Archives mensuelles : septembre 2015

« Billet si’ou plait » 22 septembre 2015.

PopCornMadame ou Monsieur Lambda sort du cinéma furibardE. Parce que Monsieur ou Madame Lambda a une fois de plus fait preuve d’un optimisme inconsidéré. Madame ou Monsieur Lambda était partiE pleinE de confiance et de certitude frisant la crise mystique. Après avoir consulté les horaires des séances, fait la queue pour prendre son billet, opté pour des popcorns plutôt qu’une barre chocolatée, montré son bout de papier au préposé souriant. Après s’être glisséE jusqu’au fond de son fauteuil de la troisième rangée place centrale et s’être endormiE pendant la première partie du film vu pour la Xième fois, Monsieur ou Madame Lambda n’en avait pas cru ses yeux : Une fois de plus, le commandant Edward John Smith n’a pas été fichu d’éviter l’iceberg et le Titanic a encore une fois fait naufrage. Y en a qui ont de la constance dans les erreurs !…
Madame ou Monsieur Lambda a tout faux : c’est lui le seul responsable de ses 3 heures gâchées à réchauffer un plat. À quoi pouvait bien s’attendre Monsieur ou Madame Lambda en allant revoir pour la Xième fois le même film ? À une fin différente ?

Monsieur ou Madame Lambda, d’origine grecque comme son nom l’indique, pense alors aux élections qui viennent de se passer du côté du Péloponnèse. Alexis Tsipras a gagné… Celui qui devait faire plier l’Union Européenne mais qui a fini par manger dans la main d’Angela Merkel et consorts. Celui qui a voulu user du référendum pour mettre la Finance à genoux mais qui a fini par oublier le choix de ses concitoyens. Lui, le leader de Syriza (Synaspismós Rizospastikís Aristerás, soit « Coalition de la gauche radicale »…) va-t-il cette fois éviter l’iceberg capitaliste ?

grèce
Les électeurs et électrices grecQUEs étaient 56% à aller voter. Parmi ces 56% de bons citoyens hésitant entre les popcorns ou la barre chocolatée, il y en 35,5% qui ont opté pour la ci-devant gauche radicale remasterisée version 3D. Résultat, le même film annoncé.

Les élections se suivent, les façades des banques restent toujours aussi arrogantes. Le commandant Tsipras va continuer à naviguer dans les eaux troubles du pouvoir.

Un excellent texte cueilli sur le blog du groupe Salvador Segui

Emmanuel Macron, l'homme qui murmurait à l'oreille du Président. aurel.blog.lemonde.fr

Emmanuel Macron, l’homme qui murmurait à l’oreille du Président.
aurel.blog.lemonde.fr

Le pouvoir socialiste détruit nos droits

Depuis son élection en 2012 à la présidence de la République, François Hollande et son gouvernement prétendu « socialiste » font preuve d’une froide cohérence politique, bien loin de l’image du « Flamby » véhiculée par certains médias qui se voudraient satiriques.
Cette politique, c’est la destruction du Code du travail, des conventions collectives et une attaque en règle contre les derniers acquis sociaux des travailleurs. Car le soutien de l’État au patronat ne se traduit pas seulement par l’octroi de cadeaux fiscaux aux montants astronomiques (plus de 40 milliards d’euros en trois ans !) ; c’est aussi une sévère « réforme » du marché du travail et du fonctionnement de l’entreprise, avec l’instauration de ce qu’ils appellent la « flexi-sécurité » (pouvoir licencier plus facilement et précariser davantage les conditions de travail pour, soi-disant, créer des emplois). Une politique qui a depuis longtemps prouvé son échec (le chômage ne diminue pas, les patrons ne tiennent pas leurs engagements), mais que le gouvernement continue d’appliquer, avançant cette fois à marche forcée.
Après les lois Macron et Rebsamen, véritables bombes antisociales, la dernière attaque en date a pris la forme d’un rapport, élaboré par un certain Jean-Denis Combrexelle, concernant une refonte du Code du travail. L’idée est vieille comme la droite : il faut assouplir ce Code-là ! Car le célèbre livre rouge, qu’on dit complexe et illisible, serait, bien sûr, le responsable du chômage, de la crise, de la misère sociale (et pourquoi pas aussi de la guerre en Syrie ?). Les patrons, pauvres malheureux, n’arriveraient pas à se dépatouiller avec ce gros livre, rechignant, de fait, à créer de nouveaux emplois. Que dit ce rapport et en quoi ne laisse-t-il rien présager de bon pour notre avenir de travailleur ?
Le rapport, qui devrait servir de base à un projet de loi en 2016, se targue de dessiner les contours d’un Code du travail 2.0, accessible à tout le monde et, donc, plus à même d’être respecté. Ainsi, travailleurs comme patrons y seraient gagnants (exit l’antagonisme de classe, bien sûr !). Mais, à lire ledit rapport, on se rend vite compte que, si cette histoire venait à devenir réalité, il n’y aurait qu’un seul grand gagnant, toujours le même : le patronat. Car Combrexelle n’y va pas de main morte contre nos acquis sociaux… Zoom sur les points les plus sombres :
– Enterrer les 35 heures en permettant aux entreprises de négocier des accords internes repoussant le seuil des heures supplémentaires au-delà de la 36e heure.
– Revoir les indemnités de licenciement à la baisse dans le cadre d’un accord de maintien de l’emploi. Autrement dit, si vous préférez le licenciement aux nouvelles cadences de travail et aux baisses de salaire imposées par la direction, vous percevrez bien moins d’indemnités de licenciement.
– Faire du numérique une zone de non-droit : les entreprises du numérique – présentées comme l’avenir de l’économie française – auraient tout loisir à élaborer et tester de « nouveaux modes de relation sociale » en matière de rémunération, de durée de travail, de travail de nuit et de représentation syndicale ! Des mesures qui, n’en doutons pas, seront ensuite répercutées au-delà du seul secteur numérique…
– Limiter les accords sociaux en leur donnant une date de péremption (quatre ans).
Le pire, dans tout cela, c’est que, malgré l’ampleur des attaques envisagées, les syndicats n’ont pas vraiment l’air de se sentir concernés. Ou alors ils le font savoir bien mollement. Excepté la CFDT, qui, bien sûr, a presque applaudi des deux mains ce rapport-là, assurant l’État de son soutien quant à sa démarche d’assouplissement (sic) du Code du travail ! On croit rêver…
L’avenir de ce rapport scélérat ne se jouera qu’à notre niveau, celui des entreprises dans lesquelles nous sommes exploités et dans les structures de classe interprofessionnelles que nous saurons investir et animer pour impulser un mouvement social conscient et radical. Les directions syndicales nous ont déjà montré leur incapacité à mobiliser sérieusement contre le gouvernement « socialiste » ; à nous de reprendre nos luttes en mains et de leur montrer que nous pouvons faire sans elles. Sans elles et sans les partis politiques qui, pour sûr, ne vont pas tarder à revenir avec leurs éventails de promesses démagogiques, future campagne présidentielle oblige.
Plus que jamais, faisons entendre notre refus de cette société capitaliste qui nous écrase au quotidien, et construisons ensemble notre autonomie.

Groupe anarchiste Salvador-Seguí
16 septembre 2015

Cuba libertaire. Participez au cocktail ! septembre 2015

T’as vu, ça bouge de l’autre côté de l’océan. Les Étasuniens, en grandes pompes, sont allés replanter leur « Stars and Stripes » sur le sol cubain. Finie la grosse brouille entre les sales impérialistes et la tête de pont du communisme. Le peuple cubain, lui, compte les coûts et sent fondre sur lui les fées du libéralisme triomphant.

Pendant ce temps, avec l’assurance due à la réflexion, des libertaires cubains se regroupent… Lire la suite