie capitaliste, Faisons l’économie du capitalisme.